OBSERVATION LAVE
Le (EHiot (\inerican journ. of obstelric. 1892).
Mlle D..., entra à l'hôpital général de Massasuchets en juin 1888 et raconta lhisloire suivante : Elle avait 25 ans; neuf frères où sœurs avaient eu des troubles pulmonaires, el il y avail de la Luberculose dans Ja famille de sa mère. La malade élait pâle el éimaciées elle avail grandi rapidement. Réglée à 13 ans: sept ans avant son entrée, elle avail eu une aménorrhée pendant sepl mois ; durant ce temps, elle élait faible, digestions difficiles, diarrhée chronique. Quand les règles revinrent de nouveau, elle eut des douleurs à chaque époque. 3 ans avant son entrée, elle commença à souffrir de la ré-
pion du rectum et encore plus de dysménorrhée. Celle douleur ful
£ très vive le premier ou le second jour ; elle cessait brusquement ordinairement pendant La nuit el était immédiatement suivie d’un écoulement brunàâtre, sentant mauvais. Elle avait été soignée pour rétroversion.
\ l’examen, une masse de la dimension d'un œuf fut trouvée dans le pelvis en arrière et à droite de l'utérus. Cette masse était très adhérente au rectum et immobile. L'ulérus était assez mobile. Cetle masse semblait être Ltubo-ovarienne, mais on avait une sensation absolument différente des cas ordinaires. Il semblait ÿ avoir de, l'infiltration dans les tissus avoisinants, qui semblaient avoir été réunis par des adhérences.
En juin, l'abdomen fut ouvert par une incision médiane, la masse se trouva être la trompe droite: elle étail couverte de tubercules, aussi bien que l’ulérus et la Lrompe gauche, quoique à un moindre degré. Elle fut enlevée aussi près que possible de l’utérus. Il y eut une hémorragie considérable provenant des adhérences ; aussi on laissa dans le peryis un drain en verre. La trompe épaissie élait repliée sur elle-même, remplie de pus caséeux, formant une masse du volume d’un œuf de poule.
La trompe. était très épaissie et sa cavilé dilatée; adhérent à son
extrémité était nn corps dur, arrondi que l’on suppose être l'ovaire.
Une coupe à travers l'extrémité utérine de la trompe montra un épaississement de la paroi et dans cette paroi, il y avait de petits dépôts de cellules rondes. À la surface péritonéale étaient de petites masses rondes formées de cellules, avec une tendance à la dégénérescence caséeuse et, parmi elles, se trouvaient de nombreuses cellules géantes. La membrane limitant la trompe de te côlé était épaissie, mais ne présentait rien d'anormal, La porlion attachée à l'ovaire montrait un énorme épaississement avec des masses CASeeUSses dans l'intérieur et des foyers de cellules rondes à dégénéressence caséense, avec quelques cellules géantes. La maladie était une tuberculose de la lrompe el probablement une péritonile englobant l'ovaire. La malade guéril. Le drain fut enleve le a° jour <t Îles fils le roc : la plaie guérit par première intention.
Bon élat depuis 3 ans. Règles régulières, parfois douloureuses,
OBSER\ ATION EAXIN.
(Elliot (American journ. of abstetric. 1807.
R.., mai 1890. — À commencé à avoir des douleurs constantes dans le bas-ventre deux mois avant son entrée. Le ro avril, on à es sayé de la traiter pour une attaque de périlonite pelvienne qui dura deux semaines. La douleur continua, spécialement du côté droit. Le 20 mai, temp. 102,5 F, L'examen révéla une masse dans le côté droit de l'abdomen. Le x7, temp. 104,5, avec frissons et vomisse ments. Règles normales. Elle avait 20 ans, Rien à savoir sur sa famille. Elat général assez bon. L'examen par Homans montra un abdomen modérément distendu, lympanique, excepté dans la région inguinale droite où la percussion montra une matité marquée, sensibilité exquise dans l'aire de la matité. La malade restait au lit Après une semaine, la douleur s'atténua, mais la lempérature resta environ 100. L'état resta stationnaire pendant trois semaines, Le 10 juin, masse dure d'environ une orange dans le cul-de-sae latéral droit, appa-
remiment en rapport avec les annexes ulérines.
La masse était extrémement fixe. Le 26 juin, l'ovaire droit et la trompe étaient entourés d’une masse dense d'adhérences ; le tissu entre le pelvis et la trompe était si dégénéré qu'on pouvait avec longle sentir l'os. La trompe se rompit; une quantité considérable de pus s’échappa dans l'abdomen. On l'épongea et un drain en verre fut placé dans l’ouverture par laquelle la masse fut dilacérée.
La trompe n'était pas épaissie, comme dans le premier cas, mais consistait en petits sacs de la dimension d'une noisette contenant du pus et du caséum.
