‹ De la souveraineté (volume 3)Chapitre 13 sur 25 · PEUPLE · texte numérisé non relu

PEUPLE

— « Je n'ai pensé, diles-vous, qu*à la situation de mon pays. Plas j*y pense^ plus je demeure convaincu que son grand mal, le mal qui est au fond de tous tes naux, qui mine et détruit ses gooreraementt et sm libertés, sa dignité et son bonheur^ c*est le mal que j^attaque , Vidoîdtrie démocratique. »

— Nous venons de voir : que, démocratie signifie : souveraineté du peuple; et, qu'à propos de souveraineté du peuple, ne parler que de la France, c*est : une escobarderie ou une folie. Dans les deux cas, votre pensée est : que, vu Timpuissance actuelle de toute idolâtrie religieuse, l'idolâtrie de la souveraineté du peuple est la cause : de l'anarchie qui existe actuellement , m sein de rtnnoanité. Voilà, qui eût été parler clair. Maintenant, pour être aussi clair que vous auriez dû Tètre, nous vous dirons. Monsieur : que, nous sommes complètement de votre avis. Marcherons-nous longtemps d'accord ? Cela, n'est guère probable.

Votre chapitre premier est intitulé : D'où vierA le mal? Le titre est bon. Voyons, s'il donnera ce qu'il semble promettre.

— c llirabeaa, Barnare , Napolé»», La Fayetle , dites-TOus » s#ikt tous morts avec un même sentiment, un sentiment de profonde tristesse. Us ont cru leurs espérances déçues, leurs œuvres détruites : ib ont douté éà salut de leur came et de revenir. »

DE Lk SOCTIRAUIETÉ. 171

-^ Nous attoDftYûiry Honsienr : si, tous valez mieux que Mirabeau, Barnabe , Napcdéon et La Fayette ; et, si vous-même ne désespérez pas. En attendant, nous ferons remarqua : que, l'accouplement de Mirabeau et de Napoléon avec Bamave et La Fayette, parait bien singulier. 11 y a, entre ees deux eonples , toute la dif* férence qui existe : entre le génie qui.se trompe ; et la niaiserie qui se laisse trompar.

— « La révolution fr«açais« , dites- ^ous, n'est-elle donc destinée & n'enfanter que des doutes et des mécomptes, à n'entasser que des ruines et des triomphes I »

— Ouï et non, Monsieur.

Oui : parce qne toute révolution est nécessairradent : le résultat de l'ignorance. Car, une humanité raison-, nable n'a plus de révolution.

* Non : parce que Tignorance ne peut se détruire ; que, par des révolutions rendant nécessaire : l'anéantissement de cette même ignorance. Comment voulezvous. Monsieur : que, le doute ^ lequel n'est autre qu'un aveu tacite d'ignorance , puisse , socialement, s'anéantir autrement?

Au lieu de donner cette réponse, qui est la nôtre, voyons la vôtre.

— « Oui, dites-YOus, tant que la France souffrira que, dans ses idées, dans ses institutions, dans le gouvernement de ses affaires, ce qui est vrai et ce qui est faux, ce qui est honnête et ce qui est pervers, ce qui est possible et ce qui est chimérique^ ce qui est salutaire et ce qui eU funeste,

DEMTOEBNT KÊLÉS ET CONFOKDUS. »

— C'est, absolument notre r^nse . Seulement, la

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du peuple. Et, comme cette souveraineté n'e&t, ni plus ni moins compatible, avec l'existence de l'ordre en France cpie partout ailleurs ; il en résulte : que, le naot France^ dans le titrc^ est une cheville; et, que pour être clair, le titre aurait dû être : de la sôuverau^eté wî

— « Je n'ai pensé, diles-vous, qu'à la situation de mon pays. Plus j*y pense^ plus je demeure convaincu que son grand mal, le mal qui est au fond de tous tes naux, qui mine et détruit ses gooreraementt et sm libertés, sa dignité et son bonheur^ c*est le mal que j'attaque , Vidoîdtrie démocratique. »

