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lui-même que pour toute autre personne, que c’est son patrimoine qui est directement sacrifié par la déconfiture de la société et la baisse des actions; que la crainte de voir déprécier son papier, soigneusement enfermé dans la caisse sociale et inaliénable, va engendrer chez lui une crainte salutaire, qui pèsera favorablement sur sa conduite dans l’administration des affaires de la société. Somme toute il est intéressé directement à la prospérité de la société. Malheureusement il lui est extrêmement facile de détacher sa cause de celle de la société. Tant que les affaires vont bien, son intérêt lui commande de laisser aller les choses : ses actions de garantie subissent une plus value comme les autres et il en profite comme tous les actionnaires. Mais du jour où le marché des actions est influencé par une facheuse nouvelle, du jour où la cote baisse, sa situation n’est plus la même que celle de l’actionnaire. Celui-ci peut vendre ses titres : l'administrateur ne le peut pas. Va-til donc assister impuissant à la débâcle? Va-t-il voir sa fortune immobilisée dans ses titres, subir toutes les fluctuations de la cote, s'effondrer avec elle sans pouvoir y apporter aucun remède? S'il en était ainsi les situations d'administrateur n’exciteraient pas autant de compétition parmi les amateurs de sinécures. Il est très simple d’obvier à ce léger inconvéaient. Il suffira à l’administrateur qui a des craintes pour ses titres immobilisés en garantie de sa ges-