II. SI le B)lRi-S)tm«ai »WM iifmt m vmte s«w les hbm, M
ogiri giiksi <[a'il Tieui d'Ure màanat im (tf^ of f^Of*'
III. Une ironiie en marche tenhalie, se fonasti en kiailte et rendiaW bonneors prMCrlls cl-detMS.
iT. ini froees^itu I* Sii|M-SHmeM. ta treww Mnwt «Um ea kMili snr le: places ai 11 proces3l«ii deirl passer, }^ potle ti'Ijonnenr sen 1 11 droileile la porte de Téglise par laquelle la profession forlira. Le réjinoi d'Inlanlerie qg) poHtra le premier nontr*. prendra tidtpile; cctai qui punai le Mcend, I» ga.idw ; le> Htr« riglnitUp «e (ptnmai eiiBlt*, BUanHInaal i droite et % (anche j les régitneDis d'artillerie Jpled ouaperoni le cenirtic rinfanlerie. — Les troupes i, clieyal Tiendront aprËs l'infanterie. Les onU- Diers ptendrontU droite, puis Irs cnirassiers, ensuite le< drafons, chassnn ethussards. — Usréjim«nlsd'ariiIleTiflïc)iCTaI occyperom le cenlredesiiaipcslcheval. — LaE^dicnierleDia.rflien.apJedeiilrelM/oRcIkinniiii'upiiUûi e( les antres asiistants. — penf compagnies de gienidiers escorteront leSaix- Sscremeiil; elles njarcberont en file, i droite elï eaucliedu dais. A débat de{Rnadiers, tmeestarieserafDuriiieparraiiilletieoopar les Insiliers; ei,i di&H de ceux-ci, par les compagnies d'élite des troupes 1 cheTal, i|ni feront le sctii* a pied. La compagnie du tégiaicnt portant le premier naméco, accnpen l> oroiic du daiK celle dn second, la giuche. — Lfs oflicieci te^ieroni 1 la dtoiK d:;s Aïe;. L» loos-ofUrlers et soldats porteront le taiil sur le bas droit.
V. L'artillerie fera trois lalves pondant le le ups que dorera la procMiio) et i"etira en baiîille sar les plues co qui ne sera pas uËcesaiire pour liBawE*-
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Valeutinien , tr'ùian des sectaires , accompsgaant un |oui l'empereur Julien dans le temple de la Fortune, à Adtieche, où il allait sacrifler, reçut sur sou inaateau quelques gouttes de l'eau bstrak, dont le prêtre, arme d'un bouquet de verveine, aspergeait ceux qui entraient. Valenliniea rudoya le piètre ; on prétend même qu'il coupa le loorceau de son manteau teucbé par l'eau lustrale, et le jeu à (erre. Celte scène ^traofe irrita Julien qui ordonna à son tribun de aacriSer sur-le-cbamp ou de quitter la miUce. Valenlinieo préféra partir (l). Les auteursecclé- MaKti((ue3 louent les scrupules de Valeatinien (<jui plua tard devint empereur), e( maudiseeut la tyrannie de Julien qui menait ses serviteurs dans L'alternative de conuneUre un acte contraire à leurs convictions reii^euses, mi da renoncer â leurs emplois, k leurs dignilés, à leurs moyens d'i»istence. Pourquoi les catholiques renouvellent-ils la même tyrannie î Ils ne peuvent condamner Julien sans se conduinner eux-mêmes; il n'y a pas deux morales, ieux juslices. Tous les actes doivent être Jugés d'aprèa les mêmes principes.
