Journal Le Temps, 4 septembre 1906 (Commentaire de l'en
cyclique Gravissimo, par Mgr Touchet).
«couvre un monde et les océans, qu’elle soit la « petite Norvège, qu’elle soit la vaste Allemagne, « vous ne disposerez pas d'elle sans elle. L'Eglise « n’a jamais pris, ne peut prendre, ne pourra jamais « prendre une autre attitude. Ou elle se niera elle- « même, niera son souvérain, niera sa constitution, « ou elle déclarera qu'on ne peut disposer d'elle sans « elle. » |
C’est ce que n’a pas vu ou n’a pas voulu voir le Parlement français. {l a cru pouvoir imposer sa volonté aux catholiques, alors que ceux-ci avaient partiellement aliéné la leur entre les mains de leur chef suprême et que leur conscience leur interdisait de la reprendre. C'était méconnaître le fait catholique et ce fait devait bien vite s'imposer à lui.
En 1905, on néglige d'entrer en conversation avec Rome. Le Pape interdit la formation des cultuelles : le législateur dut construire une loi nouvelle, celle du 2 janvier 1907 mettant les églises à la disposition des fidèles, et soumettant les réunions du culte au régime de la déclaration préalable, régime de droit commun en matière de réunion publique! Le Pape interdit au clergé de recourir à cette formalité : la loi du 28 mars 1907 dut intervenir qui vint modifier le droit commun en la supprimant. Ainsi pour empêcher les catholiques en se soumettant à la parole pontificale de sortir de la légalité, on dut modifier la légalité même ! ! — Bien plus, nous l'avons vu, parce