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SECONDE TENTATIVE DE RÉORGANISATION

Il nous reste à montrer comment ce coup d’autorité contre l’administration du Jardin des plantes, commencé avec vigueur, talent et justice, et même poursuivi pendant plusieurs

années avec un désir sincère de progrès et d’avancement de la science, n’a fait qu’aboutir à un accroissement d’abus, . à la glorification de l’oligarchie administrative et à l’impuissance des meilleures intentions du pouvoir.

La nomination de d’Orbigny n’avait été obtenue que par des influences de famille auprès de deux des ministres de l’Empereur. Une fois éveillé par ce premier succès, le gouvernement, revenant à la délibération de l’Assemblée législative de 1849, se souvenant de la pétition contre le cumul devant l’Assemblée constituante de 1848, et demandant l’avis d’un membre de la famille régnante, Charles Bonaparte, prince de Canino, naturaliste distingué lui-même, nomma, par un arrêté du 21 mai 1858, une nouvelle commission chargée d’étudier l’organisation du Muséum d’histoire naturelle. Dès le premier pas, le pouvoir exécutif faisait fausse route en plaçant dans cette commission deux éléments qui n’auraient jamais dû y entrer, l’élément administratif du Muséum lui-même et l’élément militaire, qui à eux deux devaient paralyser toutes les délibérations et tuer toutes les réformes dans leurs germes mêmes. Voici la composition de cette commission: MM. le général Allard, président ; Michel Lévy, inspecteur général des médecins militaires, vice-président; Doûmet, citoyen, député au Corps législatif ; Thirria, inspecteur général des mines ; Chevreul, directeur du Muséum d’histoire naturelle ; Flourens, professeur au Muséum ; de Saulcy et Moquin Tandon, membres de l’Institut; le colonel Favé, officier d’ordonnance de l’Empereur ; Ville, professeur au Muséum; Pelletier, de Bessé et Gustave Rouland, employés de l’État. Un seul simple citoyen, non savant, élu député au Corps législatif, sous le patronage d’un préfet, mis en présence de douze sa-

lariés de l’administration ; il faudrait aller en Russie, et dans la Russie de Paul et de Nicolas, pour trouver un exemple semblable. Une pareille commission ne pouvait donner lieu qu’à un rapport mort-né, et plût à Dieu qu’elle n’eût fait que cela ; mais par ses violences, ses inhabiletés, ses faux pas, ses transfuges, elle parvint à rendre un instant intéressante une administration et une organisation caduque plus que mauvaise , qui saisit avec empressement l’occasion inespérée qui lui était offerte, et est sortie de l’épreuve du coup d’autorité plus souriante, plus vivace, plus enracinée dans le sol des abus qu’elle ne le fut jamais.

Un Muséum d’histoire naturelle est, ainsi que l’indique son titre même, la réunion de grandes collections, c’est-àdire leurs classifications, leurs arrangements, leurs accroissements et leurs expositions devant les yeux du public. Or, dans la commission nommée, il n’y avait pas une seule personne ayant la moindre expérience en pareille matière. On adjoignit bien en qualité d’experts ou de sous-commissaires consultatifs quelques personnes du métier, employées de l’État bien entendu ; mais là on eut encore la main plus malheureuse que dans le choix de la commission. Dans les visites faites dans les galeries et aux batiments divers du Jardin, plusieurs de ces sous-commissaires se livrèrent à toutes sortes d’espiègleries dignes de Gascons et d’écoliers échappés du collège, ce qui fournit un excellent prétexte à deux des membres de la commission, professeurs dans l’établissement, pour se retirer et refuser leur coopération, aux décisions de la majorité. Ce premier échec de la commission, qui venait de lui être infligé par l’élément administratif même du Muséum, élément qui n’aurait dû y entrer qu’à simple titre consultatif et de renseignements; ce pre-