Ce n'est pas seulement tors des cérémonie» religieuses ayniil un caractère politique, que la liberté religieuse est méconnue : il est une infinité de ces où le catholicisme s'empare des individus sans leur consentement, les consiilcre comme ses sujets, les fait plier sous sa règle. C'est ce '|ijj arrive lorsque des corps «rmés sent requis d'eseorter )^ processkms {i). Au camp de Cfiâlons, ta messe est ce-
ft] Amlâée TEinurr, Htatoire de la emite loui Faâminittfathn ttnamne, T. lïl. p. HW. 8oio«ese, L. TF, c. S. Lt T. IomûUkt, histoire 'omaiiie, (A. M. I). G.). S* èdillon, p. 168. ,
(I) A. Tlcmcen (Algérie), en IBSt, SO lioiiimi» de h milice (girile ii^ilioDale)
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lôbrce en grande pompe; tous les régimeDls y assistent;
au h ver- Dieu, le C3D on tonne et lesTanfaresde QOO trompetlcs concourent au triomphe du catholicisme. A bord des vaisseaux de l'Étal, la messe est obligatoire pour l'égtiipnge. Dans les hospices, tout le monde est obli^d'as- )<iste]' aux offices, messe, vêpres, salut du Saint Sacrement, etc. 11 en est de même dans les prisons. C'est h un abus criant qui doit élre rérormé, même sous lô régime actuel des concordats. En aucun cas, les autorités publiques ni la Torco armée ne doivent donner un concours ofiiciel à une cérémonie religieuse, quelle qu'elle soit; et leur assistance à ce litre doit être sévèrement interdite. Que les fonctionnaires et les militaires fassent leurs dévoliims comme hommes privés, chacune part soi; que la lil)(!rté soi( respectée chez tous les hommes et que nul ne soit contraint d'assister à une cérémonie religieuse qui lui répugne, ni même soit tenu, pour s'en exempter, d'alléguer ses principes religieux. L'État ne doit pas chercher
rMprent l'ordre d'esnorler li procession it l> Féie-Diea. Pinni tat 11 j mil uu iiNWlinl cl plDsicurs îsraEliles qui retnsèrciit d'obéir t ccl ordre. Ils fuienlirodalu devant le constllda disclpIiDC ce undJinnès coDlradiclalrcmnl, t l'cxtcption de l'israïlile Hilm GâDlacis lui lui jugé |»r ditaul. Sor l'oppotillon de ce dernier, le (oaseil. coBsidtnnt qne le service comoundé ) n nilîtien n'avili pour bit que dltcompafner h procession, que , par censéquol te service éUU pnrcmeni honorïSqnc, cl lue, par snile, ledit senice n'^uii pasd'ordrc et de sAreié publique, le dit Haim Qicincl^ ne pouvait ptej lut astreint, l'i rcnvoïtdcs flits de 11 plainte.
Moniteur du ion- du 19 jnillel 1S64.
Ce jDECDient mtriie des éloges; nais il n\i pas asseï d'intoriié ponr bire changer Ucondnile idopléc pir le gDDvernemcul. El même, en svpposint qm'on eeese de rcquËrlr les miliciens oa gardes nalloDani qui peavent ponisolTie 1 leorB lisqnas cl ptrilE 11 défense de lesrs droits, te progrès ne s'appliqao^t lias t i'arjii^e oU cluqne homme est obligé d'obilr, sans pouTOir discaler IM ordres qnll retolL
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— !93 — i, soulever le voile dont chacun a le droit d'envelopper ses convictions. Il ne doit y avoir, dans le temple, que le prêtre et les fidèles; il n'y a ni fonctionnaires ni prince. Sous la Restauration, la session des chambres législatives était précédée d'une messe du Saint-Esprit, a laquelle assistaient les grands corps de l'État. C'était une conséquence du titre de religion de l'État, qui se trouvait dans la charte de 1814; c'était à cette religion seule que les pouvoirs publics demandaient la protection divine, c'était la seule dont les prières eussent une efficacité reconnue par la loi. Depuis la révolution de 1830, la nouvelle charte ayant substitué au tire de religion ifei'£tai celui de religion de la majorité des Français, les privilèges du catholicisme ont subi une restriction, et la messe du Saint- Esprit a cessé de faire partie du cérémonial politique. Les cours de justice et les tribunaux ont aussi l'habitude de faire dire une messe du Saint£sprit à la rentrée. Bien que les motifs qui auraient pu militer pour ou contre la messe des chambres, soient de tout point applicables à celle des tribunaux, le sort de cette dernière n'a pas été le même que celui de la première. La logique est ce dont on se préoccupe le moins dans la matière qui nous occupe : tantôt on cède au principe de la religion dominante, tantôt on suit celui de la liberté religieuse. L'usage dont il s'agit ne peut soutenir un examen sérieux. Les tribunaux n'appartiennent à aucune secte, ne peuvent, comme corps constitués, se rattacher a aucune communion religieuse; les magistrats peuvent, comme individus, être catholiques, de même qu'ils peuvent ne pas l'être; et, en l'ait, il est notoire qu'il se trouve, parmi eux, des protestants, des Israélites, des libres penseurs. (Chacun d'eux peut, pour
