‹ De la rupture du cœurChapitre 13 sur 34 · G. Meyer. Arcli. de Zicmmsen et Zentier · texte numérisé non relu

G. Meyer. Arcli. de Zicmmsen et Zentier

enfin s’y joint ce caractère d’angoisse profonde qui ne le cède en rien à celui du syndrome de Rougnon-IIeberden1.

Par contre la dyspnée constitue un symptôme moins constant et surtout moins important; il serait même necessaire, croyons-nous, de faire des réserves à cet égard, car on sait qu’en matière d’angor, c’est bien plutôt avec Y apnée a dolore que l’on a à compter.

Nous ne dirons qu’un mot de deux phénomènes accessoires notés dans certaines observations : les palpitations , qui n’onl rien de spécial ici, et les épistaxis, qui n’offrent pas non plus d’intérêt. Les vomissements, au contraire, sont moins rares. Se produisant quelquefois dès le début des accidents, ils peuvent en accompagner les paroxysmes.

C’est en effet par paroxysmes que procède la triade angineuse, et ceux-ci, parfois subintrants, constituent alors un véritable état de mal intolérable.

Enfin, plus ou moins rapidement, arrive la syncope ultime. Le malade devient de plus en plus pâle, ses extrémités se refroidissent, et il s’affaisse ou tombe roide selon les cas, offrant parfois

1. « Douleur oppressive de poilrine », cas de Harveï. « Anxiétés de poitrine », cas de Morgagki », etc., etc.

quelques mouvements convulsifs dans la face et dans les membres (Friedrf.ich). Exceptionnellement on constate ce cri spécial que Barth considère comme l’expression de la déchirure du cœur, et que l’un de nous a noté chez le malade qui a succombé devant lui.

Pendant cette évolution, à laquelle on assiste rarement, surtout dans sa phase terminale, l 'examen phijsique peut donner quelques renseignements qu’on ne doit pas négliger de rechercher. Le pouls, ordinairement petit et très dépressible, ne se montre pas fatalement arythmique. L’ auscultation noos a révélé dans un cas1, par intervalles, un ou deux battements sourds, comme entravés dans leur jeu, et avortés aussitôt produits; puis toute contraction cardiaque a disparu au bout de quelques minutes. Plusieurs auteurs ont observé des phénomènes analogues, mais en général un certain nombre d'heures avant la mort. (Caractère lointain et sourd des bruits cardiaques, etc.)

Ainsi constituée, avec son appareil prodromique plus ou moins complet, la rupture du cœur peut affecter une durée totale de plusieurs jours (Morgagxi, Peacock) sans qu’il soit possible de fixer une moyenne même très approximative. Sur 29 ob-

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