TOME m
familles d'individus coupables de délits; et, lorsque je demandais comment des coupables réformés pouvaient mettre leur reformation en pratique, on me répondait que, si je donnais de Toccupation à un individu quelconque ayant été en prison , je mériterais la censure de la société. Il en résulta que la couturière (jeune femme estimable ) fut obligée de se retirer cbez son père. J'en ai vu d'autres, tant hommes que femmes , qui consacrent leur vie , ou les loisirs que leur laissent des devoirs encore plus pressants, à rechercher les coupables et à leur prodiguer non les menaces, le mépris ou les reproches, mais la sympathie et les secours : tant la lumière varie dans le demijour de notre âge ; tant l'exemple de Jésus parle éloquemment à quelques-uns, tandis que pour d'autres c'est pour ainsi dire une langue inconnue. Quant à certaines méthodes de charité, rien ne saurait excéder l'intelligence, la perspicacité, la prévoyance et la fermeté qui président à leur direction : relativement à d'autres, je me rappelais la manie dont j'avais entendu parler.
Le nom des sociétés de tempérance me revenait perpétuellement à la pensée. Conmient, en effet, le vice de l'intempérance a-t-il pu atteindre à un pareil degré, dans ces pays où il n'a pour excuse ni le besoin, ni les habitudes de convivialité? On a quelquefois essayé de me rexpli(|uer, mais jamais on n'a pu me satisfaire sur ce point. C'est une question qui mériterait de graves considérations , mais elles ne sauraient irouver place ici Tout ce que je puis dire, c'est (pie