TUE
b) chez une femme déjà tuberculeuse pulmonaire ; c'est ce qu'on à appelé infection primitive secondaire.
B — Infection venue du dedans :
a) par contiguité; contamination de la trompe par une tuberculose intestinale ou péritonéale,
b) par généralisation ou par voie hématogène.
La tuberculose génitale serait donc primitive ou secondaire suivant qu'il existe ou non dans l'organisme un autre ‘foyer tuberculeux susceptible d'avoir été la porte d'entrée. Les organes génitaux de la femme peuvent-ils donc être contaminés directement par le bacille de Koch ? Ce fut la conception de Hegar, qui a établi la notion de tuberculose ascendante et descendante; cette notion fut maintenue par ses élèves Alterthum, Bulius et la plupart des auteurs ; à la forme ascendante, correspondait en général la forme primitive, à la forme descendante la tuberculose secondaire. Il faut tout d'abord faire remarquer que celte division n'est pas fondée et l’expression de tuberculose génitale ascendante et descendante peut donner lieu à des erreurs, si l’on identifie la première désignation avec celle de tuberculose primaire et la seconde avec celle de tuberculose secondaire. La tuberculose descendante qui procède de la trompe vers l'utérus et le vagin pourrait, en effet, représenter une forme de tuberculose génitale primitive, dans laquelle les trompes sont les premières atteintes et représentent le foyer infectieux le plus manifeste : c'est de là que viennent les lésions de l'utérus et du vagin. Dans toutes les tuberculoses génitales, la trompe se trouve prise, soit seule, soit le plus fortement et, de ce point, le processus infectieux suit
une marche rétrograde. Toutes les tuberculoses seraient ainsi, primitives ou secondaires, toujours descendantes.
La localisation du processus tüberculeux au niveau des trompes se fait, le plus souvent par voie sanguine, Île foyer d'origine étant connu ou étant passé inaperçu. C'est l'arbre respiratoire qui est certainement la porte d'entrée de beaucoup la plus fréquente du bacille tuberculeux et c'est par le mécanisme de l'infection sanguine que lon doit expliquer la tuberculose de la plupart des organes, rein, foie, cerveau, articulations ou 05.
En second lieu, la trompe peut se conlaminer par voie d'approche, la tuberculose péritonéale précédant la tuberculose tubaire. W. Mayer, sur 194 cas de tuberculose génitale secondaire, trouve le péritoine atteint dans 110 cas. Le passage du bacille tuberculeux dans Ia trompe peut se faire par plusieurs voies : la voie, peut-être la plus fréquente, est celle de linfundibulum, comme on la constaté chez les animaux, en introduisant dans la cavité abdominale des grains de cinabre, qu'on retrouvail, au bout de quelque temps dans la trompe et dans l'utérus (expériences de Pirmer). Les bacilles peuvent aussi se grefler d'abord sur la séreuse tubaire, déterminer de la périsalpingile, puis pénétrer à travers la paroi jusqu'au niveau de la muqueuse tubaire. Ce que Cornil à démontré de l'intestin se trouve également vérifié pour la trompe. Orth à pu se rendre compte de la possibilité du passage du bacille dans la cavité de la trompe, aussi bien que de la cavité tubaire vers la séreuse.
I faudrait maintenant savoir si la tuberculose du périloine est elle-même primitive où secondaire. Les anatomo-
pathologistes n'admettent de plus en plus qu'une seule
voic d'entrée au bacille de Koch: l'arbre respiratoire et il est difficile d'admettre la réalité de la tuberculose périlonéale secondaire à une forme ascendante de tuberculose génitale.
L'apport du bacille tuberculeux dans les voies génitales de la femme peut se faire par l'intermédiaire d'une sonde intra-utérine, d'un pessaire, d’un hystéromètre, d'un ballon, surtout par celui des doigts du médecin ou de l'accoucheur. On à pu incriminer dans quelques cas le pus d'une fistule anale. Mais le mode de contagion le plus intéressant et sur lequel on a le plus discuté est le coït. C'est celui dont Conheim a été l'instigateur et Hegar le principal défenseur.
On a établi nettement l'existence du bacille de Koch dans le sperme des bacillaires, l'existence d'urétrites tuberculeuses en dehors même de toute lésion manifeste de tuberculose génitale. Mais la découverte dans le smegma préputial d’un bacille ayant des caractères morphologiques et de coloration analogues à ceux du bacille de Koch doit enlever à ces recherches une grande partie de leur valeur.
Comme le gonocoque, le bacille de Koch pouvait franchir le vagin, le col utérin et se localiser dans la trompe où il trouvait des conditions plus favorables de développement (Iegar). La rareté de l'envahissementdes premières élapes du tractus génital s'expliquait par ec fait que le vagin, le museau de tanche élaient protégés par un épithélium pavimenteux et la cavité cervicale par son mucus.
Les bacilles tuberculeux sont d'ailleurs en très petite quantité dans le sperme des bacillaires. Si d'ailleurs le