LOIS PROTECTRICES
établi que les patrons faisaieul hablliioUemenl ua usage abusif de la liberté des contrats et des avantages que leur donnait leur position. Aussi les mesures i)r()posëes furent-elles combatUies seulement comme vexaloires et stériles. Les pations prolestèrent contre Tiaterventien de l'État, qui, disaient-ils, pénétrait partout chez eux et prétendait s'opposer à des usap;es et à des règlements librement acceptés par leurs ouvriers.
Cependant, toutes les grandes industries reconnurent bientôt que ces usages et ces règlements avaient des résullals déplorables, (ju'elles en souffraient ellesmêmes, par contre-coup, presque autant que les ouvriers, et que l'État leur rendait service en empêchant des concurrents peu scrupuleux d'y avoir recours. Le contrôle d'enquête de l'Élal, contre lequel ou se récriait, existait déjà en Angleterre; il y est exercé avec grande mesure, et parfaitement accepté, grâce aux habitudes introduites par la perception de divers impots et i)articulièrement de l'impôt sur le revenu. On peut citer, comme exemples de ce contrôle, les droits d'excise, le droit de visite pour prévenir la distillation clandestine, et la surveillance pour empêcher les fermiers de laire du sucre de betterave ou du tabac indigène.
C'est dans la petite industrie et dans la métalhirgie que les Truck sliops, le système des lonj'ues échéances et des salaires iictils, ont trouvé leurs plus ardents défenseurs, et les enquêtes de l'année dernière prouvent, comme on le verra par la suite, que ces abus sont encore loin d'avoir été déiacinés. L'opinion publique, et le Parlement, qui en est l'interprète, considèrent qu'il est