ETERNELLES
,Dans ce cas, la base de la raison de chaque personnalité réelle, étant elle-même, réelle, éternelle; la raison, abstraction faite des personnalités, serait éternelle, impersonnelle; et, si par déduction de l'immatérialité des âmes, il était possible de démontrer : et , ce qui est oixionné par la raison éternelle, impersonnelle; et, que cette règle de la raison est inévitablement sanctionnée, malgré toute opposition possible de la force ; la souveraineté de la raison^ éternelle, impersonnelle; serait également DÉMONTRÉE.
Dans mon ouvrage, intitulé Science sociale, j'ai démontré :
Que , la sensibilité est exclusive à l'homme ;
Que , la sensibilité est immatérielle ;
£t, que par déduction de cette immatérialité, il est possible de démontrer : et , ce qui est ordonné par la raison éternelle , impersonnelle ; et , que cette règle de la raison est inévitablement sanctionnée, malgré toute opposition possible de la force.
La souveraineté de la raison est tellement nécessaire, pour que Tordre, vie sociale, puisse exister, en dehors da despotisme : que, déjà, il y a plus de deux mille années; Aristote, s'était demandé :
— « Qui doit ordonner? »
— Et, il s'était répondu :
— • Cl La parfaite raison. »
-^ C'est comme s'il avait dit : le parfait je ne sais quoi. Après, cette première réponse, il aurait donc fallu se demander :
DE LA SOUVERilNETÉ, 485
Qu'est-ce que la raison : réelle ; et, non-seulement illu-
soire;
Puis, la raison réelle existe-t-elle ; et comment est-il possible de le prouver !
Puis, il eût fallu démontrer d'une manière rationnellement incontestable, ce qu'il venait de mettre en question;
Alors, Aristote nous eût épargné : vingt-deux siècles de despotisme, intersemés d'anarchies.
Mais, l'expiation n'était pas faite. Et, qui sait : si, elle est près de son terme : et, si la démonstration, quoique rendue scientifiquement incontestable, ne restera pas encore : longtemps inutile ?
Gela même ne serait pas étonnant : si, l'anarchie n'était assez forte, pour faire avouer aux plus impertinents : qu'ils ne sont que des sots.
En effet, pour chercher la souveraineté de la raison ; il faut : d' abord, avouer qu'elle est nécessaire ; ensuite, reconnaître qu'on est ignorant, comme des carpes, sur ce, en quoi, elle peut consister. Or, demander un aveu d'ignorance aux impertinents vaniteux ; c'est, leur demander plus que la vie. A cet égard, il est cependant curieux d'observer : combien, la souveraineté de la raison réelle est réclamée, par eux tous, même à leur insu ; et surtout : par ceux, pour qui la raison réelle serait impossible : si, leur doctrine était vérité.
Par exemple, écoutons M. Proudhon :
— « Que nie le libre examen? » dit-il.
— « L'autorité de TÉglise. »
— « Que 8uppose-t-il? »
— « L'autorité de la raison. »
a L'autorité de la raison , telle est donc Vidée positive , éternelle ,