CHAPITRE VU Pronostic. — Traitement
Le Pronostic peut être considéré comme étant fort grave. Malgré les oscillations qu'elle a présentées dans sa marche , la maladie ne s'est ja^mais arrêtée dans son évolution progressive. Tous les cas connus jusqu'à ce jour se sont terminés par la mort, et l'on a encore à redouter les complications qui surviennent si fréquemment et ajoutent à la gravité déjà si grande de l'affection.
— Au point de vue du traitement^ on ne trouve rien dans l'histoire des malades qui mérite une mention particulière. Les tentatives faites par M. Charcot n'ont pas été heureuses. Le chlorure d'or employé par M. Vulpian dans quelques cas a paru plutôt exaspérer les symptômes. Il en a été de même pour le phosphure de zinc que nous avons vu donner, par M. Charcot, à l'une des malades (Obs. XÏV). La strychnine, administrée dans cinq cas, a paru un peu utile dans trois cas: elle a modifié quelquefois le tremblement pendant un temps plus ou moins long; mais l'influence de ce médicament n'a pas été de longue durée. M. Piorry a prescrit, concurremment avec la strychnine, l'électricité et a obtenu une amélioration transitoire (Obs. XVI, p. 151). On peut en dire autant du nitrate d'argent qui a amené quelquefois un amendement notable, mais également passager. Le nitrate d'argent produit de l'amélioration surtout au début de
l'affection, il a pu modifier heureusement le tremblement dans quelques cas, mais quand ont para les contractures et les autres phénomènes spasmodiques, il exaspère plutôt ces symptômes et l'on doit bientôt renoncer à l'emploi de ce remède. Dans l'observation ci-après, le nitrate d'argent a été ordonné sans avantage, et même, au bout de quelque temps, on a dû le suspendre.