‹ De la sagesse; trois livresChapitre 120 sur 456 · IV. Misère · texte numérisé non relu

IV. Misère

VoiCY le grand et principal traict de sa peincture : il est, comme a esté dict, vain , foible, fresle , inconstant au bien, à la félicité , à l'ayse \ mais il est fort , robuste , constant et endurcy à la misère -, c'est la misère mesme incarnée , et toute vifve : c'est en un mot exprimer l'humanité, car en luy est toute misère^ et hors de luy il n'y en a point au

' Ce qu'il a demandé, il le dédaigne ; il recherche ce qu'il vient de rejeter. Il est dans une fluctuation continuelle, et n'est jamais d'accord avec lui-même dans tout le cours de sa vie. (Horace, Epist. 1, 1. 1, V. 98.)

^ Aux fers, en esclavage.

' Tantôt l'amour de nous-mêmes nous tourmente, tantôt nous ne pouvons nous supporter. (Sénèque, JVat. Quœsl., 1. iv.)

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