‹ De la souveraineté (volume 2)Chapitre 8 sur 22 · DE LA S0UT1II41IIBTÉ · texte numérisé non relu

DE LA S0UT1II41IIBTÉ

que deux : le despotisme et la^libex^. Je ne compte point l'anarchie, comme une forme pc'est, l'absence de forme.

Sous le despotisme, le mariage est toujours religieux; et, le prolétaire toujours esclave :. soit domestiqué, soit social. Voyez l'Inde, TÉgypte, la Grèce, Rome, etc.

Sous le despotisme, que ce soit dans l'Inde, en Egypte, en Grèce, à Rome ou en France; il y a toujours : propriété individuelle des capitaux naturels.

C'est, seulement, en époque anarchique; c'est-àdire : en époque d'ignorance et d'incompressibilité d'examen ; qu'il y a : liberté de conscience; et, mariage purement civil.

En époque de connaissance : le mariage est religieux, comme toutes les institutions ; les capitaux naturels appartiennent à l'humanité ; les hommes sont tous libres , sans aucune exception ; et cela : parce que la liberté de conscience, vu l'anéantissement de l'ignorance sociale, est rentrée aux enfers ; d'où elle était sortie : sous ^ la protection de l'incompressibilité de l'examen.

Toujours, à propos de mariage ; et, après en avoir examiné les inconvénients actuels; M. de Flotte dit :

— « Il reste deux solutions :

« L'une, offrir à la monogamie permanente un idéal plus pur que l'idéal cWétien, lui donner une base plus large , une autorité plus logique, et qui s'impose pins puissamment i l'esprit que l'autorité de la révélation. Gbla xx paraît impossible. »

Faisons d'abord, iei, une première observation :

90 nm lék $omwMMkunmt.

La monogâm^ perfmmeniey si, par cette expresaioBi Ton comprend rimposeibilité eu drvorœ, a'a jamais existé, au sein du christianisme ; si ce n'est : pour k populace ; pour ceux qui n'étaient point dtoyens ; pour ceux qui ne faisaient point réellement parlie de la société. Les grands, les citoyens , les membres réels de la société, ont toujours trouvé moyen : de rendre ie divorce possible. 11 ne s'agit donc : que, de faire passer le fait dans le droit. Le reste, qui parait imposable à M. de Flotte, par la raison qu'il est panthéiste; se trouve réalisé : sous la révélation rationnelle.

— «La monogamie permanente, continue M. de Flotte , n*étant pofait une cooséqu&oM de la loi naturelle et de la liberté.... »

— L'expression loi naturelle a deux valeurs : dans l'ordre physique, elle exprime la nécessité j dann Viyrdpe moral, la liberté. Ces deux ordres coexistent chez l'homme. Comment voulez-vous : que, cette expression ait une valeur déterminée, en parlant de l'homme? La monogamie, en laissant de côté le mot permanente, est une conséquence de la loi naturelle ; si, par loi nar turelle, vous comprenez la loi rationnelle ; la monogamie est une conséquence de la liberté ; si, par liberté, vous comprenez la raison ; la monogamie est opposée à la loi naturelle ; si, par loi naturelle, vous comprenez la tendance des passions, qui serait nécessité, si la liberté n'existait pas ; la monogamie est opposée à la liberté; si, par liberté, vous comprenez : l'indépendance des passions; l'indépendance de la bête. Et voilà, com-

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ment, avec un dictionnaire méétemuné, on ne peut faire : que du galimatias. Reprenons; maintenant, la phrase de M. de Flotte.

-«- « Li ■MiiMfamie peromneoie, dii^iU n'étaHi point une conséqueoca de la loi naturelle et de la liberté, par cela seul qu'elle est destinée à vaincre, en vue d'un ordre social préconçu, certains appétits de la nature

llUllltilM.... »

— £st«ce que M. de Flotte s'imagine : que, le vol n'est pas un s^pétit de la nature humaine, ainsi que la colère, le meurtre et l'assassinat qui en sont les suites ? Est-ce que, par hasard, M. de Flotte s'imagine : que, l'ordre peut être ba«é : sur le développement intégral de passions, non subordonnées à la raison ? S'il en était ainsi, nous n'aurions plus rien de commun ; et, dès ce moment, la discussion deviendrait impossible. Maintenant, écoutez !

— « Cette solution, continue M. de Flotte, revient en définitive à la

citATioir d'une religion plus paHSaite que lui , plus logique , plus élevée,

fondée par de plus justes esprits , aCfiinoé par de ]^us grands dévoue «

. ments , honorée par de plus nobles victimes. Je le répète, ceIa mb PARAiT

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