LAS ES
Les textes les plus décisifs du droit canon consacrent la supériorité morale de l’homme.
« L'homme seul a été créé à l’image de Dieu, mais non la femme ; en conséquence la femme doit être la subordonnée et presque la servante et l’esclave de l’homme. » (1).
Dans le droit germanique, la mère n’était rien du vivant du père. À la mort de ce dernier, la situation de celle-ci change ; à défaut de fils majeur elle peut disposer de la main de sa fille; et c’est à l’exclusion de tout autre que lui est dévolu ce droit.
Les quatre siècles de domination romaine avaient acclimaté en Gaule la puissance paternelle.
Elle survécut aux invasions des Barbares et même se généralisa par la confusion insensible des races.
Pendant une longue suite de siècles, la puissance paternelle se maintint telle qu’elle était à Rome, à peine modifiée par quelques usages locaux, si bien que dans la législation familiale des pays de droit écrit, nous retrouvons encore au xxi° siècle les institutions de Justinien sans presque aucun changement.
D'après Loysel (2), quel que soit l’âge de l’enfant, le père jusqu’à sa mort exerce seul la puissance