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IV. Misère

Sommaire.— L'homme est misérable à sa naissance , pendant "sa vie et à sa mort. Ses plaisirs comme ses peines , ne sont jamais sans mélange. Il est malheureux et par ses souvenirs et par sa prévoyance ; par ses recherches inquiètes ; par les remèdes même qu'il veut apporter au mal ; par ses opinions, ses erreurs, ses passions envieuses ou haineuses; par son incapacité , comme par son prétendu savoir. — Le monde est rempli de trois sortes de gens ; les superstitieux , les formalistes et les pédants, gens attaqués de maladies presque incurables.

Exemples : Alexandre et César. — Les Mexicains. — César. — Caton d'Utique.

V O I C Y le grand et principal traict de sa peincture : il est, comme a esté dict, vain, foible, fresle, inconstant au bien, à la félicite', à Payse; mais il est fort, robuste, constant et endurcy à la misère ; c'est la misère mesme incarnée, et toute vifve : c'est en un mot exprimer l'humanité, car en luy est toute misère; et

* C'est le sixième chapitre de la première édition.

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