‹ De la sagesse: trois livres (volume 3)Chapitre 175 sur 245 · LIVRE HT, CHAPITRE II. 32i · texte numérisé non relu

LIVRE HT, CHAPITRE II. 32i

grand d' offenser que de hayr : les autres vertus sont moins royales et plus communes.

Après la vertu viennent les mœurs, façon et contenances qui servent et appartiennent à la majesté très requise au priùce. Je ne m'arreste point icy : seulement, comme en passant, je dis que la nature faict beaucoup à cecy; mais aussi l'art et Festude. A cecy appartient la bonne et belle composition de son visage, son port, son pas, son parler, ses habillemens. La reigle générale en tous ces poincts est une douce, modérée et vénérable gravité, cbeminant entre la crainte et l'amour, digne de tout honneur et révérence. Il y a aussi sa demeure et sa hantise: la demeure soit en lieu magnifique et fort apparent, et tant près que se pourra du milieu de tout Testât, afin d'avoir Fœil sur tout, comme un soleil qui, tousjours du milieu du ciel, esclaire par- tout; car se tenant en un bout, il donne occasion au plus loin de plus hardiment se remuer, comme se tenant sur un bout d'une grande peau, le reste se levé. Sa hantise *^* soit rare, car beaucoup se monstrer et communiquer, ravalle la majesté : continuas aspectus minus verendos magnos ho^

ses pensées, c'est une preuve qu'elles -sont de nature sanguinaire ». Tacît. yUa Agricolœ ^ ch. xxxxfi, — ch. xxxix , — Jterum , chap. xxxix.

*'^^ Que sa fréquentation soit rare.

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