mier échec, dis-je, fut bientôt suivi d’un second, venu cette fois de l’élément militaire. Le commissaire officier d’ordonnance de l’Empereur se retira, alléguant le caractère de partialité, d’agression et de parti pris qui, dit-il, existait à l’égard du changement de système administratif ; et dans une lettre publique il déclara que le rapport de la commission, qu’il avait refusé de signer, était « un véritable jugement de condamnation1. » Homme de cour, avec avancement rapide, comme cela arrive d’ailleurs à tous les officiers attachés à la personne du souverain, le colonel Favé avait et a peut-être encore l’ambition d’arriver à être membre de l’Institut ; or les professeurs du Jardin des plantes sont presque tous membres de l’Institut. Peu après le naufrage de la commission chargée d’étudier l'organisation du Muséum, on put lire dans les Comptes rendus de l’Académie les détails d’une présentation à l’Institut d’un officier d’artillerie presque obscur, en opposition à l’illustre et infortuné Foucault, qui ne l’emporta que d’une voix sur l’officier Favé.

Que le général Favé — car il est devenu général depuis et commandant de l’École polytechnique — soit un homme de mérite, cela n’est nullement contesté; qu’il soit même généralement estimé et aimé des savants, des officiers et des hauts personnages, et qu’il use de son influence dans l’intérêt de la science en France, tout le monde l’admet volontiers; toutefois, dans l’affaire de la commission des réformes du Jardin des plantes, il s’est complètement trompé ; et il

a eu plus que la faiblesse le grand tort de se poser

comme candidat à l’Académie en opposition à Foucault, et

1. Voir Réfutation, par M. Chevreul, des allégations contre V administration du Muséum, in-4°, p. 27. Paris, 1863.

surtout de demander ou d’accepter cette candidature dans des circonstances qui devaient, aux yeux de beaucoup, la faire regarder comme une récompense accordée par les professeurs-administrateurs du Muséum, par suite de son opposition aux décisions de la majorité de la commission de réforme du Jardin des plantes.

Le rapport du général Allard, signé à la date du 1 1 août 1858, n’est devenu public qu’en juin 1863, par suite d’une polémique qui a eu pour point de départ la tribune du Corps législatif, dans la séance du 19 juin 1862, et qui a donné naissance à la publication de plusieurs brochures de la part de M. Chevreul, directeur du Muséum, et des professeurs-administrateurs de cet établissement.

Ce rapport de la commission présidée par le général Allard est loin d’être aussi sévère que les passions qu’il a soulevées pourraient conduire à le faire supposer, et si les professeurs du Jardin n’avaient pas été aveuglés par les vues étroites et mesquines qui se sont incorporées et font partie intégrante du Muséum, au lieu de s’opposer de toutes leurs forces aux travaux et aux conclusions de cette commission, ils les auraient, au contraire, aidés de tout leur pouvoir et éclairés de toutes leurs lumières. C’était une planche de salut que leur tendait le pouvoir; en l’acceptant ils prolongeaient le statu quo avec des apparences de réformes, tandis qu’en la rejetant, ils se sont placés eux-mêmes dans la nécessité d’une réforme radicale, qui ne viendra plus par un coup d’autorité, mais par un véritable coup de révolution. On ne s’y trompe pas d’ailleurs sur l’avenir ; aussi est-ce au Jardin des plantes où l’on dit plus haut que partout ailleurs « qu’il vaut mieux un mauvais gouvernement qu’une révolution. »

La commission avait pour but de rechercher les améliorations susceptibles d’être apportées à la constitution qui régit le Muséum; telles que le système administratif, le système financier, l’état des différents services, les ressources en matériel et en personnel, c’est-à-dire réglementer et faire de la besogne d’adjudants militaires dans un vaste établissement, un peu caserne. On ne devait pas toucher aux personnes, ni déplacer la direction scientifique. Ces instructions montrent tout d’abord que ni le chef de l’État, ni son ministre de l’Instruction publique, ne s’étaient complètement rendu compte du rôle et de l’usage d’un pareil établissement, et que les personnes qu’ils ont consultées n’en savaient guère plus qu’eux sur cette matière.

