Epitre IL, ad. Corinth., XII
RE 0 celle du père ; le respect et l’obéissance leur sont dus également par leurs enfants.
Toujours saipt Paul, quand il consacre les droits de puissance paternelle, unit la mère au père.
Alors, la tutelle maternelle, quin’était qu’une simple faveur, devient un droit consacré par les empereurs Valentinien, Théodose et Arcadius. Tout d’abord, pour être investie de cette fonction, la mère devait être majeure et il lui fallait s'engager par serment à ne point se remarier. Justinien supprima le serment, mais il exclut la mère de plein droit dès son deuxième mariage.
Tandis que décline l'autorité paternelle, par un mouvement inverse les pouvoirs de la mère s’accroissent, pour tendre au même niveau. Par degré, les constitutions impériales donnent à la mère des droits égaux à ceux du père sur la succession de ses enfants ; elles lui permettent de prendre part au choix de l’époux lors du mariage d’une fille ; elles lui donnent la tutelle légale, et même, si elle est injustement répudiée, ou si elle a obtenu la prononciation du divorce en sa faveur, elle est investie de presque tous les attributs de la puissance paternelle.
Mais peu à peu, une certaine méfiance se fit sentir contre les femmes (1).