son compte, faire, en son particulier, des prières pour ol)tenir l'assistance divine dans l'accoroplissement de ses Fonctions; mais, comme Toncttonnaire public, il n'a pas le droit de proclaiaer la supériorité d'un culte quelconque ; le tril}unal, comme corps, quand même il serait composé eo entier de catholiques, est incompétent pour décernera une certaine religion la supériorité. Ces cérémonies, en donnant au catholicisme le caractère de religion dominante, sont pour les autres communions une cause d'abaissement et une menace. C'est, en outre, pour les magistrats une cause d'oppression : car, en les forçant, sans distinction, à participer à une cérémonie catholique, on s'expose à rencontrer chez quelques-uns une répulsion intérieure, qui devra se taire par respect pour les exigences ministérielles; la foi sera sacrifiée à l'étiquelle administrative, le croyant devra s'eOacer devant le fonolionnaire.
Dans l'ancien régime, il y avait, dans les salles d'audience des tribunaux, un crucifix placé au-dessus du siège du président. Cet usage s'est rétabli partiellement sousle premier empire et s'est généralisé sous la Restauration. £n 1330, quelques crucifix ont disparu, mais ils ont été replacés sous le nouvel empire. C'est encore là une violation delà liberté religieuse. La justice n'est ni catholique, ni protestante, ni juive; c'est une institution purement civile, qui doit être étrangère aux divers cultes.
Quand on prononce un serment judiciaire, on se tourae, ta main droite ouverte et étendue, vers le Christ , en disant r Je Jure devant Dieu. Il y a des gens qui coiicluent dftcet usage, que s'il n'y avait pas de crucifix dans la sBlle d'audience, les jureurs, n'étant plus contenus par la
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prtssBce «Je celle image sacrée, ne concevraient plus de la sainteté du serment une idée aussi imposante, que le parjure deviendrait plus commun, el que l'ordre social urait ébranlé. Ce serait, en vérité, rabaisser étrangement l'falelligence du peuple français, que de supposer qu'il ne oott en Dieu qu'autant qu'il a sous les yaix une ligure humaine, peinte ou sculptée, et que, dès qu'il n'est plusen piésence de ce simulacre, il peut sans danger se livrer ti lous les crimes, comme s'il échappait au regard de Dieu. Ce serait réaliser ce qu'on dit des femmes espagnoles qui, «vanl de se donner à leur amant, ont la précaution de tirer le ridaau sur la madone dont est orné leur boudoir, et, par ce moyen, Tôtit taire leurs scrupules. Bien que la religion iBsoitsouTCnt dégradée en se maiérialisant et se soit ainsi rapprochée du paganisme, nousne pouvons admettre qne, dans notre siècle, il y ait des hommes qui se fassent, delà divinité, des idées aussi grossières. Tout chrétien a appris, au catéchisme, que Dieu est infini, immatériel, qu'il remplit tout l'espace, qu'il est partout, qu'il voit tout, ([«'il pénètre les plus secrètes pensées, qu'il punit le mensonge elle parjure, II n'a donc pas tiesoin, pour se croire en présence de Dieu, d'avoir sous les yeux une flgui-c iprelconque. Mais il ne faut pas considérer seulement les CMholiques. A entendre certains docteurs, il semblerait ija'en dehors de l'église calholique, il ne peut y avoir de citoyens, ni même des êtres ayant droit d'être traités comme des hommes. Les dissidents éprouvent une çon- Ifainte des plus pénibles, quand, pour jurer en justice, ils wnt obligés d'étendre la main vers l'emblème d'un culte (pi, pour eus, n'excite que répulsion. Que diraient les catholiques si, appetés b prêter serment devant un tribu ■
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nal thibétain, ils étalent forcés d'étendre la main vers um statue de Bouddlia ? Ib se détourneraient avec horreur de ce qu'ils appellent une abominable idole; et, plutôt quede paralrre lui rendre bommage, ils préféreraient encourir les peines édictées contre le refus de serment. Pourquw donc oublient-ils cette loi de la charité, qui nous codh mande de traiter les autres comme nous voudrions Htt traités nous-mêmes ?