L’histoire naturelle, en France, n’en est pas venue à descendre du premier rang qu’elle occupait à l’époque de Cuvier, à l’un des derniers, parce que les règlements sont plus ou moins bien observés au Jardin. Que les aides-naturalistes, les préparateurs, arrivent à 10 heures du matin et ne sortent qu’à 4 heures du soir, qu’un livré de la bibliothèque reste plus ou moins de temps entre les mains d’un professeur, que les gardiens aient mis leur uniforme dès 8 heures du matin, que quelques plantes des herbiers aient besoin d’être empoisonnées, qu’une famille de professeurs occupe plus de terrain pour son logement que les collections sous la direction des membres de cette famille, que les fruits du potager, les fleurs des serres, les œufs du poulailler soient distribués un peu irrégulièrement ; tout cela est de médiocre importance et ne peut nullement influencer la marche et les progrès de la science. D’ailleurs, il est matériellement impossible qu’au milieu d’un aussi vaste établissement il n’y ait pas quelques irrégularités, et que quelques plumes d’au-

truche, quelques œufs de pigeon ou quelques pots de fleurs ne s’égarent et ne se trompent de destination.

Ce qui a amené la décadence du Jardin, c’est sa constitution, qui, dès le début de sa réorganisation en 1793 , n’a pas répondu à son but ; et si, pendant quelques années, on s’est peu aperçu de ces défauts, c’est que les premières nominations pour les chaires de professeurs ont été faites très^ judicieusement, se portant sur des capacités et des hommes d’un grand mérite, au lieu de s’adresser à des fils de capacités, et aussi parce que dans les commencements il y avait un véritable enthousiasme de recherches et de découvertes. Les habitudes d’égalité, créées par la révolution de 1789, firent que, jusqu’en 1809 ou 1810, les professeurs ouvrirent leurs laboratoires — et quels laboratoires, de véritables greniers ou vieilles écuries — à tous ceux qui voulaient apprendre. Alors les échantillons des galeries n’étaient pas encore en assez grand nombre pour qu’on pût les confisquer facilement au profit d’un seul; enfin on faisait des excursions aux environs de Paris, excursions où tout le monde allait avec Cuvier, Brongniart, Desmarest, Desfontaines, Lacépède, Geoffroy Saint-Hilaire, de Candolle, Constant Prévost, d’Omalius d’Halloy, etc. En un mot, il y avait de l’entrain, du laisser-aller ; et un des savants qui faisait partie du groupe de ces travailleurs des premières années de notre siècle, disait, dans les dernières années de sa vie, que la Convention avait créé l’histoire naturelle, comme elle avait su créer des armées, des systèmes de mesures et de monnaies, et décréter des victoires.

Les premières atteintes à ce premier enthousiasme furent portées par le pouvoir lui-même, qui rétablit, vers l’année 1810; des] distinctions nobiliaires et honorifiques, dont le

résultat immédiat fut de diminuer la cordialité des relations, et de faire de plusieurs des professeurs de véritables colletsmontés, à cheval sur leurs privilèges, et devenus trop grands seigneurs pour fraterniser avec leur entourage. Cuvier à cet égard n’est pas à l’abri de tout reproche. C’est lui aussi qui le premier introduisit le népotisme, dans la personne de son frère Frédéric. Sans doute que Frédéric Cuvier finit par devenir un savant d’une certaine capacité ; mais sans son frère, il n’aurait jamais atteint les positions officielles dont il a été surchargé jusqu’à la fin de ses jours.

