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pose ou pourrait s'opposer à un déplacement donné, actif ou passif, d’un segment de membre, ou à une traction exercée sur ce segment.
Cette contraction est particulièrement manifeste si les bouts d'insertion du muscle examiné sont assez rapprochés, lorsque le muscle est au maximum de relâchement et le déplacement peu considérable. Dans cette épreuve nous constatons avec évidence que la contraction musculaire est consécutive au déplacement du segment qui est susceptible de provoquer une réaction de la part du muscle antagoniste correspondant.
Cette réaction serait exagérée chez les Parkinsoniens. Les mouvements volontaires paraissent entravés dans une certaine mesure par la contraction excessive des antagonistes. Il existe une autre disposition, suivant laquelle l'intervention des antagonistes est non pas simultanée, mais consécutive au déplacement du segment de membre, et constitue une véritable réaction à des excitations périphériques provoquées par ce déplacement, réaction qui semble très exagérée.
Si on examine un muscle parkinsonien, il se relâche dans n'importe qu’elle position des segments, l’un par rapport à l’autre lorsque le déplacement a lieu dans le sens de l’action de ce muscle. Mais dès qu’on déplace le membre dans le sens contraire, ce muscle, prêt à intervenir dans chaque attitude, se contracte aussitôt. On peut donc dire que le muscle parkinsonien présente de la raideur lorsqu'il joue le rôle d’antagoniste et cette hypertonie dure tant que subsiste l’action des forces extérieures qui agissent sur lui.
Cette réaction, qui n’est pas un phénomène patholo-
Al tee
gique, n’est jamais aussi forte, aussi brusque et aussi violente que chez le parkinsonien. Soumise à l’action de la volonté chez l’homme normal, elle est trop régulière chez nos malades pour que son intervention ait une grande action au moins à une phase avancée de la maladie.
La raideur pourrait être conçue comme la sommation d’une série de réactions infinitésimalles des antagonistes.
Pendant l’accomplissement des actes volontaires, la raideur n’oppose pas à leur exécution un obstacle mécanique : le phénomène des antagonistes ne se produit pas ; la contracture est inhibée en grande partie du fait du mouvement volitionnel. Ainsi s'explique le fait que les mouvements actifs sont beaucoup plus faciles à exé-
cuter que les mouvements passifs.
Inscriptions graphiques.
L'étude graphique du mouvement chez Îles Parkinsoniens a apporté des résultats intéressants.
Verger et Hesnard, examinant la courbe du mouvement volontaire, constatent que sa hauteur est à peu près normale, mais qu'elle est notablement plus longue : il y a du ralentissement moteur portant sur tous les éléments de la courbe, mais davantage cependant sur la décontraction que sur la contraction ; la contraction s'effectue habituellement suivant une ligne beaucoup plus oblique que normalement et fréquemment traversée de menues oscillations ; les angles au lieu d’être nets
comme à l’état normal sont arrondis. Le temps de réac-