Le processus est indubitablement tuberculeux. La malade fut lente à se rétablir, Le 28 juin, décharge du tube de drainage à caractère fécaloïde. Une fistule fécale s'était établie qui fut fréquemment javée et fermée le 10 juillet.
Le 26 juin, temp. à 102 F, céphalalgie, On ne put trouver aucune cause locale pour ce troube qui subsista quelques jours. La malade
quitta l’hôpilal en bon état.
Le 16 sept. mal de tête et vomissements, fistule de nouveau for-
cée, temp. varie entre 100 et 102 F. Rentra à l'hôpital le 26 sept. à demi inconsciente.
Hyperesthésie généralisée. Ptosis de la paupière gauche. Dilatation de la pupille gauche. Pouls de 80. Vomisscments, céphalée. Diagnostic : méningite tuberculeuse, Mort le 1°* octobre.
Autopsie : tub. des poumons, reins, rate, foie. Tub. méningée,
pleurale et péritonéale.
: OBSERVATION EXXII
(Kundral. — Archiv. für Gynacologie 1402)
M.., 22 ans, nullipare. Réglée à 13 ans, toujours irrégulièément, règles s'interrompant durant des mois, très peu abondantes, non douloureuses. Dernières règles il y a deux mois. Depuis cette époque, douleurs violentes dans le bas ventre, aggravées encore par la position couchée.
La malade a eu des adénites suppurées dans son enfance. Pas
d'autres affeclions.
Examen. — 12 juin 1899 : Malade de taille moyenne, bien nourrie; riche pannicule adipeux. Organes internes normaux. Urines claires, sans sucre, ni albumine, Pas d'ascite Sensibilité profonde médiocre dans la partie inférieure de l'abdomen.
Ulérus de volume normal, mobile. Trompe gauche épaissie, parcourue de noyaux. Son extrémité abdominale est boursouflée el adhérente à l'ovaire. Trompe droite épaissie. Ovaire normal.
Diagnoslie. — \nnexiles inflammatoires.
Opéralion : 15 juin 1899. Extirpalion vaginale diflicile à cause de nombreuses adhérences avec l'intestin et le périloine. Suiles normales. Guérison.
Préparalion.— Utérus en deux moiliés. Rien d'anormal.Les à trompes montrent des noyaux isthmiques de la grosseur d’une noisette, grosses comme le petit doigt et couvertes d'adhérences. Orifice du pavillon fermé.
A la coupe, il apparait que l'épaississement de la Lrompe est dù à l'épaississement de là paroi. Sur les noyaux isthmiques, on ne peut mmacroscopiquement reconnaitre ni kystes, ni colonnes. La muqueuse de la trompe n'est pas enflammée. Rien à signaler à son intérieur.
L'ovaire droit manque, le gauche a subi une dégénérescence kyslique.
Examen microscopique. — (col. à l'hémalocyline Gosine el au van Gieson).
\) noyaux isthmiques, l'épithélium de la surface est conservé, un peu plus bas que normalement: on ne trouve pas de cils vibratiles. La muqueuse est très mince, de sorte qu'en quelques endroits, l'épithélium repose directement sur la musculature. La musculature est très hypertrophiée ; aussi bien la couche circulaire que la longitudinale, d'une façon égale, tout autour de la lumière de la trompe.
De petits tubercules avec de races cellules géantes peuvent être trouvés isolés. Entre les faisceaux musculaires, çà et là des amas de cellules rondes.
Dans le muscle, à l'extérieur de la couche épaisse, circulaire qui entoure la lumière de la trompe, el Lout près de la séreuse, nous trouvons dans plusieurs coupes, » où 3, dans d’autres 5 ou 6 cavités
kysliques, revêlues d'un épithélium cylindrique unique. L'épithélium
repose sur le muscle, tantôt directement, tantôt en est séparé par du tissu d'union. Les cavités sont rondes ou ovalaires ; le plus gaand diamètre oscille entre un demi et un millimètre. Le contenu se compose de cellules épithéliales très rares et de grains de pigment jaunâtre. On n’y trouve pas de sang. On ne peut établir si ces kystes sont en rapport avec la lumière de la trompe,
\u milieu de la trompe et à son extrémité abdominale, l'épithélium présente les mêmes caractères que plus haut. Le stroma de la muqueuse est conservé le plus souvent seulement dans les plis qui sont diminués de nombre. Après vient une couche musculaire, mince, En outre, nous avons des modifications tuberculeuses importantes. De gros noyaux, d’un {issu de granulationstuberculeux, sur lesquelles on reconnait encore qu’ils proviennent de la confluence de noyaux tuberculeux plus petits, se montrent en cerlains endroits.
La séreuse est épaissie et contient ici et là des tubercules,
On ne trouve pas de bacilles tuberculeux.
