‹ De la souveraineté (volume 3)Chapitre 14 sur 25 · DE L^IYRAIB ET LE FROMENT DE CETTE PAILLE DESTINEE AU FEU · texte numérisé non relu

DE L^IYRAIB ET LE FROMENT DE CETTE PAILLE DESTINEE AU FEU

— Très-bien! Monsieur. Seulement, comme, en fait de vérité, il n'y a pas deux espèces de froment, nous ne voyons pas : pourquoi, vous parlez d'oN peuple. Dès, qu'il s'agit de vérité; il s'agit d'humanité. Estce que vous seriez de l'avis de Pascal : qu'une rivière peut séparer une même vérité, en deux vérités différentes ?

— «Tant que ce jugement n'est pas rendu, continuez-vous, c^est le chaos; et le chaos, s'il se prolongeait au sein d'un peuple, ce serait la mort. »

— Parfait , Monsieur le professeur ! parfait I Et, nous vous prions de ne jamais oublier : ce que vous venez d'écrire. Mais pourquoi, s'il vous plaît, au sein

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d'uN peuple ? La France est^ maintenant, au sein de l'humanité; comme, Paris au sein de la France. Estce que Yous vous imaginez ; que, le chaos pourrait exister au milieu de Paris; et, l'ordre au sein de la France? Quand on veut : qu'un peuple porte la sentence de jugement dernier, sur la valeur de ses expressions ; il faudrait commencer : par, porter le même jugement dernier, sur la valeur de celles dont on veut se servir, pour lui démontrer la vérité.

— «Le chaos, contioues-rous , se cache aujourd'hui sous un mot :

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— C'est très-vrai. Monsieur. Mais, ce mot est grec ; et, nous sommes Français. Tâchez de nous parler français; et, de réserver votre grec pour la Sorbonne. Il fallait dire :

« Le chaos se cache, aujourd'hui, sous trois mots :

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