RE OL
sence » (1). Toutefois, ils font remarquer que l’article 141 ne distingue pas. Proudhon, en rapprochant les articles 141 et 142, avait conclu que la surveillance dont ils parlent est une tutelle dans l’un et l’autre cas. Il nous semble cependant que ces deux articles ont entendu viser des cas bien différents.
L'article 141 prévoit le cas où le père disparaît, la mère élant vivante, et l’article 142, celui où le père disparaît, la mère étant déjà décédée. Dans le deuxième cas, sans aucun doute on se trouve dans la nécessité de pourvoir à la tutelle.
La majorité des auteurs : Toullier (2), Duranton (3), Demolombe (4), Valette (5), Aubry et Rau (6), Demante et Colmet de Santerre (7), Laurent (8), Huc (9), Baudry-Lacantinerie et Houques- Foucarde (10) sont d’avis que le pouvoir donné à la mère n’est pas une tutelle.
Cette question présente une certaine importance à cause des conséquences qu'elle entraîne : hypo-
. Aubry et Rau, 5e édition, $ 160 et la note 8.
. Toullier, t. I, n° 548.
Duranton, t. I, n° 518.
. Demolombe, t. Il, n° 3r2.
. Valette sur Proudhon, t. I, p. 306, note a. . Aubry et Rau, 5° éd., t. I, p. 962.
. Demante et Colmet de Santerre, 3e éd.,t. I, n°s 186 et 186 bis. .