FES", ‘BE
bien dans la gestion des affaires sociales que dans l’accomplissement des obligations légales, nous fait un devoir de répondre à deux questions qui se posent d’elles-mêmes et qui découlent naturellement de notre manière de voir.
On se demande en effet, étant donné le peu d’importance que nous accordons aux fonctions des administrateurs de société, 1° comment il se fait que le législateur ait cru devoir reconnaître la nécessité de cet organe que nous nommons conseil d’administration ; 2° pourquoi il lui a imposé un si grand nombre d'obligations, alors qu’il savait pertinemment comment ces conseils seraient composés, quels seraient d’une manière générale les capacités de ses membres et leurs moyens d’action.
Il est évident en effet que si les Conseils d’administration des Sociétés anonymes avaient pour seule et unique raison d’être la gestion directe et effective des affaires sociales, il n’y aurait pas grand inconvénient à ce qu’ils fussent supprimés purement et simplement. Mais nous ne pensons pas que le législateur se soit fait d'illusions sur ce point. Son but n’a pas été de faire du conseil d'administration un organe essentiel et actif, ou si ce but a été tel, il a été rarement atteint.
Une autre idée prédominante assurément a présidé à la création des conseils d’administration, c’est très certainement l’idée de responsabilité. Le