‹ De la situation des ouvriers en angleterreChapitre 62 sur 70 · INSTRUCTION PRIMAIRE · texte numérisé non relu

INSTRUCTION PRIMAIRE

Le total des dépenses de ces écoles a été de 36,053,075 fr.

Dépenses pour la construction de nouvelles écoles :

Dons de l'État '. . 570,125

Autres dons 2,2/j/,,275

Total 2,8U,/,00

Total des dépenses votées par le Parlement : constructions, salaires des maîtres, dons aux écoles normales, subventions fixées par la loi, administration. 17,130,050

Irlande.

Écoles nationales, presque entièrement gratuites: Élèves inscrits 913,196

— présents chaque jour . . . 321,683

Écoles monastiques :

Élèves inscrits 73,3/i^

— présents 31,5/i2

Budget des écoles nationales :

Sommes votées par le Parlement. . 8,652,750 fr.

Total des recettes 10,954.175

Total des dépenses 9,262,600

La somme totale votée pour Tinstruction primaire du Royaume-Uni a été, en 1807, de 25,782,800 fr. Un seul chiffre montrera les progrès de l'instruc-

216 IMERVRM'IO:> LÉGISLATIVE.

lion primaire sous l'influence de ce système : le nombre des élèves dans les écoles visitées, qui, en 1867, était de 1,391,100, ne s'était élevé dix ans auparavant, en 1857, qu'à 626,696.

Il ne me reste plus qu'à pailer de la nouvelle organisation établie par la loi du 9 août 1870, dont on ne peut encore aujourd'bui apprécier les résultats. Elle constitué des districts d'écoles, composés d'une ou de plusieurs communes, l'agglomération de Londres en formant un spécial, qui sont tenus de posséder chacun le nombre suffisant à leur population d'écoles publiques élémentaires, où les élèves ne doivent pas payer plus de 9/i c. par semaine. Un règlement détaillé indique les conditions auxquelles une école est classée comme école publique et reçoit une subvention : on y remarque les prescriptions les plus sévères en faveur de la liberté religieuse des élèves. Ces écoles sont classées après la visite des inspecteurs, qui examinent les élèves et les rangent dans six classes, selon leur degré d'instruction. L'autorité directrice supérieure du gouvernement est exercée par le département de l'éducation, dont relèvent les inspecteurs. Mais l'application de la loi est laissée aux autorités locales. Ces autorités sont : les surveillants des pauvres dans les communes rurales; les conseils municipaux dans les bourgs ; et un bureau spécial, SchooRward, élu comme les Fes^ries, dans l'agglomération de Londres, mais unique pour toute la capitale. Le département de l'éducation détermine la quantité d'écoles nécessaires dans chaque district ; il reçoit les appels contre les autorités locales ou les inspec-

INSÏRUGTIOX PRIMAIRE. 217

leurs, et ordonne les enquêtes. Si les autorités locales, négligeant ses prescriptions, n'ont pas établi, dans un délai donné, les écoles qu'il a prescrites, il lait former, par élection, dans le district un School-hoard spécial. La loi permet à ces Boards de faire des règlements établissant l'instruction obligatoire et assurant la gratuité aux pauvi'es, et de se charger de l'administration des écoles volontaires qui ne pourraient subsister dans ces conditions. La loi prévoit divers cas où le département peut ordonner la formation d'un School-hoard : les autorités locales peuvent toujours la demander. Il est nommé par les électeurs communaux; à Londres, il est formé par scrutin de liste, avec la faculté pour l'électeur de concentrer toutes ses voix sur un seul candidat. Le mandat y est triennal; six mois d'absence emportent la démission. Le Scliool-board est une personne civile qui nomme des employés salariés, achète, bâtit, dote et entretient les écoles. Il peut emprunter avec amortissement pour un terme de moins de cinquante ans. Il a le droit de nommer un comité de direction. Aucun catéchisme particulier à une religion ne saurait être enseigné dans les écoles fondées par les Schoolboards. L'exemption de payement pour l'école, accordée aux parents pauvres, doit être renouvelée au moins tous les six mois. Le School-hoard a le moyen de faire un grand pas dans la voie de l'instruction gratuite et obligatoire; il peut établir dans son district, si celui-ci compte beaucoup de pauvres, des écoles gratuites, et surtout il peut décréter, pour toute l'étendue de ce district, l'obligation d'assister à l'école pour tous les enfants

21S I\TERVE\TIO\ LI'GISLATIVK.

de cinq à treize ans : une distance de Zi,800 mètres du domicile à l'école est une excuse valable, qui dispense l'enfant de cette assistance. Le Board fixe les heures de travail dans les écoles soumises à sa tutelle. Lorsque l'inspecteur les visite, tous les enfants âgés de plus de dix ans, qui, à l'examen, ont passé un certain degré d'instruction, sont dispensés de l'obligation d'assister à l'école, en tout ou partie. Les règlements faits par les School-boards doivent être soumis à l'approbation du département de l'éducation : celui-ci peut déclarer les Boards rebelles à la loi, lorsqu'ils ne s'y conforment pas, les casser et les remplacer par une commission provisoire qu'il nomme lui-même. 11 peut aussi, pour égaliser les charges, réunir plusieurs districts en un seul, et dissoudre ensuite ces unions, s'il le juge nécessaire. L'entretien des écoles qui sont à la charge du Schoolboard, la subvention donnée à d'autres pour arriver au chiffre prescrit par le département, et le salaire des employés, forment le budget des dépenses du Board : ces dépenses sont supportées par un fonds spécial, appelé School-fund, administré par le Board, dans chaque district. Ce fonds est alimenté par le payement des élèves, les subventions de l'État, qui passent en partie par les mains du Board, et les emprunts dans la forme autorisée. Si ces ressources ne suffisent pas, le Board donne connaissance aux autorités locales de la somme nécessaire pour couvrir le restant des dépenses, et cette somme doit être prélevée sur la paroisse, au moyen d'une élévation des taxes locales. Les comptes de chaque Sehool-fimd sont vérifiés par le comptal)le de l'Assis-

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