Le clergé calbolique a le privilège d'intervenir dans le» affaires publiques pour marquer de son sceau un grand nombre d'objets, mobiliers ou immobiliers, apparlepaoti l'État et aux communes. Ainsi il bénit les drapeaux, les vaisseaux de l'Ëlat, les cbemins de 1er, les télégraphes, les premières pierres des édilices publics , et quelquefoU ces édiUces, quand ils sont achevés, etc. Ces cérémoaiEs se font avec le concours des autorités. C'est coosacrer b suprématie du catholicisme, c'est suivre les vieux errements de la religion d'Ëtat. Du moment où l'État n'adofilf aucune religion, il ne doit demander à aucun culle ni prières ni bénédiction, il doit écarter tout ce qui implique un privilège.
La bénédiction, aux yeux de la secte dont elle émane, est un acte auguste, une source d'avantages, le vél)ictil> de la faveur céleste, un préservatif contre une foule ^ calamités : mais, dans cette même cérémonie, les secus dissidentes ne voient qu'un vain et stérile appareil; qu^queâ-unes même la considèrent comme l'instrumenl maudit des communications avec les puissances inremales, comme une émission de vertu maléflciante, comme une pratique impie, à laquelle on ne peut participer swi
souiller son fime. Ainsi l'empereur lullen ayant tall consacrer les romaines d'Anlioche et de Daphné suivant les riles de la religion de l'empire, et arroser d'eau lustrale les provisions qui se vendaient au marché, les chrétiens scrupuleux n'osaient plus boire ni manger, dans la crainte d'être pollués par une substance qui, à leux yeux, était infectée d'un virus démoniaque (i). Si les cérémonies des cultes qui vous sont étrangers vous inspirent une telle borreur, vous ne devez pas être surpris que les dissidents vous rendent la pareille, qu'ils repoussent vos bénédictions, comme vous repoussez les leurs. Epargnez donc à vos frères hétérodoxes une oppression que vous déclareriez inique et révoltante, si c'était vous qu'elle atteignit. Que chaque secte renfermée dans son temple, bénisse tant qu'elle voudra ; mais qu'elle ne puisse avoir aucune prise sur v-e qui appartient à tout le monde; que nul ne puisse imposer sa bénédiction à celui qui n'en veut pas.
