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PEINE DE MORT SOCIALE

DE LA somnuuniKTÉ. 459

— Mais, jamais M. Prondhon ne prononcera cette sentence explicitement; toujours, l'intoxication du préjugé l'en empêchera.

£t cependant, M. Prondhon a prononcé lui-même, oette nécessité, an moins implicitement. £n voici la preuve. D'abord, l'oBiissAKCE raisonnable est subordonnée ; à la réalité de la sanction religieuse. Dès lors : reconnaître, le besoin de sanction religieuse ; c'est reconnaître la nécessité de l'obéissance raisonnable. Or, M. Prondhon reconnaît ce besoin, au moins pour lui, si ce n'est pour la société. Car, après s'être fait objecter :

— « La permanence de Tâme après le dernier soupir , la résurrection

dans un monde meilleur^ etc.^ 0

— n ajoute :

— « Que je beceveais avec ÀMOim, que j'embiasserais avec trahsport cette consolante utopie , s'il était possible , je ne dis pas de m*bn faire yoir quelque chose, hais seulement de la rendre accessible a la

raison! »

— M. Proudhon, reconnaît donc, pour lui, le besoin de sanction religieuse ; et, le reconnaître pour lui, c'est le reconnaître pour la société. M. Proudhon reconnaît donc,

•pour la société, le besoin de sanction religieuse; par conséquent, de Tobéissance raisonnable.

Eh bien ! aux 4^ et 5^ volumes de la Science sociale, j'ai rendu accessible à la raison, d'une manière scientifiquement incontestable, la réalité de la sanction religieuse. Savez-vous ce qui en arrivera? M. Proudhon n'accédera nullement à la démonstration ; et se trouvant absolument incapable de rien opposer de raisonnable à la réalité de cette démonstration; il fera semblant de l'ignorer; s'il ne dit : Celane vaut pas la peine d'être réfuté. Etj M. Proudhon préférera, rester : sous la domination du préjugé (1).

(1) Voyez V Économie politique, etc., étude II, premier appendice.

460 DR LA SOCtRBàlNETÉ.

VT

■ De qadque côté qoe vous coosidériez la démocratie, TOUS la verrez toujours placée entre deux extrêmes, aussi contraires Fun que l'autre à sou principe; condamnée à osciller EHras i^'iLBsuRDK ET l'impossible, sans pouvoir se fixer jamais. " M. PaouDROir, Solut. du problème social.

— «La démocratie n'est autre chose qoe la tyrannie des majorités, itranm(b la plus exécrable DE toutes ; car elle ne s*appuie ni sur rantorite d'une religion, ni sur une noblesse de race, ni sur les prérogatives du talent et de la fortune : elle a pour base le hoiibrb . et pour masque le nom du peuple. »

M pROunuoir, tcf., i&id.

La souveraineté du peuple , la démocratie, et la souveraineté du nombre , ou la souveraineté de la force brutale sont une seule et même chose, sous quatre noms différents ; vouloir : que , la souveraineté du peuple soit indépendante du nombre; qu'elle ne soit point la démocratie, dans toute la valeur de l'expression ; qu'elle ne soit point le résultat de la force brutale ; c'est , se mettre en opposition complète : avec le bon sens , la logique et Thistoire.

Dès lors , voyons M. Proudhon : pulvérii^er, la souveraineté du peuple ; sous le nom de démocratie.

Auparavant, constatons encore une fois : que, M. Proudhon , sans nullement s'en douter , proclame : la nécessité de la souveraineté de la raison , rendue scientiliquemeut incontestable, vis-à-vis de tous et de chacun.

— « Je conviens, dit-il^ que le nœud de la difficulté consiste à faire

ȣ LA sacn&iisncft 461

parler le

pas autre cboae; cf, c*at iâ

— Aooq^toiis, la domiée de M. Pkoiidlioii; et, prodamons : qa'dk est aiuâ paifdtc : de jostcne, foe dnpression.

M. ProodhoD reeonnaitn rgrinfiif : q«e, k pfople e^ UDanime ; c'est-à-dire : qaQ pemte eommu mm iemi hamwœ^ snr la questioD de savoir : â, cï est rs.

Dès lors, la solotioQ do proUême social sera de dire parler le peuple, sur rorçanisatioD sociale; c'est-à-dire : sur Vobéisumee rmimimakk; aussi enanimrmepty aosa, comme un seul homme; qu'il le fint, sur la qnestkMi de savoir : si, ex est es.

Eh bien ! cette s^dotion n'est antre : qoe , rendre la souveraineté de la EAisc» , seiemiilUtuewtaU imeoniesiable , tis-

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