C. Grewingk, à Dorpat (Russie
Hermann Abich, à Tiflis (Géorgie asiatique). -
Alexandre von Keyserling, à Saint-Pétersbourg et à Dorpat (Russie).
Ami Boué, à Vienne (Autriche).
W. Gümbel, à Munich (Bavière).
Andrew-C. Ramsay, à Londres (Angleterre).
John Phillipps, à Oxford (Angleterre).
J.-Beetes Jukes, à Dublin (Irlande).
Thomas Oldham, à Calcutta (Inde).
Alfred-R.-C. Selwyn, à Melbourne (Australie).
Rév. W.-B. Clarke’, à Sidney (Nouvelle Galles du Sud)
Ignace Domeyko, à Santiago (Chili).
John-W. Dawson, à Montréal (Canada).
Dr Charles-T. Jackson, à Boston (États-Unis).
Carlos Ribeiro, à Lisbonne (Portugal).
Quant à la section de Paléontologie, elle devrait avoir au moins douze correspondants, et là aussi, comme en géologie, comme en physique, comme en anthropologie, il n'y aurait que l'embarras du choix pour la remplir, quand cette science compte parmi ses adeptes des savants aussi distingués que : Huxley, Salter, Davidson, do* Malpas Egerton, Wright (Thomas), King, Jones, Billings, Hall (James), Newberry, Leidy, von Hauer, Ed. Suess, Hermann von Meyer, Oswal Heer, de Zigno, de Koninck, Cornalia, Sloppani, Villanova, Trautshold, Ferdinand Rœmer, Angelin, Ludwic, Quenstedt, Desor, de Loriol, Stoliczka, etc.
En Botanique , le nombre de dix correspondants n’est pas suffisant; il y manque la plupart des botanistes distingués de l'Allemagne, de la Suisse, de l’Angleterre, des États- Unis. Nœgeli, Cramer, Gray, Torrey, Engelmann, Ferdinand Müller, etc., n’en sont pas. Leur nombre devrait être porté à dix-huit.
La section de Y Économie rurale est une des plus impor
L’ACADÉMIE DES SCIENCES
tantes pour les correspondants, car elle devrait embrasser dans son sein tout ceux qui ont un grand nom dans chaque pays pour tout ce qui touche à l’agriculture, aux produits du sol, à l'aménagement des forêts, à l’acclimatation. Le coton, la soie, les vins, le tabac, le café, le sucre, l’indigo, le quinquina, les céréales, les bois de construction, les gommes, tous ces produits de la nature ou de l’art dont la civilisation ne peut se passer, et dont dépendent même ses développements et son existence, exigent l’emploi de méthodes de plus en plus perfectionnées; la science est constamment mise à contribution pour arriver à économiser les forces de la nature, tout en leur donnant la plus grande efficacité. Au lieu de dix correspondants, c’est quarante qu’il devrait y avoir. Et qu’on ne s’effraye pas de ce chiffre t: jetez seulement un moment vos regards dans les annales des économistes, des agriculteurs, des statisticiens; visitez les expositions universelles, nationales, intercoloniales, régionales, et vous serez convaincus qu’il n’y a rien de trop, si l’Académie veut donner une place à l’économie rurale du monde actuel et non du monde de 1803. Quand les produits ruraux se chiffrent par milliards, que l’on voit les plantations de cotons des bords du Mississipi, celles de cannes à sucre de Cuba, celles de café du Brésil, les cultures admirables et de toutes sortes de l’Inde, de Java, de Manille ; les fermes modèles de l’Illinois, de la Californie, de l’Australie, du Cap ; on se demande à quoi sert cette section d’économie rurale, si elle ne s’approprie pas de si magnifiques éléments, si même elle les ignore complètement, ce qui n^est que trop probable.
Zoologie , dix correspondants. Nombre trop faible aussi ; les meilleurs zoologistes lui échappent; ainsi, nous ne
voyons sur la liste, ni Vogt, ni Claparède, ni Valentin, ni Mousson, ni Sars, ni Stimpson, ni Reeves, ni Wallich, ni Darwin, ni Gould, ni MaoCoÿ, ni Baird, ni Lea, ni Biney, ni Lecomte, ni Pourtalès, etc., etc. Il devrait y avoir vingt correspondants.
Quant à la Physiologie et Chirurgie , vingt correspondants aussi seraient nécessaires. Kolliker, Lebert, Brown Séquard, etc., devraient depuis longtemps appartenir à l’Académie.
Enfin, la section des membres libres devrait avoir une section de membres correspondants libres de vingt membres. Cette innovation d’ailleurs ne serait pas sans précédent à l’Institut impérial, puisque l’Académie des beaux-arts possède depuis longtemps une section de correspondants libres.
Récapitulons ce que nous, avons dit sur la réorganisation de l’Académie des sciences, qui se trouverait composée delà manière suivante :