‹ De la sacro-coxalgieChapitre 17 sur 20 · FAITS D’ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

FAITS D’ANATOMIE PATHOLOGIQUE

Sacro-coxalgie gauche, suppurée ; autopsie (Observation de Hahn, Ueber die Sacro-coxalgie, Stuttgard, 1833.); résumé.

Chez un jeune homme de 19 ans, il y avait une carie des corps des deuxième, troisième et quatrième vertèbres lombaires et de leurs disques. A gauche, le cartilage de l’articulation sacro-iliaque était détruit et les surfaces osseuses, étaient cariées. Le pus avait suivi le muscle iliaque vers l’aine et, d’autre pari, avait fusé par l’échancrure sciatique à la fesse. Les ligaments et les muscles, autour de la lésion, se confondaient avec le tissu cellulaire, au milieu duquel les muscles tranchaient à peine par leur couleur rouge.

Sacro-coxalgie suppurée ; autopsie (Observation de Hahn, Mémoire cité) ; résumé.

Chez un homme de 20 ans, on trouva une séparation du sacrum et de l’os iliaque qui était de deux pouces plus élevé. Son extrémité postérieure cariée se laissait couper au couteau. Les trois fausses apophyses transverses supérieures du sacrum, jusqu’aux trous sacrés, sont cariées. Le cartilage est détruit presque entièrement ; les nerfs sacrés baignés dans le pus ; les muscles dégénérés et infiltrés de pus. — Les corps des troisième, quatrième et cinquième vertèbres lombaires sont aussi cariés et leurs cartilages détruits.

Sacro-coxalgie gauche, suppurée; autopsie (Observation de Hahn, Mémoire cité;; résumé.

Chez Un homme de 26 ans, il y avait déviation en dedans de la cuisse droite, de telle sorte que le genou droit était croisé sous le gauche. La crête iliaque gauche était portée en dehors plus que la droite.

La distance de l’épine iliaque antéro-supérieure à l’ombilic, était, à gauche, de cinq pouces et dix lignes ; à droite, elle était de quatre pouces et dix lignes. Leur distance aux genoux était la même.

Abcès par congestion à droite , allant de la troisième lombaire à l’extrémité inférieure du rectum, sans que, de ce côté, on pût découvrir une altération osseuse.

A gauche, du. ligament de Poupart, sous le psoas, à la symphyse sacroiliaque gauche, abcès avec dégénérescence des muscles. La symphyse est ossifiée en haut et en arrière; le reste des surfaces articulaires est dépouillé de cartilages et présente des surfaces osseuses saines ou cariées, suivant les points. En arrière, le sacrum était carié ; une fusée purulente allait de l’articulation vers la tubérosité de l’ischion. Il existait encore d’autres trajets fistuleux borgnes.

Sacro-coxalgie droite avec mal de Pott ; mort ; autopsie ( Observation de Nichet, Gaz. médic., 1840); résumé.

Garçon de 18 ans, observé à l’Hôtel-Dieu en 1834. Malade depuis quatorze mois. — Au début, douleurs dans les genoux, puis à la partie inférieure de la région dorsale. Habitudes de masturbation. Inflexion dorso-lombaire. Application de cautères au niveau de la gibbosité. Amélioration pendant une année.

En octobre 1833, violente douleur à la fesse droite, avec tuméfaction. En décembre, abcès autour de la gibbosité; ils s’ouvrirent spontanément et laissèrent des fistules. /

En avril 1836, le malade, tombé dans le marasme, meurt en trois jours avec les signes d’un épanchement péricardique.

A V autopsie. Un demi -litre de sérosité dans le péricarde. Pas de tubercules pulmonaires. Quelques glandes bronchiques renferment des masses caséeuses.

Destruction complète des cartilages des première et deuxième vertèbres lombaires ; il n’en reste aucune trace.

La deuxième vertèbre lombaire nécrosée est en plusieurs fragments. Plusieurs petites excavations renfermant de la matière tuberculeuse dans le corps de la troisième et de la quatrième vertèbres lombaires. Trajet fistuleux, étendu de la première vertèbre au petit trochanter en suivant le bord interne du psoas.

Le périoste de la face antérieure du sacrum et celui qui passe audevant de la symphyse sacro-iliaque droite est soulevé par une masse considérable de matière tuberculeuse, blanche, molle, diffluente. Elle

pénètre à quelques millimètres dans l’articulation sacro-iliaque droite. Le cartilage de cette articulation est complètement détruit, en sorte que les deux os jouent librement l’un sur l’autre. Le sacrum est ramolli à tel point qu’une pression très-faible suffit pour rapprocher les deux lames de tissu compacte qui le recouvrent en avant et en arrière. Le tissu spongieux présente des cellules larges, pleines d’un liquide rouge lie de vin, abondant. Altération analogue, mais moins avancée, des vertèbres lombaires. Pas de tubercules dans leur épaisseur.

Altération des vertèbres cervicales qui renferment des tubercules. Le sommet des apophyses épineuses des première et deuxième vertèbres lombaires est carié.

Sacro-coxalgie après l’accouchement (Bulletins de la Société de chirurgie, 18 mars 1857).

«M. Morel-Lavallée présente une pièce de sacro-coxalgie, recueillie sur une femme phthisique et chez qui la maladie débuta après l’accouchement. Les signes fui ent une douleur à la hanche et beaucoup des signes de la coxalgie. »

Sacro- coxalgie suppurée chez un enfant tuberculeux; mort; autopsie (Observation de dulke, Transactions of the Pathol. Society of London, t. XIV, p. 208, 1863.). Résumé.

Garçon pâle et faible, de 8 ans, admis à Middlesex-Hospital, le 26 juin, chez M . Moore avec une fistule de la fesse, près du grand trochanter, consécutive à un abcès qui s’était ouvert trois mois auparavant.

En août, M. Hulke prit le traitement. Les fistules ne paraissaient pas communiquer avec l’articulation coxo-fémorale. On les explora, mais on ne put remonter jusqu’à l’articulation sacro-iliaque, quoiqu’elles pénétrassent dans le bassin.

Dix jours après, l’enfant mourut de péritonite.

Autopsie. Les fistules aboutissent à une petite cavité, située sur la face externe du bord de l’échancrure sciatique, près de l’épine iliaque postéro-inférieure et jusqu’aux masses latérales des quatrième et cinquième vertèbres sacrées. Cette cavité contenait un séquestre libre fort petit, venant de la quatrième pièce du sacrum.

L’articulation correspondante était pleine de pus. Les restes du cartilage ramolli adhéraient encore aux surfaces articulaires. L'os était Delens. 7

hvperémié, non carié. L’affection articulaire dépendait évidemment de la nécrose.

La péritonite était purement tuberculeuse et n’était pas en rapport avec la lésion articulaire.

YII

Sacro-coxalgie droite, suppurée; autopsie. (Observation de Courty, art. Bassin, Dict. encycl.)

« A l’autopsie d’un jeune garçon de 17 ans, qui succomba le vingtième jour de sa maladie, à la suite d’un accès de tièvre intermittente qu’il disait avoir contractée dans les marais, il y avait suppuration, avec carie de l’articulation sacro-iliaque droite et altération assez sensible de la surface antérieure du sacrum. De cette articulation le pus avait fusé, non-seulement en avant du pyramidal j usqu’à l’échancrure sciatique et du côté du muscle iliaque droit, mais encore en remontant jusqu’au psoas du même côté, au niveau de la troisième vertèbre lombaire. »

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