CONCLUSION
Dans mon ouvrage intitulé : Qd'est-cb qub la. scibncs sociale j*ai exposé la situation des sociétés, telles qu'elles existent : depuis leur origine,' jusqu'à Tépoque actuelle. J'ai fait voir : que , cette période humanitaire se divise : en époque de possibilité de comprimer Texamen ; et , en époque d'impossibilité d'exercer cette compression. J'ai fait voir ensuite : que, pendant cette même période, l'ignorance existe, socialement : sur la réalité du droit ; sur la réalité de son éternelle sanction ; c'est-à-dire : sur la réalité du lien religieux; hors laquelle, il ne peut y avoir, vis-àvis delà raison, vis-à-vis'de l'examen, d'autre droit : que, celui de la^fbrce ; d'autre sanction : que, celle de la force. La conséquence de cette ignorance a été : là nécessité sociale de supposer la réalité d'un droit, autre que la force ; là nécessité sociale de supposer, à ce droit, une sanction autre que la force ; c'est-à-dire : une sanction religieuse ; et, là nécessité sociale d'empêcher Texamen de ces hypothèses : puisque , l'examen réduit au néant pratique; toute proposition, qui n'est théoriquement basée : que, sur une hypothèse.
Nous avons dit : que, cette interdiction sociale, d'examiner la base du droit, constituait le despotisme ; et, que cette interdiction pouvant seule, alors, empêcher l'anarchie, agonie sociale ; le despotisme , pour toute l'époque de possibilité de comprimer Texamen, était : la seule base possible de conservation de vie humanitaire; la seule base possible d'ordre, vie sociale.
Le corollaire incontestable de ces propositions, également incontestables, se trouve être : que, du moment que Texamen devient incompressible ; que , du moment que tout despotisme ne peut plus avoir qu'une durée plus ou moins éphémère; l'anarchie, c'est-à-dire l'agonie sociale ; et, si cette anarchie se prolonge, la mort sociale; devient la suite inévitable de l'incompressibilité de l'examen ; à moins : que l'ignorance sociale ne vienne à s'évanouir; et, qu'il ne soit possible, à la science, de baser, sur une dé-
monstration rationnellemeiit incontestable, Tis*à-Tis de tous et de chacun ; ce qui , jusqu'alors, n'avait été basé que sur une hypothèse : LÀ RÉALITÉ DU DROIT ; Ct, LÀ REALITE DE SON INÉYITÀBLB SàNG«
TiON ; c'est-à-dire : là réalité de là sanction religieuse.
Passant, ensuite, de Tordre moral à l'ordre matériel, j'ai exposé :
1* Là théorie générale DB l'organisation de là propriété : tant pour l'époque d'ignorance sur la réalité du droit; que, pour l'époque de connaissance de cette réalité... J'ai démontré : que, ces deux organisations sont antagonistes ; comme , les souverainetés auxquelles elles appartiennent. Sous la première, les masses sont nécessairement exploitées ; sous la seconde, personne , nécessairement^ n'est exploité. Sous la première, le sol et Jies capitaux acquis par les générations passées, sont nécessairement aliénés ; aliénation causant nécessairement le paupérisme; sous la seconde, le sol et les capitaux acquis par les générations passées, appartiennent à la propriété collective. Sous la première, le paupérisme existe, nécessairement ; sous la seconde, le paupérisme est impossible.
2^* Là théorie GÉNÉRàLB DB l'orgànisàtion DE l'impot *. tant, pour l'époque d'ignorance sur la réalité du droit ; que, pour Tépoquo de connaissance de cette réalité. J'ai démontré : que , ces deux organisations sont antagonistes ; comme, les souverainetés auxquelles elles appartiennent. Sous la première , les masses sont d'autant plus pauvres, que l'impôt est plus considérable ; sous la seconde, les masses sont d'autant plus riches, que l'impôt est plus considérable. Dans les deux cas , l'impôt est toujours : au maximum POSSIBLE DES CIRCONSTANCES.
3° Là THÉORIE GÉNÉRALE DES ASSOCIATIONS PARTICULIERES, TANT NA- TIONALES QUE DOMESTIQUES : tant , pour l'époque d'ignorance sur la réalité du droit; que, pour l'époque de connaissance de cette réalité. J'ai démontré : que, pour l'époque d'ignorance sur la réalité du droit, toutes leâ associations particulières servent nécessairement : soit au maintien du despotisme ; soit à l'anarchie. Et , que c'est seulement sous l'époque de connaissance : que , les associations particulières sont également utiles : et , à la liberté de tous ; et, à là liberté de chacun; et, au bien-être de tous ; et, au bien-être de chacun.
Dans mon ouvrage intitulé : TÉconomie politique , source des
RÉVOLUTIONS ET DES UTOPIES PRETENDUES SOCIALISTES ; j'ai démOUtré !
que, la prétendue science économique est une invention des prétendus philosophes, protestant contre toute révélation surhu maine. Ils avaient reconnu : que, jusqu'alors , l'ordre, pour cha-
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que Rociéié, ayait été exclusivement inhérent : à Vunité de droit; et, surtout, à Tunité de sanction du droit. Et, cette unité , pour chaque société, avait été possible par une foi , basée sur une inquisition comprimant Texamen. Mais, depuis T incompressibilité de Texamen, dérivant de l'invention de la presse ; et , depuis le développement des connaissances, mettant les populations dans un contact inévitable, par conséquent anarchique , vu la multitude des droits et des sanctions de droit; ils virent qu'il n'y avait plus possibilité : de baser l'ordre, sur une foi commune. Et, incapables de le baser sur la science, rendue commune par son incontestabilité rationnelle; ils tentèrent de le baser exclusivement: sur l'ordre matériel ; sur le développement des richesses. C'était : la justification durait; la négation de tout droit , autre que celui de la force. Aussi , le prince des économistes, J. B. Say , n'hésite pas à dire :
— « Le point de dkoit, reste toujoubs plus on moins dans le domaine de TopiNioN ; le point de fait est susceptible de certitude et de preuves. Lb premier n^exercx presque aucubé ibflubbcb sur le sort de l'homme »
— Et ailleurs :
— « Les mœurs et les coutumes ^es nations^ leurs lois, leub religion j influent au plus haut degré sur le sort des peuples ; cependant