Quand on voit certains auteurs citer la thrombose coro
Ce dernier groupe d’observations n’a donc pas de valeur par lui même. Toulee qu’on peut dire à son égard, c’est qu’aucune des lésions myocardiques qui y sont mentionnées n’est capable d’expliquer la production de la rupture.
Reportons-nous en effet à la liste des lésions que nous avons dressée plus haut. En dehors de Y état hyalin constaté dans certaines dissociations (et qui nous semble correspondre à la nécrose de la fibre cardiaque telle que nous l’avons décrite), nous ne trouvons aucune altération susceptible d’amener par elle-même la rupture.
La dégénérescence graisseuse ne saurait être incriminée, car sous ce nom, les auteurs qui se sont bornés à un simple examen microscopique ont décrit couramment l’adipose cardiaque, altération d’ordre essentiellement différent. Quant à ceux qui ont constaté histologiquement et indiscutablement la dégénérescence graisseuse, ils sont
naire sans lui accorder aucun rôle dans la production de la rupture, on conçoit que la plupart des observateurs n’aient nullement pensé à rechercher méthodiquement cette lésion. Cétte recherche est d’ailleurs loin d’être toujours facile. Il ne faut pas se contenter d’ouvrir les gros troncs artériels avec les ciseaux ; on doit poursuivre les plus fins ramuscules à l’aide de sections perpendiculaires à leur direction; parfois même l’examen histologique révèle seul la présence du coagulum vasculaire (voir à ce sujet notre obs. 111.)
RUPTURE UU CŒUR
très peu nombreux, et relatent presque tous la présence concomitante île corps granuleux. Ils ont donc rencontré tout simplement des infarctus analogues à celui de notre observation XI.
La segmentation de M. J. Rehaut est également d'importance secondaire. Pour le prouver, prenons deux de nos observations absolument semblables à tous égards, nos observations VIII et XIII; dans l’une, la segmentation est très marquée, dans l’autre, elle fait complètement défaut.
Quant à l 'adipose et à l’ atrophie de la fibre , altérations le plus souvent combinées et banales (notamment chez les vieillards), elles n'ont rien à voir avec la rupture. On aurait pu penser a priori qu elles seraient de nature à en favoriser la production. Malheureusement, dans le plus grand nombre des cas, l’effraction a lieu au niveau du ventricule gauche, tandis que l’adipose prédomine toujours — et de beaucoup — dans les parois du ventricule droit.
Nous dirons plus loin (rupture des anévrysmes du cœur) quelques mots des rapports de la rupture avec la sclérose.
Tout nous porte donc à admettre que notre conception pathogénique répond au plus grand nombre des cas.
Nous manquons de documents suffisants pour
entreprendre l’étude des conditions qui déterminent la thrombose coronaire , cause première de la rupture.
Aussi nous bornerons-nous simplement à rapprocher la cardiorrhexie du ramollissement cérébral et de la gangrène sénile. Ce rapprochement est d’autant plus légitime qu’il n'est pas rare de voir ces lésions coexister1.