— Nous venons de voir : que, démocratie signifie : souveraineté du peuple; et, qu'à propos de souveraineté du peuple, ne parler que de la France, c'est : une escobarderie ou une folie. Dans les deux cas, votre pensée est : que, vu Timpuissance actuelle de toute idolâtrie religieuse, Tîdolâtrie de la souveraineté du peuple est la cause : de l'anarchie qui existe actuellement , au sein de Thumanité. Voilà, qui eût été parler clair. Maintenant, pour être aussi clair que vous auriez dû Tètre, nous vous dirons. Monsieur : que, nous somnaes complètement de votre avis. Marcherons-nous longtemps d'accord ? Cela, n'est guère probable.

Votre chapitre premier est intitulé : D'où vient le mal? Le titre est bon. Voyons, s'il donnera ce qu'il semble promettre.

— c Mirabeau, BamaTe , Napoléon, La Fayetle , ditea-TOus » s#ikt tous morts avec un même sentiment, un sentiment de profonde tristesse. Ils ont cru leurs espérances déçues, leurs œuvres détruiles : ils ont douté àm salut de leur cauie et de revenir. »

DE Lk SOCTIRAUIETÉ. 171

-^ Nous attons voir, Honsienr : si, tous valez mieux que Mirabeau, Barnabe , NiqMdéon et La Fayette ; et, si vou»-méme ne désespérez pas. En attendant, nous ferons remarquer : que, l'accouplement de Mirabeau et de Napoléon avec Barnave et La Fayette, parait bien singulier. 11 y a, entre ees deux couples , toute la dif* férence qui existe : entre le génie qui.se trompe ; et la niaiserie qui se laisse trompar.

— « La révolution fr«açais« , dites- ^ous, n'est-elle donc destinée & n'enfanter que des doutes éi des mécomptes, à n^entasser que des ruines et des triomphes I »

— Oui et non. Monsieur.

Oui : parce qne toute révolution est nécessairradent : le résultat de l'ignorance. Car, une humanité raisonnable n'a plus de révolution. * Non : parce que Tignorance ne peut se détruire ; que, par des révolutions rendant nécessaire : l'anéantissement de cette même ignorance. Comment voulezvous. Monsieur : que, le doute ^ lequel n'est autre qu'un aveu tacite d'ignorance , puisse , socialement, s'anéantir autrement?

Au lieu de donner cette réponse, qui est la nôtre, voyons la vôtre.

— « Oui, dîtes-YOus, tant que la France souffrira que, dans ses idées, dans ses institutions, dans le gouvernement de ses affaires, ce qui est vrai et ce qui est fauxy ce qui est honnête et ce qui est pervers, ce qui est possible et ce qui est chimérique^ ce qui est salutaire et ce qui esH funeste,

DEKSimBNT HÉLÉS ET CONFONDUS. »

— C'est, absolument notre r^)onse . Seulement, la

vôtre n'est pas aussi claire. Elle le deviendra, cependant, si vous avez un moyen , autre que la force, de faire distinguer, par tous et par chacun : ce qui sépare le vrai du faux ; ce qui est honnête de ce qui est pervers ; ce qui est possible de ce qui est chimérique ; ce qui est salutaire de ce qui est funeste* Si, vous nous procurez ce moyen, Monsieur; nous vous proclamerons tous : le maître de langue, destiné, par Tétemelle justice, pour venir démontrer : que, le bonheur de notre monde va bientôt commencer.

— « Un peuple , continuez- vous, qui a fait une révolution , n'en surmonte lespériU et n'en recueille les fruits que lorsqu'il porte lui-même, sur les principes , les intérêts , les passions , les mots qui ont présidé à cette révolution, la sentence àe jugement dernier j séparant le boh grain

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