‹ De la sagesse: trois livres (volume 3)Chapitre 176 sur 245 · II. :xi · texte numérisé non relu

II. :xi

mines ipsâ satietale facit ^*. — Majestatis major ex lon^ ginquo reçerentia, tjiua omne ignotum pro magnifico est ^\ Après ces trois choses, cognoîssance de Festal, vertu et mœurs, qui sont en la personne du -prince, viennent les choses qui sont près et autour de luy ; savoir : en quatriesme lieu conseil, le grand et principal poinct de cette doctrine politique , et si important que c'est quasi tout: c'est Famé de Testât, et Tesprit qui donne vie , mouvement et action à toutes les autres parties : et à cause d'icelle il est dict que le maniment des affaires consiste en prudence. Or il seroit à désirer que le prince eust de soy-mésme assez de conseil et de prudence, pour gouverneret pourvoira tout; c'est le premier et plus haut degré de sagesse , comme a esté dict: en tel cas les affaires iront beaucoup mieux*: mais c'est chose qui ne se voit pas , soit à faute de bon naturel ou de bonne institution. Et il est quasi impossible qu'une seule teste puisse fournir à tant de choses: nequU princeps suâ scieniiâ cuncta complecti, — nec umus mens iantae moUs est capax ^^. Un seul ne voit

9' « L^aspect continuel des grands hommes rassasie bientôt le vulgaire, et luî inspire moins de respect pour eux ». Tit.-Liv. L. XXXV , cap. X.

9^ « Dé loin la majesté est bien plus imposante , parce que tout ce qu'on ne connaît pas bien , on le croit magnifique ». Tacit. Armai, L. I , cap. xxxvii.

94 (c Un prince ne peut , de sa propre science , tout embrasser. — Pour un seul esprit, la cbarge est trop pesante ». Tacit. Annal, L. IH , 4»ip. xii ; — ibid, L. I , cap. xr.

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