‹ De la Sénégambie françaiseChapitre 6 sur 59 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Walssances.

Quand une femme est arrivée au terme de sa grossesse^ elle appelle ses parentes et la matrone du lieu ; elle va accoucher, faire le rewély. A partir de ce moment, ses parentes ne la quittent plus. L'enfant étant né, on le lave à Teau tiède; le lit est entouré de nattes : c'est une sauvegarde contre l'air extérieur, mortel, en ce climat, pour les nouveaux-nés. On entretient du feu dans la case : il purifie l'atmosphère et chasse le mauvais esprit. La mère, ayant son enfant auprès d'elle, reste couchée pendant huit jours; on ne lui donné cfu'uné nourriture légère, jamais de couscous s y qui occasionne le gnir (coliques).

Ces huit jours passés, lu sœur du mari se rend en cérémonie à la case de l'accouchée; elle v amène

un mouton; au moment où elle donne, selon son droite un- nom à Tenfant, le mouton est égorgé; chaque parent ou ami arrive, apportant une calebasse de couscouss. Pendant ces offrandes et les congratulations qui les accompagnent, la sœurXdîwe les linges de la mère; seule elle doit vaquer à ce soin. Le repas est pris en commun ; les chants , les danses le suivent, puis tout rentre dans Tordre habituel.

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