‹ De la société américaineChapitre 103 sur 135 · QUATRIEME PARTIE. — RELIGION · texte numérisé non relu

QUATRIEME PARTIE. — RELIGION

grand nombre d'individus ayant qualité pour exprimer les désirs communs et répondre aux sympathies communes des adorateurs.

Des personnes éclairées et religieuses pensent qu'il serait avantageux à la religion de changer, en Amérique , le système actuel des études Ihéologiques. Cela serait possible , pourvu qu'on reconstituât ce système sur de meilleures bases , et que ce changement n'eût pas pour but de fournir à la chaire des hommes moins aptes encore à leurs fonctions qu'ils ne le sont maintenant. Mais, actuellement, rien n'annonce une modification de ce genre, non plus qu'une amélioration dans les principes de la science religieuse. Bien qu'il s'élève des dissidences en matière de croyance , bien qu'il y ait des schismes dans l'enceinte des églises et des collèges, des procès, pour hérésie, jugés par les synodes et les assemblées , toutes choses qui promettent un relâchement plus ou moins prompt des liens , des croyances et de la tyrannie du gouvernement clérical, rien ne promet encore que la science théologique soit promptement émancipée ; rien n'annonce encore que le plus important de tous les objets soit abandonné aux lois de l'esprit humain; rien n'annonce qu'on laisse aux investigations produire leurs résultats , sans spécification préalable de ce que ces résultats doivent être; rien n'annonce que le clergé ait assez de foi dans la religion qu'il professe, pour l'abandonner à l'administration de celui qui nous l'a donnée , libre de la pernicieuse et arrogante protection des prêtres.

Si les autres sciences voyaient leurs résultats mêlés

Page 1