‹ De la société américaineChapitre 68 sur 135 · SANTÉ · texte numérisé non relu

SANTÉ

En Amérique , des écrivains populaires ont récemment traité ce sujet au grand avantage de la société dans laquelle ils vivent. Les jmncijyes de physiologie du docteur Combe ont eu plusieurs éditions, et je sais qu'il en est résulté une amélioration dans le besoin du

grand air, et une consommation d'eau et de savon plus considérable ; mais il reste encore beaucoup à faire. Dans les maisons particulières , les bains sont rares. Sur les bateaux à vapeur, les facilités pour les ablutions sont extrêmement limitées , et, dans tous les hôtels , à l'exception de ceux de première classe , le principe de la propreté personnelle n'est certainement pas compris. Les créoles de la Louisiane sont ceux dont les demeures offrent les dispositions les plus satisfaisantes sous ce rapport ; il faut y joindre un petit nombre de personnes disséminées dans les autres parties de l'Union. Dans la maison d'un créole , on a , nuit et jour, dans un coin de sa chambre, une grande terrine d'eau fraîche avec du savon et des serviettes. Sous un climat comme celui de la Nouvelle- Orléans, la santé et le bien-être exigent une ablution complète deux fois par jour. A bord des bateaux à vapeur qui n'ont pas de chambres séparées , il n'y a aucun moyen suffisant pour la conservation de la propreté et de la santé. Comment les dames de la cabine peuvent-elles s'attendre à jouir d'un degré quelconque de vigueur et de l)ien-être pendant un voyage de quatre ou cinq jours, pendant lequel elles se lavent seulement la ligure et les mains ; c'est ce que je ne saurais comprendre. Il faut espérer que bientôt ou exigera qu'il y ait des cabinets de toilette, dans tous les bateaux à vapeur dont les voyages dureront plus de vingt -quatre heures.

L'excuse qu'on donne habituellement pour justifier la privation du grand air et le manque d'activité, c'est

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