‹ De la sagesse: trois livres (volume 2)Chapitre 113 sur 170 · CHAPITRE XX VIL De la perte d'arnys · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX VIL De la perte d'arnys

Sommaire. *- La mort n^éraat point un mal, nous ne faisons pas preuve d^amitîé en déplorant la mort de nos amb. — Quand nous survivons à nos amis , hâtons-nous de les remplacer par d^autres , car ramitîé est un des plus grands hîens de la vie.

Je comprends icy parens, enfans et toutes chères personnes. Premièrement, faut sçavoîr sur quoy est fondée cette plaîncte ou affliction prétendue, sur leur interest ou sur le nostre. Sur le leur? je me doute que nous dirons ouy ; mais il ne nous en faut pas croire. C^est une ambitieuse feincte de piété, par laquelle nous faisons mine de plaindre et nous douloir *^ du mal d^autruy, du dommage public ; mais si nous tirons le rideau , et sondons bien au vif, se trouver» que c'est le nostre particuKer qui y est enveloppé, qui nous touche. Nous plaignons nostre chandelle qui s'y brusle et s'y consomme , ou est en danger. C'est plustost une espèce d'envie que de vraye pieté ; car ce que nous lamentons tant soubs le mot de la perte de

** Et avoir deuil et chagrin , doiere.

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