‹ De la sacro-coxalgieChapitre 9 sur 20 · VARIÉTÉS · texte numérisé non relu

VARIÉTÉS

Nous venons de passer en revue les causes qui influent sur le développement de la sacro-coxalgie. De cette étude est-il permis de tirer des conclusions et d’établir des divisions fondées sur la nature présumée de l’affection?

Il serait évidemment prématuré de prétendre donner une classification rigoureuse. Cependant, de tout ce que nous venons de dire, il résulte que les observateurs admettent généralement l’existence de quatre variétés de l’arthropathie sacro-iliaque :

La sacro-coxalgie scrofuleuse , ou vraie tumeur blanche de l'articulation, se développant chez les sujets scrofuleux ou tuberculeux ;

La sacro-coxalgie puerpérale, depuis longtemps décrite, mais confondue souvent avec le simple relâchement des symphyses et avec les suppurations métastatiques de l’articulation sacro-iliaque ;

La sacro-coxalçfie rhumatismale , qui survient sous l’influence de causes extérieures légères et d’une prédisposition particulière chez des sujets d’ailleurs bien constitués;

La sacro-coxalgie blennorrhagique , dont l’existence nous paraît établie par quelques observations récentes.

Cette division comprend la généralité des faits qui rentrent dans le sujet que nous étudions; elle répond à des diffé-

rences réelles dans la marche, le pronostic et la terminaison de la maladie. Elle peut, en outre, dans la pratique, fournir certaines indications pour le traitement. Mais, dans l’étude de la symptomatologie, il ne nous sera pas possible d’en tenir compte, car ces quatre variétés offrent des symptômes analogues, et le diagnostic n’en peut être établi que par la considération des conditions dans lesquelles la maladie s’est développée.

SYMPTOMATOLOGIE.

Le début de la maladie est obscur et généralement lent. Rarement, d’ailleurs, il a été bien observé ; Erichsen dit n’avoir jamais eu l’occasion d’étudier la sacro-coxalgie à sa première période.

Plus tard, chacun des symptômes s’accentue, et de la réunion de ces symptômes résulte un ensemble pathologique assez net.

Pour la commodité de la description, nous suivrons à peu près l’ordre établi par Erichsen. Nous étudierons isolément chacun des signes propres à la maladie, à savoir : la douleur , la claudication , les changements d attitude et de longueur du membre, 1a, tuméfaction , les abcès.

Cet ordre n’a rien d’absolu ; il répond cependant assez bien à la succession des symptômes, depuis le moment d’apparition de la maladie jusqu’à sa terminaison.

Après avoir fait une étude détaillée de chacun des signes de la sacro-coxalgie, nous aurons à en indiquer la marche la plus habituelle et à établir, s’il y a lieu, les périodes de la maladie.

Page 1