Les partisans de la routine croiront que tout est perdu si l'on abandonne les vieux us, et vont s'alarmer de ce que deviendra te salut de la France privée des bénédictions qui attiraient sur elle ta protection divine... Qu'on se rassure. Remarquons d'abord qu'en cas de guerre entre la France et une autre puissance catholique, les deux parties i>elligérantes font également bénir leurs drapeaux, s'op-
(1) • Qicl cubiigel s'ttriiiCDl'ilt. Nous iw mpironi qu'an itr impur inf»U de l'oitn et de la famée dei «ieilmcs ; on tiii entrer dans nos veines les souillures deridolllrïe... Nous ne poDioDS noua eœiiècher de jéiutr en «0)3111 lliIolUtie, noD-sealeiQFiit iriomiibéi , mais torrouipre josqu'ii nos ili-
T. ZIII, eh. la. S. CHiiMsnwE, T. Il,
— (98 — posent l'une à l'autre une même vertu divine; et comme deux forwa égales et opposées se Deutralisent, il en résulte inévitablement que les choses se passent exactement comme s'il n'y avait eu de bénédiclion de part ni d'autre. On peut donc en venir là sans nul inconvénient. Envisageons maintenant la question d'une manière plus générale. Les fidèles croyant à l'elTicacité de la bénédictioD, pourraient se plaindre d'élre troublés dans leur liberté religieuse, si par une loi civile ils étaient privés de ces avantages. Soit ; ils ne seront privés de rien du tout. 1! est admis dans l'Église: i" que le prêtre peut bénir en bloc UQ grand nombre d'objets; c'est ce qui a lieu notamment quand un évêque bénit d'un seul geste et en même temps, une masse de citapelcts, médailles, etc. qui lui sont présentés ; i' que la béuédictioa peut, en vertu de l'intention de celui qui la donne, s'étendre & une dislanee indérmiê ; c'est ainsi que le prêtre qui se trouve placé i l'une des extrémités d'un chemin de fer, bénit d'un coup toute la ligne, y compris les embrancliements, gares, magasins, machines, matériel, accessoires et dépendances ; et que le pape adresse sa bénédiction urii et otU. Rien De sera donc plus Tacile au clergé catholique, bien que renrermé dans ses temples, d'adresser sa bénédictioa à toutes les personnes et à toutes les choses mobilières et immobilières, sur lesquelles il aura la volonté de la porter, eu général et en particulier; il pourra même l'élendreà la France entière et à tout ce qu'elle renferme, de msaiète qu'il n'y ait pas un individu, pas un pouce de Kfrre, pas un objet mobilier, pas un atome qui ne soit 'sanctiHé et pourvu de toutes les grâces, de tous les avantages attaché* ft la bénédiotlon. Tout 1» monde atoai 5m
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content, el tout sera concilié ; les fidèles posséderont toules les faveurs que comporte la bénédiclion, et le principe de séparation du spirituel et du temporel sera
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on SACRE DES BOIS
Le sacre des rois, qui autrefois avait une Importance capitale, ne sera bientôt plus qu'une' singularité archéologique. Cependant cette cérémonie est encore usitée en Angleterre, en Autriche, en Prusse, eu Russie et dans quelques autres royaumes; il a été question, dit-on, de ressusciter en France cet usage gothique, li y a donc Intérêt d'en traiter, à propos des relations entre i'Étaiet l'Église.
On s'accorde à en faire remonter l'origine à Samad Moïse avait institué la consécratjou du grand-prétre m moyen de divers rites dont le principal consistait en im* elîusion d'huile sur sa tête. (Ex. XXIX, LevU. VIII) (i)-
(1) Il fst dirocile de s'eipliiiaer l'importaDce atUelite t rknile: omhi 1rs pen; Ifs oiil-its Hé amenés il croire que l'ontlion Iiile aïfc Mlle S"W«« Qv^ill une Tenu lunialu relie el sufDsiil pour iriDsroruieriiuralenieDl tt<a V'
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Une vertu surnaturelle était attachée b cette cérémonie qui, aux yeux du peuple, conférait aux prêtres un caractère sacré, faisait d'eux des êtres privilégiés, supérieurs à l'humanité, des intermédiaires entre Dieu et l'IioDime. Celte onction solennelle était réservée aux seuls prêtres. Il n'y avait ni rois ni princes ; la constitution politique n'avait rien de bien arrêté, rien de régulier ; une haute influence appartenait aux prêtres et aux prophètes qui étaient considérés comme recevant journellement des communications divines , et qui, dans toutes les occasions importantes, faisaient intervenir la volonté de Dieu, dont ils étaient les interprètes. En un mot, le gouvernement était théocratique. Quand les Israélites voulurent, à l'exemple des peuples voisins, avoir un roi et une dynastie, ils s'adressèrent è Samuel qui jouissait d'un crédit immense et passait pour être le confldent du Très-Haut. Ce prophète n'ayant pu les détourner de leur dessein, voulut du moins, en établissant une monarchie, réserver h la théocratie une part considérable de pouvoir sous le nouveau régime. 11 fit choix du monarque, alîn de s'assurer par là un instrument docile. Ayant cru trouver dans Saûl les dispositions convenables, il te prit en particulier, lui répandit sur la tête le contenu d'une petite flole d'huile, le baisa et lui dit : > Le Seigneur, par cette onction, te sacre pour prince sur son héritage (I Boa, IX, X). • Il suffit plus tard h ces deux
bien précisel signifie lonlemaliËregriissc oncinenseoii baileose; le mol corrcEpunilaiil irabe lama nul dire beurre Fonda.
