‹ De La Sarcomatose CutanéeChapitre 65 sur 68 · HO · texte numérisé non relu

HO

note à sa première visite, que l'urine avait une coloration brun café, densité 1020, urates très abondants, un peu d’oxalate de chaux. Plus tard, la coloration devint d'un brun très foncé, parfois très troubles à cause des urates, parfois plus claires. Le dépôt très abondant renfermait outre les urates et les oxalates des amas pigmentaires, amorphes, quelques-uns paraissaient contenus dans des cellules épithéliales provenant des reins, quelques-unes ressemblaient aux cellules pigmentaires de Roberts. La quantité d'urine rendue était grande d’abord; puis diminua, une fois elle fut de 14 onces dans les 24 heures, et la plus grande quantité en cet espace fut de 38 onces.

L'histoire ultérieure du malade peut se raconter en peu de mots. Il perdit rapidement ses forces et son embonpoint, les tumeurs se développèrent, subirent le processus de résorption et de rétrocession décrit précédemment, mais le nombre des tumeurs alla en augmentant, de nouvelles se développant sans cesse à côté des premières.

La dépression augmentant, accompagnée d’œdème des jambes, le malade entra à l’hôpital Roosvelt. Le pouls très rapide 144, T. 101°, Fahr. sécheresse extrême de la peau, suppuration de sa grenouillette, abcès dans la joue droite, ulcérations des tumeurs à l'épaule droite, à la face interne de l’avant-bras gauche et quelques unes sur la jambe droite.

Elles sécrétaient du pus et des masses pigmentées presque solides, en ‘outre suintement sanguin presque continuel. Grande gêne respiratoire, état mental parfait.

Après un séjour de trois semaines, il meurt le 16 mai. Durant cette période, l'urine présente le même aspect, acide, densité 1018, foncée de douleur, contenant des traces d’albumine. Le malade dépérit rapidement, devint de plus en plus bronzé jusqu'au moment de sa mort, où la teinte mélanique générale était très frappante. La température s'éleva à 101,75 Fahr. et se maintint autour de ce chiffre. Pendant les dernières nuits, il y eut du délire, qui se montra aussi

parfois dans le jour. Pendant les dernières 48 heures : délire çontinu, agitation, incontinence de matières fécales, les selles très liquides, étaient de coloration vert foncé.

Autopsie, le 17 mai 1875. — Toute la peau présente une coloration foncée, sur toute la surface du corps immédiatement au-dessous et dans l'épaisseur même de la peau, on voit un grand nombre de tumeurs depuis le volume d’un pois jusqu'à celui d’un œuf de poule, quelques-unes présentent une coloration d’un noir pourpre. La dure-mère est grisâtre et sa face interne est recouverte d’une légère couche de fibrine, la pie-mère normale sauf un petit noyau pigmenté. Dans l'œil droit à l’angle externe de la cornée, petit noyau noir ; l’intérieur de l'œil était normal. — Pharynx, trachée, grosses bronches grisâtres, pas de pigment dans les poumons, lobe inférieur gauche œdématié et en partie hépatisé. Péricarde distendu par une sérosité claire. Cœur normal, sérosité purulente, dans la cavité péritonéale. Foie et rate pigmentés, noyaux noirs dans le foie ; muqueuse stomacale et intestinale (grêle) congestionnée et recouverte de sérosité. Ganglions cervicaux, bronchiques et mésentériques noirs et volumineux.

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