‹ De la sagesse; trois livresChapitre 165 sur 456 · LIVRE 1, CHAP. LI · texte numérisé non relu

LIVRE 1, CHAP. LI

main de boiireau, et Henry tioisiesme assassiné ' , au milieu de quarante mille hommes armés , par un petit moyne , et mille tels exemples. Il semble que comme les orages et tempestes se piquent contre l'orgueil et hauteur de nos bastimens , il y aye aussi des esprits envieux des grandeurs de ç^ bas :

Usque adeô res humauas vis abdita qusedain Obterit, et pulchros fasces sœvasque secures Proculcare, ac ludibrio sibi habere videtur ».

Bref, la condition des souverains est dure et dangereuse : leur vie pour estre innocente est infiniment laborieuse; si elle est meschante ils sont à la hayne et mesdisance du monde 5 et en tous les deux cas ils sont exposés à mille dangers^ car plus grand est le seigneur, et moins se peust-il fier , et plus luy fout-il se fier : voilà [)ourquoy c'est chose comme annexée à la souveraineté d'estre trahye.

De leur debvoir, au liv. m , chap. xvi.

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