L'exiiessiuti ciuplaiique l'oiiU dv SHgnevr slgniSe iane, i innpreuieni futur, Ugraititdt Dieu. — ''
— SOI — hommes d'alléguer ce fait, accompli sans témoins, pour quu la nation reconnût Saûl comme roi légitime, comme élu de Dieu pour régner. Mais des disseniiments s'êtant ensuite Élevés entre l'homme de Dieu et le roi qui lui devait le iràne, Samuel se détermina à briser le monarque qu'il avait institué ; en vertu de l'autorité divine qu'on lui reconnaissait, il n'eut besoin que de faire parler Jéhovah pour se faire obéir ; la même autorité qui avait fait un roi ne pouvait-elle pas le délaire ? Les privilèges de l'onction sainte ne durent qu'autant que le veut tiien celui qui l'a administrée; le prêtre ou propliète, dépositaire des volontés divines, donne ou relire la dignité royale. Weat-ce pas le modèle d« ce que ctevait être plus tard l'omni^leDce des papes t
Samuel fit choix alors d'un jeune berger, comptant sans doute sur son inexpérience pour gouverner sous son nom. Ce fut dans une réunion de famille qu'il alla trouver David et, prenant une corne pleine d'huile, il le sacra au milieu de ses frères; et, dcpusce tenq)s-là, l'esprit du Seigneur fut toujours en David (I Bots, XVI).
Telle est l'origine du sacre des Rois; elle est, comme on voit, essentiellement théocratiqUe ; elle implique la suprématie sacerdotale, elle fait du prince un humble lieutenant du prêtre, un vassal ne tenant son pouvoir que de l'onction sainte; le véritable souverain, c'est le prêtre qui, aa nom de Dieu, confère la royauté, sans toutefois lui garantir l'inviolabilité ; il se réserve toujours de rejeter, coiame il a (ait de Saiil , le prince qui méconnaît l'autorité du clergé, qui n'exécute pas sps ordres avec uue souuii:isiua complète et aveugle.
La plupart des docteurs chrétiens s'étudièrent à irouTer
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dans le jadsïBme un modale général, un type prophéiiqui du christianisme; chaque texte biblique fut regardé comme devant à perpétuité lervir de fègle de conduile pour l'huma* nité. Le livre inspiré de Dieu n'est'ilpaa un trésor de sagesse? On Dfi pouvait mieux Taire que de copier les institutions dont l'origine divine garantissait l'excellence. Ou emprunlti aus UraéliteR la dimâ su profit du clergé i on leur emprunta aussi le sacre des rois. D'aprèg une légende gui longtemps Tut l'objet d'une Terme croyance, ce (ut Clovis, premier roi chrétien de la race dee Francs, qui le premier eut l'honneur d'être sacré sous la loi nouvelle : la taiutt anpeule élait une fiole reraplie d'huile, apportée tout exprès du ciel, pour celle auguste cérémonie, par un ange, selon les uns, et, suivant d'autres, paF le Saint'JËsprit sous la forme d'une colombe. Celte ampoule miraculeuse élait conservée piécieusement dans l'abbaye de St-Remy, pré» Reims, et a servi à tous les sacres des rois, jusqu'à celui de rinforîuné Louis XVI. En 93, un membre do la Convention détruisit publiquement celle relique et dressa procè»* verbal de l'opération. Mais les reliques ont la vie dure; elles ressuscitent à point nommé; et il n'y a pas lieu de t'en étonner, puisque, destinées è faire des miraclea, il est tout simple qu'elles appliquent & leur propre restauration leur pouvoir miraculeux. Lors du sacre de Charles X, ce Tut la vraù ampoule de Reims qui servit à le oindre.
