M. Lasson, disciple de Hegel, dit
« La puissance paternelle n’est pas un droit qui appartient
demande pour ce cas l'égalité des deux parents sous le contrôle du magistrat, véritable représentant de l'État.
Autorisation à mariage
Les droits que nous venons d'étudier s’exercent pendant la période où l’enfant incapable de se suffire doit rester dans sa famille.
Bientôt il devient un être autonome ; il veut quitter le nid familial et fonder lui-même un foyer.
Alors dans une idée de protection et de déférence, s'exerce une des dernières prérogatives véritablement actives de la puissance paternelle : «le consentement au mariage » (1).
au père dans l'intérêt des enfants. Le père n’est que le représentant ou mandataire de l'État, il remplit une fonction que celui-ci lui a confiée. »
1. « Nous requérons, disait Portalis, le consentement des père et mère pour le mariage des fils qui n’ont point atteint l’âge de vingt-cinq ans et pour celui des filles qui n’ont point atteint la vingt et unième année. La nécessité de ce consentement reconnue par toutes les lois anciennes est fondée sur l'amour des parents, sur leur raison et sur l'incertitude de celle de leurs enfants. Comme il y a un âge propre à l'étude des sciences, il y en a un pour bien saisir la connaissance du monde ; cette connaissance échappe à la jeunesse qui peut être facilement abusée par ses propres illusions et trompée par les suggestions étrangères. Ce n’est point entreprendre sur la liberté des époux que de les protéger contre la violence
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Le Code, dans ce cas, a reconnu à la mère un droit de consultation ; mais dans l’état actuel des choses, ce droit est bien vain, et se réduit à une simple formalité que les enfants sont obligés de remplir.
« Dans une société, dit encore à ce sujet Portalis, toute délibération, toute discussion deviendrait impossible, si l’on n’accordait la prépondérance au suffrage d’un associé. La prééminence de sexe a partout garanti cet avantage au mari. » (1)
La mère oppose-t-elle un veto formel : peu importe, on peut passer outre (2). Encore cepen-
de leurs penchants. Le mariage étant de toutes les actions humaines celle qui intéresse le plus la destinée des hommes, on ne saurait l’environner de trop de précautions. Il faut reconnaître les engagements que l’on contracte pour être en droit de les former. Un époux honnête, quoique malheureux par sa légèreté ou ses erreurs, he violera point la foi promise, mais il se repentira de l'avoir donnée, il faut dans un temps utileet par des mesures qui éclairent l'âme prévenir ces regrets amers qui la brisent. « (Exposé des motifs. IV, p. 484.)