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II

324 DE LA SOUYERAIMETÉ.

Le passage suivant, le dernier que nous allons citer de Ballanche, n'est point du galimatias ; mais, une évidente vérité. Il sera , néanmoins , aussi peu compris : que, ce qui précède.

— et Un grand ressort des temps anciens, -dit Ballanche, ressort ^i fiil nécessaire à l'organisation primitive de la société, et qui ne peut plos être pour nous qu'une grande erreur, le sentiment exclusif de la nati<h naiité doit disparaître : il ne peut tenir devant les hauts sentiments de rhamanité. • . .

a Le patriotisme a quelque chose d'injuste et de factice, outre qu'il est intolérant, terrible, et trop souvent cruel. »

{Essai sur les institutions sociales,)

— Voici, maintenant, qui est plus précis ; plus clair, quant à l'exposition du fait; mais, néanmoins, ne l'est pas davantage, quant à la réalisation du désir.

— « U faut former une société nouvelle, dit l'Empereur. L'Europe attend, sollicite ce bienfait ; le vieux système est à bout et le nouveau n'est point assis. )>

{Mémorial de Sainte-Hélène.)

— Qu'est-ce que le vieux système ? C'est', le cercle vicieux: de l'anthropomorphisme au panthéisme ; delà souveraineté de droit divin à la souveraineté du peuple. Alors, quel est le nouveau, nécessairement? Celui qui brisera le cercle ; et, où se trouve le foudre de vérité, qui saura le pulvériser : jusqu'à l'anéantissement? Non-seulement, le nouveau système n'est point assis ; mais il est à naître.

— « Ce que l'on appelle loi naturelle y dît Napoléon, cité par Boiste au mot lot, n'est que celle de l'intérêt et de la raison. »

DE LÀ SOrVERÀlNBTÉ. 323

<f Les étais antérieurs de la société , états où une partie de Tespèce humaine était dans des liens si durs, ces états entraient aussi dans les Tues de la Providence. Les hommes qui naissent au sein de ces sorles d^organiaations sociales sont soumis à une autre forme d*expiatioD^ et^ sans doute^ cette forme fut nécessaire en son temps

«c II en est de même des peuples encore barbares, il en est de même du fléau de la guerre, il en est de même des innocents persécutés ou tués, il en est. de même des individus qui gémissent sous le poids d'une exclusion sqciale ou d'un préjugé qui les domine eux-mêmes, il en est de mâme des mérites méconnus , il en est de même de toutes les injustices légales ou illégales, il en est de même des calamités de tout genre qui pèsent sur quelques-uns ou sur des multitudes; ce sont toujours des épreuves ou des expiations^ à la lin tout se retrouvera : rien ne se perd dans le sein de Dieu. ....

« Je vois toujours le perfectionnement social contrarié par ceux qui devraient le diriger ou le hâter

c Que sais-je si ce moment-ci ne sera point signalé par une nouvelle expérience du cours naturel des choses entravé par les pouvoirs destinés à le protéger? Qui sait si les gouvernements ne finiront point par ajourner^ pour un temps, les développements de Tesprit humain? Nous croyons qu'ils manquent à leur mission. Ils ne font peut-être qu^obéir à une autre mission que nous ignorons : celle d'enchaîner le nouveau Prométhée. . . » . Que savons-noas si maintenant les peuples sont assez préparés. . . .

Sitôt que la guerre cessera d'être civilisatrice, la partie la plus notable de sa terrible mission sera finie ^ et Tépée des conquérants sera enfin bri- SvC. • • .

« Le monde religieux , je le sais , est en travail d'une nouvelle unité ; mais cette unité future ne consiste point dans une reconstruction éphémère du passé

«. . . . Lb règne de l'humanité, c'est l'homhb se détachant du tout 'Authéistique. ...

« La société ne peut se créer qu'en formant le lien domestique ; la propriété, sorte â^ identification de Vhomme avec la terre par la culture^ deiÛBt nexée parles tombeacux ; et c'est ainsi que le genre humain tout KBnsR peut parvenir un jour à n'offrir qu'uBE siulb bt grande eaiullb. Vais le joug des lois, pour être salutaire, doit être librement accepté n

(Palingénésie sociale,)

— • Les galimatias du génie sont des éclairs : seule-

inent \isibles pour la postérité.

3S6 DE LA SOUTEBAINETÉ.

netés relatives à l'ignorance, tant de droit divin que du peuple ; et , les nationalités ; pour soumettre l'humanité : à la souveraineté de la science, de la raisra, de l'humanité. Et cela : sons peine de mort humanitaire.

— J*en demande pardon à TEmpereur. Mais, ceci tient du génie de Ballanche. Dans tous les cas , c'est la condanmation : de la souveraineté de droit divin; et, de la souveraineté du peuple .

La proposition suivante est claire, comme une proposition d'Euclide ; et prouve : tout le génie de celui qui l'a prononcée.

— « Nos constitutions, dit TEmpereur, n'appellent pas le peuple à se mêler des affaires politiques. C'est le sénat, c^est le conseil d'État, c'est le Corps législatif, qui pensent, qui parlent, qui agissent pour lui, chacun dans l'étendue de ses attributions. Si l'on veut pltis, il faut changer

torganisation actuelle, »

(Au conml d'État, séance du 11 août 1809.)

— S'il m'était permis, ici, de faire une observation ; je remarquerais : que, l'expression on est bien indéterminée. L'expression, me paraît-il, eût été plus claire; si, au lieu de on, j'avais trouvé : la nécessité sociale. Alors, si la nécessité sociale exigeait davantage; ce serait : la souverainelé de la science.

— « Tant que l'on se battra en Europe, a dit encore le grand bomme,

^ sera la guerre civile. »

{Mémorial de Saintes-Hélène,)

—Il me paraît : que, c'est sur le globe, qu'il eût fallu dire. Et, comme les guerres sont inévitables, tant que des souverainetés sont en contact inévitable ; comme les ^nationalités sont des souverainetés ; et, qu'une guerre civile perpétuelle, est la mort de l'humanité ; il faut en conclure : que, ces paroles de l'Empereur renferment, implicitement, la nécessité d'anéantir : les souverai-

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netés relatives à Fignoraoce, tant de droit divin que du peuple ; et , les nationalités ; pour soumettre Thumanité : à la souveraineté de la science, de la raiscm, d( l'humanité. Et cela : sous peine de mort humanitaire

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