L'origine de la sainte ampoule est une fable ridicule, qui. ne peut même supporter l'examen. 11 est reconnu que ni Clovls ni ses descendants n'ont été sacrés ; le premier historien qui parle de la sainte ampoule descendue du ciel, est Hincmar, archevêque de Reims , daik un discours
lenu au concile de Helz en 869, c'est-Mlre près de quatre cents ans après la mort de Clovis. Il n'est fait aucune mention de cet événement, ni par S. Avit, ni par Fortunat, ni par Grégoire de Tours, ni eafîa par aucun historien contemporain ; Grégoire, qui donne les plus grands détails sur la conversion et le baptême de Clovis, n'aurait pas manqué de parler d'un événement aussi extraordinaire s'il en avait eu connaissance (l).
C'est, ss\ou toute probabilité, à Pépin le Bref qu'il faat faire remonter le sacre des princ>?3 chrétiens. Cet usage s'est accrédité en France et dans la plupart dus Étals chrétiens ; il a été admis que le sacre imprimait aux rois un caractère divin, en faisait les oints du Seigneur, légitimait leur autorité, leiir conférait le droit de commander aux peuples au nom de Dieu. Le cérémonial du sacre des rois de France a été décrit dans un grand nombre d'ouvrées. On peut consulter, entre autres, la brochure publiée à l'occasion du sacre de Charles X, intitulée : Cérémonial du sacre et du couronnement des rois et reines de France, par M. A. de M. [2' édition , Paris, 18î8). Il y a un office particulier dans lequel on remarque une liturgie qui certifie la réalité de l'origine jniraculcuse de la sainte ampoule. A l'arrivée de cette précieuse relique, on chante : • pretiosum munus I ô pretiosa gemma I quœ pro unctione francorum regum ministerîo angelico cœlitiis es emissa I (p. 68). > Et plus loin : < Gentem Francorum inclytam, simul cum rege nobill, béates Remlgius sumpto
(l)~Vo>r ladlsscnaitanjadicinsedaM. l'ilibË Le Cinn, doclenr en tbèohitit {Dii:tionnairedit prop/iétiei et dts miraclei , U\uai parlie de II «^ Icciien de l'abbé Miene. Fitls, 18}9, T. II, cal. SlTj f" Sacre dit roi* de .
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cœliiùs clirismate, sacro sanclificavlt gurgite atque Spitûs sanctt plenè ditavit munere. Qui dano ûngul'irù gratiœ in columbd apparuil et divinum ckrisma calilùs pontifici minislravit (p. 93). • On voit que l'Église, ne voulani rien perdre des Icgejides, accepte et sanclionae tout, l'apport par un ange et celui de la colombe.
