‹ De la sacro-coxalgieChapitre 15 sur 20 · SI · texte numérisé non relu

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la cautérisation pratiquée avec le fer rouge, sous forme de raies ou d e pointes de /tfw.Foucher l’a employée chez le malade de M. Siredey, avec un succès assez remarquable: la cessation des douleurs fut immédiate. M. le Dr L. Lefort a eu recours au même traitement chez le malade qui est encore dans son service.

L’ immobilisation à cette période de la maladie ne peut être obtenue d’une manière complète qu’à l’aide d’appareils semblables à ceux qui sont employés dans le traitement de la coxalgie.

Ces appareils sont souvent fabriqués par le chirurgien luimême et solidifiés avec l’amidon, la dextrine, le plâtre ouïe silicate de potasse. Ils doivent embrasser complètement le bassin, et le membre correspondant au côté affecté, être bien rembourrés d’ouate et suffisamment rigides pour s’opposera tous les mouvements.

L’appareil dont se sertM. Yerneuil pour la coxalgie, dans lequel une attelle en T embrasse le bassin et s’applique au membre malade est un de ceux qui méritent la préférence.

On n’a pas, comme dans la coxalgie, à se préoccuper, au moment de l’application de ces appareils, de corriger les attitudes vicieuses du membre, tout à fait exceptionnelles, dans la sacro-coxalgie.

Ces appareils immobilisent bien la jointure. On les applique souvent après avoir fait sur la région malade une cautérisation transcurrente ou placé plusieurs cautères ; mais il devient alors impossible de surveiller les phénomènes que ces révulsifs peuvent déterminer du côté des parties molles.

Aussi donnera-t-on souvent la préférence aux appareils construits par les fabricants, pour le traitement de la coxalgie. Parmi ces appareils la gouttière de Bonnet occupe le premier rang. Elle immobilise suffisamment l’articulation malade et facilite beaucoup le déplacement des malades pour tous les soins de propreté. On l’a rarement employée cependant

dans le traitement de la sacro- coxalgie si nous en jugeons par les observations.

Dans le traitement de la sacro-coxalgie double son usage nous paraît tout à fait indiqué.

Si Ton ne pouvait se procurer la gouttière de Bonnet on la remplacerait au besoin par les appareils analogues moins dispendieux qui servent dans le traitement de la coxalgie.

Chez les sujets dont la guérion est presque effectuée et auxquels on permet la marche, on pourrait avoir recours aux appareils spéciaux, tels que celui de Mathieu, pour la coxalgie, qui tout en fixant solidement le bassin, permettent la déambulation.

Nous ne voyons aucune circonstance dans laquelle le traitement de la sacro-coxalgie réclame Fintervention opératoire du chirurgien. La résection ne saurait être pratiquée, fût-elle partielle; tout au plus y a-t-il quelquefois des séquestres à extraire. L’ ankylosé de l’articulation est une terminaison favorable qu’il faudrait se garder d’empêcher.

Parmi les moyens adjuvants, dans le traitement de la sacro-coxalgie, mentionnons les purgatifs (Gosselin) et les grands lavements émollients que Velpeau comparait dans une de ses leçons à une sorte de cataplasme interne pour la symphyse. L’accumulation des matières fécales dans le rectum et l’S iliaque doit être évitée en effet, à cause des rapports de voisinage qu’affecte avec la symphyse sacro-iliaque cette portion de l’intestin.

3° A la 'période de suppuration , les indications du traitement se modifient, ou, du moins, la formation des abcès entraîne forcément des changements dans les moyens à employer. Il arrive souvent, à cette période, quand les abcès se forment à la partie postérieure de l’articulation, et c’est le cas le plus favorable, sinon le plus fréquent, que les malades cessent de pouvoir conserver le décubitus dorsal.

Ils sont obligés de se tenir couchés sur le côté sain. Dans ces cas, comme nous le voyons dans une observation de M. H. Larrey, on se trouve bien quelquefois de placer plusieurs coussins sous le côté du bassin sur lequel porte le poids du corps.

Presque toujours la formation des abcès à la partie postérieure obligera à enlever les appareils inamovibles qui auront été appliqués.

Ce que nous dirons ici du traitement des collections purulentes est surtout applicable au traitement des abcès extra-pelviens qui se forment en arrière, au niveau de la symphyse. Les abcès qui suivent la fosse iliaque interne et proéminent à la région de l’aine, sont assimilables en tout à ceux qui proviennent de la colonne vertébrale, et sont, du reste, souvent confondus avec ces derniers.

L’abcès une fois formé, une question importante se présente pour le traitement. Le chirurgien doit-il intervenir pour l’ouvrir, et s’il le fait, à quel moment et par quels moyens peut-il intervenir avantageusement?

L’intervention hâtive paraît repoussée par la majorité des chirurgiens. Mais quand l’abcès a un certain volume, on a à choisir entre les moyens suivants :

1° Le ponctionner avec un bistouri étroit. Ce moyen est généralement rejeté aujourd’hui ;

2° L’ouvrir à l’aide de la pâte de Vienne appliquée sur la tumeur. Ce moyen, souvent employé, a quelques avantages. Velpeau pensait même qu’on pourrait avoir recours à de larges applications de caustique pour modifier les parois du foyer sur une certaine étendue ;

3° A l’aide du drainage, évacuer le pus et pratiquer ensuite les injections iodées qui ont donné de bons résultats à M. Chassaignac dans les suppurations des autres articulations ;

4° Enfin, vider la poche purulente avec un trocart de

petites dimensions et un des instruments aspirateurs imaginés dans ces derniers temps. Ce moyen semble mériter la préférence sur les autres. Les évacuations devront être nécessairement pratiquées plusieurs fois parce que le pus se reproduit, mais on évite T introduction de l’air dans le foyer de la suppuration et tous les inconvénients qui en découlent.

Quand cette communication de la cavité purulente avec l’air extérieur s’est établie, il se produit fréquemment des accidents d’infection putride.

Velpeau a cité deux cas dans lesquels ces accidents furent promptement mortels : le premier, chez un jeune homme, le second, chez une dame âgée, et il se demandait si, dans ces cas, il ne vaudrait pas mieux laisser l’abcès s’ouvrir spontanément. Il ajoute, dans un autre passage, qu’il a ouvert un certain nombre de ces abcès sans que les accidents se soient produits.

Lorsque l’abcès est ouvert à l’extérieur, il devient indispensable d’empêcher la décomposition du pus par des injections détersives, en particulier par les injections iodées fréquemment renouvelées. Ces injections, dans les cas les plus heureux, auront même pour résultat de modifier avantageusement les parois de la poche et les portions d’os altérées, et d’amener la cicatrisation.

Ce résultat, sur lequel il ne faut pas beaucoup compter, serait suivi d'une ankylosé de l’articulation, seul mode de guérison possible à cette période.

C’est surtout à ce moment de la maladie qu’il faut chercher, par tous les moyens, à soutenir l’état général des malades pour leur permettre de résister aux conséquences d’une suppuration toujours longue.

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