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un observateur quelque peu inexpérimenté. On sait que ses manifestations cutanées ont une certaine tendance à se localiser surtout aux extrémités et au visage. Le sarcome a d'autre part, dans certains cas, la même tendance, on sait combien fréquemment il débute par les mains. Mais dans la plupart des cas, on n'aura même pas besoin de la biopsie pour faire le diagnostic. Les tubercules lépreux ont en effet une coloration jaunâtre parfois un peu rosée, quelquefois seulement brunâtre ; ils n’ont pas tout à fait la même teinte que le sarcome, ils sont bien nettement intra-cutanés et font une saillie notable au-dessus du niveau des téguments, ils sont d'ordinaire un peu moins volumineux que les nodules du sarcome, cependant ce signe n’a pas toujours une grande valeur, car on a vu des tubercules lépreux atteindre les dimensions d’une cerise et mème d’une noix. Mais, je le répète, même dans ce dernier cas, leur aspect général mamelonné n’est pas celui d’une tumeur sarcomateuse. Un caractère différentiel des plus importants, c’est que la sensibilité est modifiée et Le plus souvent complètement abolie au niveau des tubercules lépreux. Le diagnostic se fera surtout par ce dernier symptôme, puis par l’ensemble dephénomènes morbides, présentés par le malade (léontiasis, plaques anesthésiques, difformités des extrêmités, localisation de l’éruption). Enfin la biopsie dissis pera tous les doutes en décelant la présence du bacille d'A. Hansen.
1°. Les nodosités rhumatismales peuvent, comme on le sait, être divisées au point de vue de leur évolution en deux grandes catégories : les unes éphémères appa
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raissant et disparaissant en quelques heures et par conséquent impossibles à confondre avec de véritables tumeurs de la peau ; les autres plus stables et pouvant persister plusieurs jours et même plusieurs semaines. Celles-ci sont quelquefois intra-dermiques, le plus souvent sous-dermiques, et siègent dans les plans fibreux profonds. Elles sont de grosseur variable, d'un pois à une noisette et même plus, dures, bien limitées, un peu douloureuses, quelquefois très sensibles à la pression. Elles ressemblent surtout à des fibromes ou à des sommes syphilitiques. Je ne crois pas qu’on les ait jamais confondues avec les sarcomes dont elles n’ont ni la couleur, lorsqu'elles sont superficielles, ni surtout l’évolution. Si l’on avait quelques doutes, il suffirait donc d'observer pendant quelque temps le malade, pour arriver à poser le diagnostic d’une manière certaine.
8°. Les névromes de la peau constituent une affection des plus rares. Ils sont caractérisés par des nodules plus ou moins bien délimités, d'ordinaire arrondis, d’une grosseur qui varie de celle d’un pois à celle d’une noisette, d'une consistance dure et élastique. Mais on ne peutguèreles confondre avecdes tumeurs sarcomateuses, car ils sont presque toujours limités à un membre, disposés selon le trajet des filets nerveux, et ils sont le siège de douleurs excessivement violentes, spontanées et survenant sous l’influence de la moindre excitation.
Les mêmes caractères permettent de reconnaitre d'emblée les {ubercules sous-cutanés douloureux.
9° Les variétés ordinaires de la chéloïde se distinguent aisément du sarcome; leur aspect si spécial, leur con-
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sistance, leur localisation sont tout à fait caractéristiques. Il n’en est plus de mème de la variété que certains auteurs anglais, Hutchinson en particulier, ont décrite dans ces derniers temps, et à laquelle ils ont donné le nom de Xéloide sous-cutanée. La production morbide prend alors naissance dans le chorion et même dans le tissu cellulaire sous-cutané, et ne tend jamais à former les plaques surélevées et bosselées qui caractérisent le type vulgaire : elle est simplement constituée par des plaques indurées qui peuvent être le siège des mêmes douleurs et des mêmes démangeaisons que les chéloïdes ordinaires ; l'examen microscopique ne révèle dans leur structure que du tissu-fibreux pur.
10°. De Amicis insiste sur le diagnostic différentiel du sarcome qui débute par les extrémités avec l’'asphyxie locale etla gangrène symétrique des extrémités. Il n’y à de commun entre ces deux affections qu’un aspect général qui peut frapper au premier abord, mais la confusion ne saurait persister après un examen tant soit peu attentif. Daus l’asphyxie locale, la coloration des téguments est le seul symptôme qui rappelle un peu les sarcomes ; la marche de Paffection, sa localisation si spéciale, labsence de tumeurs proprement dites, la diffusion, le peu de limites précises des lésions, tous ces signes si caractéristiques permettront d'affirmer le diagnostic.
11°. Dans les cas de molluscum fibreux où il ny a qu'une seule tumeur ou bien lorsque les productions morbides se pédiculisent et atteignent un volume considérable, rien de plus facile que d’en reconnaître d’em-