LIVRE III, CHAPITRE XVII. iSg
rite et l'ordre politique où nous vivons a besoîng de nostre commun appuy ; maïs après qu'ils s'en sont allés, ce n'est pas raison de refuser h la justice et à nostre liberté l'expression de nos vrais ressentimens ; voire c'est un très bon et utile exemple que nous donnons à la postérité, d'obeyr fidèlement à un maistre duquel les imperfections sont bien cognues. Ceux qui, pour quelque obligation privée, espousent la mémoire d'un prince meschant, font justice particulière aux despens de la publique. O la belle leçon pour le successeur, si cecy estoit bien observé *^ » î
'^ Tout ce paragraphe est pris de Montaigne, L. I , c. iif, où les mêmes paroles ont bien plus de force et de vivacité* Charron les a affaiblies, parce qu'il a changé Tordre et Tenchatnement des idées.