Ovaire et muqueuse utérine libres de tuberculose,
OBSERVATION EXXII
(Kundrat. — Archiv. für Gynacologie, 1902)
A... JL..., reçue le > juillet 1899 Agée de 43 ans. 9 accouchements normaux, le dernier il y à 3 ans 1/2. À l’âge de 5 ans, scarlatine avec néphrite. Sans cela, la femme n’a jamais été malade. Pas d’antécédents. Réglée à 16 ans, règles toujours régulières, abondantes, non douloureuses.
I y a un an,la menstruation devint irrégulière, douloureuse, la malade perdait des caillots, L'abdomen doit avoir été enflé. Après quelques mois, ces phénomènes disparurent d'eux-mêmes el les règles redevinrent régulières. Il y a trois mois, elles devinrent de nouveau douloureuses, très abondantes et de longue durée. Augmentalion de volume de l'abdomen. Un médecin fit une ponction el retira litres d’un liquide séreux, L'état de la malade ne s’'améliora pas. La malade éprouve la sensation qu'un ballon rempli de liquide se dé-
place ça et là dans son ventre. Elle dit avoir fortement maigri.
Examen, 12 juillet 1899 : Constitution faible. Organes internes normaux. Urines claires, sans sucre, ni albumine. L'abdomen est enflé en masse; à gauche de l’ombilic, un point douloureux à la pression. Pas d’ascite.
Utérus gros, dur, adhérent intimement avecles annexes fixées dans le Douglas et transformées en tumeurs molles. Vers le fond, il y a des adhérences du péritoine et de l'intestin, ce qui efface les les limites de l'utérus.
Pendant l'examen, les adhérences se détruisent en partie, de sorte que les tumeurs annexielles et l'utérus lui-même se laissent examiner plus facilement. Sur le ligament utéro-sacré droit, il y a manifestement quelques noyaux de la grosseur d’un grain de millet.
Diagnostic.— Tumeur bilatérale des annexes de nature tuberculeuse.
Opération.— 14 juillet 1899 : Extirpation totale par la voie vaginale. Au cours de l'opération, les artères athéromateuses, très flexueuses saignèrent beaucoup.
Suites normales. Guérison le ro août 1899.
Préparation. — Ultérus long de 10.5, largeur du fond 5.5, épaisseur de la paroi 4.5. Fond et paroi postérieure recouverts de lambeaux de membranes déchirées. Au niveau de la paroi antérieure, séreuse lisse. Dans le domaine de ces adhérences, de nombreux noyaux grisàtres les plus petits de la grosseur d’un grain de millel. Sur la «€ portio >» une grande érosion, rouge clair, ferme. à bords taillés à pic. La muqueuse du col paraît normale. Le corps de la muqueuse un peu épaissi el avec des suffusions sanguines, Les trompes forment des saucisses, de la grosseur du pouce, qui adhèrent à l'utérus. Le pavillon est ouvert. À la pression, il n’en sort aucun contenu. La paroi de la trompe est formée par places d'un tissu grisâtre, spongieux, facile à froisser, dans lequel on ne peut reconnaître avec sûreté la lumière tubaire. Les ovaires ne sont pas gros, mais comme les trompes, couverts d’adhérences. Sur celles-ci, partout de petits noyaux grisàtres.
Examen microscopique : L'extrémité ulérine de la trompe, mince, montre des rapports tout à fail normaux; dans la séreuse, nous trouvons quelques tubercules isolés, Musculature normale, En
rapporlavec la muqueuse, il est à remarquer que nous ne trouvons
que très peu de plis, reposant sur une large base et que le stroma de ceux-ci se compose uniquement en quelques endroits d’une couche mince d'éléments en forme de fuseaux. L’épithélium est, çà et à, plus bas que normalement; ici et là, se montre une formation alvéolaire.
Il est à remarquer que l'épithélium, en beaucoup d’endroits, pénètre à l’intérieur de la trompe.
L’épaississement de la trompe à son extrémité abdominale n’est pas dûe à l'épaisseur des muscles, mais à du tissu de granulations tuberculeux.
Sous la séreuse épaissie, dans laquelle nous avons trouvé des tuberecules, nous avons une couche musculaire, mince, circulaire, infiltrée de cellules rondes. L'intérieur de la trompe est rempli par du Lissu de granulations luberculeux, facile à reconnaitre aux nombreuses formations épithélioïdes, et aux cellules géantes.
I laisse simplement reconnaitre une cavilé plus grande, que nous pouvons regarder comune la lumière de la trompe.
L'épithélium manque ici le plus souvent. Là où ilexiste encore, il a perdu sa forme cylindrique, ilest devenu cubique ou même aplati. Des formalions alvéolaires sont faciles à trouver partoul.
Ovaire eLutérus, atteint d'ailleurs d'endométrite glandulaire, libres de tuberculose,