‹ De La Sarcomatose CutanéeChapitre 29 sur 68 · D : SES · texte numérisé non relu

D : SES

avait noté la disparition des gros tubercules du début, on les voit se reproduire et s’ulcérer rapidement, de sorte qu’ils sont couverts de croûtes ayant une odeur nauséabonde.

22 août 1881. — Nouvelle éruption de tubercules sur la jambe droite, près du mollet, apparition d’une tumeur grosse comme une cerise sur la cuisse gauche.

Main droile. — Le dos est dans le même état. Sur l'avant-bras œdémateux, nouvelle apparition de taches noirâtres avec saillie papuleuse,

Membres supérieur et inférieur gauches. — Dans le même état. Toutefois, le malade dit qu’ilse trouve mieux, il continue seulement à avoir des douleurs dans les articulations des genoux et des bras.

Janvier 1882. — Le malade est présenté à la clinique der“ mato-syphiligraphique. Son état est identique à celui de l’année dérnière. Sur le pied droit, au niveau des orteils et de la plante, nombreuses éminences verruqueuses groupées, de la grandeur d’un petit pois, les unes roses, les autres blanchâtres, calleuses par accumulation de nombreuses couches cornées.

Au voisinage de la région poplitée, où existe une grosse tache noirâtre couleur sépia, s’observent de nombreuses éminences tuberculeuses hémisphériques de couleur bleuâtre. La plus grosse, qui a le volume d’une cerise, est excisée par un coup de ciseaux, hémorrhagie abondante arrêtée par le perchlorure de fer.

Dans les membres supérieurs, persistance de l'infiltration de la main et de l’avant-bras droits ; douleurs dans les membres supérieurs et inférieurs, fourmillements dans tout le corps, dont la coloration est d’un jaune terreux. — Pas de nouvelles convulsions.

L'examen histologique de la petite tumeur excisée répèle les altérations déjà décrites : éléments ronds nucléaires et oblongs» infiltration pigmentaire des cellules du réseau de Malpighi; dans les papilles, cellules fusiformes et accumulation de granulations pigmentaires; au voisinage, la vascularité est consi-

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dérable, les vaisseaux propres de papilles sont très dilatés, leur paroi est épaissie, par-ci par-là on observe de vastes lacunes sanguines dont les parois se confondent avec le tissu néoplasique qui se montre plus épais à mesure qu'on s'avance vers le chorion, qui est complètement remplacé par les éléments sarcomateux, avec prédominance de la forme allongée fusocellulaire.

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