Créé sous les rois, le Jardin des plantes reçut, en 1793, le titre de Muséum d’histoire naturelle , et avec ce titre une organisation propre plutôt à une école pratique d’agriculture et des arts qu’à un grand établissement de musée. Lakanal et ses collègues de la Convention semblent s’être proposé pour but un enseignement public de l’histoire naturelle. Tous les enseignements s’adressent forcément à la jeunesse, car passé un certain âge on n’apprend plus. Or les occupations de la jeunesse dans toutes les carrières professionnelles sont si nombreuses, que les élèves n’ont pas le temps de quitter les enceintes des écoles pour se porter à une extrémité de Paris afin d’y étudier l’histoire naturelle. Comprenant cet inconvénient capital, tous les corps enseignants, sans exceptions, ont ouvert dans leur sein même des cours d’histoire naturelle, correspondant à leurs besoins. Ce qui a eu pour résultat forcé un abandon complet des cours du Jardin des plantes, qui, depuis plusieurs années, n’ont plus d’auditeurs.

Un grand Muséum d’histoire naturelle ne peut être que la réunion d’immenses collections de tous les objets relatifs à l’histoire naturelle; réunion entraînant avec elle leurs

classifications, leurs augmentations, et surtout leurs accessions au public travailleur, ou même au public des simples curieux. Nous développerons plus loin ces notions relatives à de grandes collections, et pour le moment nous allons revenir à la commission de 1858, dont les conclusions ont été que la constitution même du Jardin est essentiellement défectueuse ; que l’État y reste étranger à sa gestion, et qu’un chef unique est nécessaire pour imprimer à l’établissement une direction conforme aux vues du gouvernement et au besoin du public, et enfin que c’était là le seul moyen efficace d’introduire des améliorations et de réformer les abus.

A cela, les professeurs ont répondu : « que le Muséum est » un établissement d’un genre exceptionnel ; les services y >> sont complexes, et il n’y a que le chef de chacun d’eux » qui puisse en sentir toute l’importance. Il doit son succès » uniquement à la renommée des professeurs. Le système » suivi a reçu la sanction d’une longue pratique et l’appro- » bation de tous les gouvernements. Les professeurs ont » passé toute leur vie dans ce système, et si plusieurs d’entre » eux ont refusé la direction unique de l’établissement qui » leur était offerte, c’est parce qu’ils ont cru que changer » ce qui était serait ôter au Muséum son activité, sa vie et » sa prospérité l. » D’ailleurs, ont-ils ajouté, « le directeur

1. Il a fallu certainement beaucoup de courage à MM. les professeurs-administrateurs du Muséum pour oser dire que le Jardin des plantes a d e l’activité et de la prospérité. De tous les établissements scientifiques de la France, il n’y en a pas un seul d’aussi complètement paralysé et même aussi rétrograde. Le pêle-mêle, la négligence, l’immobilité, et l’état d’enfance dans les classifications et les arrangements du Muséum sont incroyables. L’immobilité de cet établissement est tellement reconnue qu’il y a peu de jours encore, ayant reçu la visite d’un célèbre paléontologiste écossais, qui s’occupe avec le plus grand succès, depuis trente années, des brachiopodes, il n’a pu s’empêcher

» suprême du Muséum est le ministre de l’Instruction pu- » blique lui-même. » Pourquoi s’arrêter en si bon chemin? MM. les professeurs-administrateurs n’avaient plus qu’un pas à faire, et, s’élevant dans les plus hautes sphères gouvernementales, décerner la direction suprême à Sa Majesté l’Empereur lui-même.

Une polémique violente s’engagea dans les journaux et à la tribune du Corps législatif. Le rapport du général Allard fut aussi vivement attaqué que défendu ; on fit appel aux services rendus, à l’âge, aux grades, auxpositions scientifiques et administratives ; on fit surtout intervenir sinon l’Institut, du moins le titre de membre de l’Institut, pour l’opposer à ce que l’on appelait les violences du pouvoir ; on offrit la place de directeur à un savant étranger, qui la refusa ; on parla d’un prince de la famille régnante pour occuper ce fameux fauteuil de directeur, si contesté, et les professeurs du Muséum ne cachèrent pas leur opposition à ce que le pouvoir voulût s’arroger le droit de créer ainsi une haute position aux dépens de leurs prérogatives ; enfin on alla jusqu’à l’Empereur, et l’on fit si bien que le rapport n’eut pas de suite, et que le coup d’autorité du pouvoir avorta. Ce n’était pas d’ailleurs la première fois que l’État baissait pavillon devant l’administration du Jardin. La mort du prince qui avait causé tant d’insomnies aux professeurs vint, peu de

