‹ De la salpingite tuberculeuseChapitre 7 sur 44 · SAUT · texte numérisé non relu

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danger de linfection par le sperme bacillifère était grand, Gärtner fait remarquer que le gland et l'urètre du sujet malade devraient être très souvent infectés, alors qu'on ne l'observe qu'exceptionnellement.

Avec la prétendue fréquence de la tuberculose génitale primitive (18 p. ro0 d'après certains auteurs), on devrait supposer que, parmi les parties génitales, celles qui entrent le plus en fonction dans le coîït, la vulve, le vagin et le col, seraient le plus fréquemment atteintes. Même en tenant compte des conditions défavorables dont nous avons parlé tout-à-l'heure, la pénétration des germes devrait être possible dans bien des cas, grâce aux légères solutions de continuité qui existent si souvent. Cependant la tuberculose vulvaire est très rare ; on ne cite qu’un cas de tuberculose primitive du vagin et encore s'agit-il dans ce cas (Friedlander), de tuberculose de la portion vaginale du col.

On a signalé des observations de contagion entre tuberculeux. Mais comme chez le mari il existait des signes de tuberculose pulmonaire dans bien des cas, il est plus légitime d'admettre que c'est par le mécanisme de l'infection hématogène que les organes génitaux de la femme ont été contagionnés par le mari.

Plusieurs expériences ont été faites, sur le même sujet, par Cornil, Dobronlowski, Gärtner, Spano. Ces auteurs trouvent fréquemment des tuberculoses généralisées à la suite d’un simple dépôt de bacilles de Koch sur la muqueuse vaginale du cobaye. Mais ces expériences ont été reprises plus récemment par Popoff, par Williams et Guizzoni, par M Gorovitz et par Murphy, et tous ces

auteurs s'accordent pour dire que, lorsque dans l'inocu-

lo

lation on ne produit aucune lésion au niveau de la muqueuse, les résultats sont négatifs; ils ne deviennent posilifs qu’à la condition de l’effraction de la muqueuse génilale. Le bacille pour se greffer dans le vagin a besoin d'une porte d’entrée.

Au point de vue clinique, Amann, dans son rapport au Congrès de Rome, a passé au crible tous les faits de tuberculose génitale primitive. On peut dire avec lui qu'un diagnostic absolument certain ne peut être fait que lors de l’autopsie. Les constatations cliniques, quel que soit le caractère de certitude qu'elles présentent, ne sont jamais irréprochables, étant donné que sur le vivant on ne peut jamais savoir exactement s'il n’exisle pas en quelque endroit de l'organisme un petit foyer qui fut le point de départ de la tuberculose. La tuberculose ganglionnaire, dont on parlait à peine autrefois, est démontrée comme presque cons tante par les autopsies actuelles.

Le bacille tuberculeux en pénétrant dans l'organisme peut ne pas déterminer de lésions appréciables ; il peut sans modifier la muqueuse pénétrer dans le courant lymphatique, être transporté dans les ganglions et y déterminer des lésions caractéristiques. En outre, les modifications au niveau du pharynx, du poumon ou de l'intestin peuvent guérir d’une manière si complète qu'il ne subsiste pas la moindre trace révélatrice du passage des germes.

Ortmann donne sur 144 cas, 18 °/, de tuberculose génitale primitive. La fréquence de cette tuberculose primitive avait été appréciée différemment selon les auteurs: Frerichs indique 6 p.100, Mosler 19,5 p. 100, Spœth 2h, 5 p. 100, Stolper r sur 35.

Ortmann rapporte 33 cas de tuberculose primitive

qu'il divise en 2 groupes: 22 Cas avec aulopsies, 11 Cas simplement opératoires. Dans les 22 premiers cas, il décril des lésions tuberculeuses, secondaires pour lui, disséminées dans la plupart des organes, reins, plèvre, ganglions, périloine et ces lésions tuberculeuses sont très fréquentes. Dans les cas opératoires, il cite seulement la participation du péritoine dans 10 cas et considère les autres organes comme indemnes. Mais l'expérience personnelle montre qu'il est impossible de constater sur la femme vivante les foyers tuberculeux isolés, tels que les paquets ganglionnaires el pour se prononcer si une tuberculose génitale est primitive ou secondaire, il faut uniquement s'en rapporter aux cas suivis d'aulopsie et parmi les autopsies, à celles où l'attention à été parliculièrement atlirée sur la recherche du foyer primitif, celle recherche présentant des difficultés, très souvent méme sur le cadavre.

De l'avis: d'Amann, sont tous les anatomo-pathologistes qui se sont occupés de la question, Scanzoni, Klebs, Ribbert, Bollinger. Pour eux, la tuberculose génilale primitive n'existe pas.

Pour nous, la tuberculose génilale ascendante doit subir le même sort que celle des voies urinaires. La distinction entre tuberculose primitive el secondaire doit disparaître. La dénomination de tuberculose génilale primitive peut être tolérée pour une observation avec contrôle nécropsique : elle ne doit pas être de mise dans une observation purement clinique et opératoire.

Dans la plupart de nos observations, nous n'avons pas eu à discuter la possibilité d'une tuberculose ascendante.

Très souvent, il existait des lésions pulmonaires cica-

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