DIAGNOSTIC
Lebert en 1852 concluait : « Il n’est point de signes cerlains permellant de reconnaitre la phtisie génitale, méme lorsque celle-ci est primitive. »
Seuvre disait en 1874 : « Quant à distinguer les diverses formes de salpingites entre elles ou encore l’inflammation de la trompe devenue kystique, d'un kyste de l'ovaire ou du ligament large, d'un kyste hydatique rétro-utérin ou d'un cancer de l'ovaire au début, ce sera dans des cas bien rares que l'on pourra résoudre de tels problèmes et nous ne voulons pas nous engager dans des subtilités diagnostiques. »
Plus près de nous, Tail est du même avis : «Nous pouvons laisser de côté toutes ces affections (cancer et tuberculose des trompes), en disant que leur diagnostic est impossible el qu'il serait de peu d'importance s'il pouvait être fait. »
Pour Polaillon, dans l'état actuel (1889), le diagnostic est impossible.
Pourtant ce diagnostic à été fait et vérifié. En 1860, M.
Boucher de la Ville-Jossy diagnostiquait franchement une
ovarile tuberculeuse. Dans quatre cas de Terrillon, on pense à la tuberculose, on la soupçonne.
Nous ne ferons pas ici le diagnostic de la salpingile en général ; la question que nous chercherons d'abord à résoudre est celle-ci : le diagnostic de salpingite étant posé, sur quoi peut-on se baser pour dire si cette salpingite est tuberculeuse? M. Terrillon est revenu, à plusieurs reprises, sur ces signes différentiels. Un signe important serait la dureté de la tumeur et ses bosselures. Celte particularité. acceptée par Hegar, comme signe pathognomique, est notée dans presque toutes les observations anciennes. Pourtant, d’après Pozzi, elle s'observerait dans nombre de prosalpinx non tuberculeux.
L'unilatéralité des lésions devrait faire songer à la tuberculose. Mais d'abord bien des salpingites banales ont été cliniquement unilatérales. Si nous en croyons les statistiques, si nous consullons celle que nous avons élablie, la salpinginte tuberculeuse est de toutes la plus fréquemment bilatérale.
L'état général serait plus atteint. Ce signe à peut-être plus de valeur, mais encore faut-il faire dans la cachexie la part de la lésion pulmonaire et ne pas oublier que la fièvre vespérale est fréquente, lorsqu'il y a dans léconomie un foyer purulent quelconque.
Ce qui, à notre avis, a une importance bien plus grande, c'est l'absence de toute autre cause de salpingite. C'est aux annexiles consécutives à la blennorragie et à la puerpéralité que ressemble le plus la forme que nous envisageons actuellement. D'après MM. Jamin et Violet, c'est avec ces deux grandes catégories de lésions génitales que
la tuberculose se trouve le plus souvent confondue. Lors-