d’exprimer son étonnement, qu’étant resté quinze années sans visiter le Jardin des plantes, rien n’a été touché, rien n’a été fait, tous les brachiopodes y sont dans le même état, c’est-à-dire sans classifications, sans déterminations, sans arrangements; il n’y a qu’un peu plus de poussière sur les échantillons. Pas d’additions, du moins visibles, pas la plus faible trace de recherches sérieuses, pas d’ctudes monographiques, même pour l’histoire naturelle de la France. Et les professeurs-administrateurs patient de l'activité 1 de la vie! et de la Prospérité 1 du Muséum.

temps après, achever de les rassurer sur les résultats définitifs de l’enquête. Et aujourd’hui il ne reste plus contre l’administration du Muséum que l’opinion publique, qui malheureusement en France, jusqu’à présent du moins, compte pour bien peu lorsqu’il s’agit de la science.

Quand je dis que les projets de réorganisation du gouvernement n’aboutirent qu’à un avortement, cela n’est pas rigoureusement exact ; une" baleine qui tombait en poussière se vit l’objet des soins empressés de deux professeurs, et aujourd’hui deux toits vitrés la protègent contre les intempéries de l’atmosphère. De plus un décret de l’Empereur, du 25 janvier 1862, a porté de 5,000 à 7,500 fr. les traitements des professeurs-administrateurs, et un autre décret du 25 février 1863 a régularisé et légèrement accru les traitements desbibliothécaires, du chef de bureau administratif, des aidesnaturalistes, préparateurs, jardiniers , etc. Ne voulant pas rester en arrière de générosité, l’administration du Muséum, dans sa munificence, a élevé de 0 fr. 50 cent. , à 0 fr . 75 cent. , par heure la paie des employés temporaires dans les laboratoires. Enfin un décret du 29 décembre 1863 obligea l’administration à rédiger de nouveaux règlements pour les laboratoires, les arrivées des colis, les catalogues, etc. Et le budget annuel, qui était resté depuis nombre d’années dans les environs de la somme de 500,000 fr., sévit élever successivement à 678,188 fr. Voilà du moins en 1868 ce que l’on voit de plus clair et de plus positif comme résultat du coup d’autorité essayé par le gouvernement du second Empire.

Pour toutes les personnes s’occupant de sciences et ne faisant pas partie du corps des professeurs du Jardin des plantes, la condition de cet établissement est jugée, et on peut dire jugée en dernier ressort. Il n’y a qu’une voix là-

dessus. Les fameuses sous-commissions, avec leur système d’inquisition, n’ont même pas pu galvaniser ce grand corps, elles n’ont abouti qu’à le faire plaindre, et on ne parle plus du Jardin que comme d’une chose du passé, malgré son existence budgétaire qui, pour la bourse des contribuables, n’est que trop du présent. Ce qui s’y passe constamment n’appartient qu’à une époque de décadence profonde ; des remèdes, il n’y en a plus; il est trop tard. Il faudra couper l’arbre, et avec quelques boutures chercher à le renouveler et à le transformer. C’est à son occasion qu’il faudra appliquer pratiquement la célèbre théorie de transformation et de sélection naturelle de Darwin. Aussi tous les professeursadministrateurs s’élèvent-ils en corps et comme un seul homme contre le darwinisme.

Mais avant de présenter quelques considérations sur l’avenir, achevons de raconter le présent, et montrons bien les petitesses au milieu desquelles on vit, afin de chercher ensuite à les éviter et surtout à en sortir.

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