Le roi se met à genoux devant l'archevêque qui lui pose la couronne sur la tête, lui met â la main le glaive et le sceptre, Jui passe au doigt un anneau, en se servant d'expressions qui indiquent que le roi lient son pouvoir da l'Église : < Accipe annulum, signaculum videlicet fidei sanclœ, soliditatem regni, argumentumpotentiie, perquem scias hostes refellere, etc. (p. ii). •
Le roi jure non-seulement • de vivre et de mourir en la sainte foi et religion catholique, apostohque et romaine • (p. 78), mais aussi • de s'appliquer sincèrement et de toutes ses forces, à exterminer, de toutes les terres soumises à sa domination, les hérétiques déclarés tels par l'Église {1). > Ce devoir de combattre les ennemis de l'Église
(t^L'aDieorremariiue, en ih>i«, que cesermcniD'ièLèluiroâDiiqBedcpiiisIe concile de Lilnn knn en laiSsjus la (irtslilcnu da pipe Innoccm III, «l atcepié jiar loos les éïfnoes dB la ciiliolleLié. Voici le leiie da tanon reUlif
. Que les Mlorilis lemporeiies, queliiues [onelions qu'ail» remiilissenl, Boiïnl exIiuilccE «t, s'il èliit nécessaif«, conlrilnles, par censure ecclésiasiique, k prèlcr publiqueiueiit un senuenipoui la défense de 11 fol, serment parlequel elles s'i'n!:i|;eni el s'aiipliquenl siiirÈrcmeiil el de loDles leurs furcesl exirrminer, dans les coulrèt's soumises i leur jaridiclion, tODB les bËiéliquts di datés fit l'Église, Ipro viribut exlenninare ttadebunl), H cela de Iclte r^fon que, qiiaiiil qurlqu'uu ïuraËléadiuis lun poutoir spirituel ou tenipurel, ilsoil
• One Mi'quelque seigneu' leniporel, requis et aieiti pat I'%lise, relasc de porgct Sun dooiiine de celte suuillure Mcélique , il soil excomniuuié par le BiÉltopulilaln et par les aulres évCques de la province; el que si, par manque
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est rappelé à plusieurs reprises. L'archevêque, en remellant au roi l'épée bénite, lui déclare qu'il doit exiereret détruire, non moins les faux chrétiens que les ennemis avérés du nom chrétien (p. sa), qu'il doit combattre ks paient (p. 89), délmire les hérésies (p. lïO).
Le sacre appartient b un régime âous lequel le catholicisme est dominateur, intolérant et exterminateur. 11 esl donc radicalement incompatible avec les institutions modernes qui proclament la liberté des cultes. Dans les d nlers siècles, ce n'était déjà plus qu'un iionteilx anachronisme. Henri IV, élevé dans le protestantisme auquel II resta toujours attaché du fond du cœur, lé prince qui eut l'honneur de paclller la France après les longues et sanglantes guerres de religion, l'auteur de l'Édit de Nantes, qui a fait bénir sa mémoire, et par lequel il a assuré aux protestants la liberté religieuse, comment a-t-il pu s'humilier jusqu'à prononcer solennellement ces infâmes formules par lesquelles oit lui faisait jurer de détruire, de mettre k mort ses anciens coreligionnaires, ses serviteurs les plus dévoués , ses amis qui avaient versé leur sang pour sa cause, tous coupables d'Être demeurés Tidèles à leur religion, de n'avoir pas voulu, comme lui, sacrifier leur conscience à leurs intérêts (i) 1 Ces serihents hideux n'étaientils pas déplacés dans [a bouche de Inouïs XVI qui devait,
de kiHiBï vohinléi 11 laisse passer no» iniié» uni satisfaire, nia «oil dfnoHf m soDvcntn tionlife.afin qnc celDl-ci, des Inrs, déclare ses vissiux délita de leoT ndêlllc, cl donne s«n payai dea uiliollqDcs qai, aprCs ttoir «iicrniint ka liértLtqncs, le deironl iioaaédec sans eonitait et Biiintenlr dana la pitreti de la toi. •
(I) • Ittm, de tara med ne jurisdii-liane rnihitubdiUnniveriBihart' Hcoi ab Ercleild dmolaloiproiiribut banijide exlirmlnartiliidtto. •
laiMiERT, Remcell dei ardonnaneei, 'I . XV, p. 7«.
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