‹ De la souverainetéChapitre 49 sur 52 · ELLES NE SONT PAS UNE CONDITION ESSENTIELLE DE LEUR EXISTENCE · texte numérisé non relu

ELLES NE SONT PAS UNE CONDITION ESSENTIELLE DE LEUR EXISTENCE

— Les lois, le droit, la religion, qui ne sont point des conditions essentielles de l'existence des peuples ! ! C'est, la négation de tout droit : hors celui du fait, celui de la force.

Il est évident : que, cette exclusion de tout droit, autre que celui de la force ; exclusion, nécessitant une exploitation des masses, d'autant plus oppressive : que , leur intelligence se développe davantage; afin de les empêcher de se révolter ; il est évident, dis-je , qu'une pareille exclusion, et cela , en présence de l'incompressibilité de l'examen ; constitue une prétendue science : conduisant l'humanité à une anarchie inextinguible ; si ce n'est : par l'anéantissement de cette prétendue science.

Il faut avouer néanmoins : que, cette exclusion sociale de tout droit, autre que celui de la force; c'est-à-dire : cette exclusion de toute religion commune ; de toute sanction religieuse commune; considérées comme base sociale; devient la nécessité so-

ciale : en présence , de Thicompressibilité de l'examen ; et ^ de l'ignorance sociale, sur la réalité du lien religieux.

Mais, cette négation de tout droit réel , serait trop impudente; je dirai même trop évidemment anarchique; si , elle n'était présentée : sous une expression qui put en cacher le danger social. Aussi, les prétendus philosophes Tont-ils masquée, sous le nom pompeux : de liberté de conscience.

Dans mon opuscule intitulé : Qu'est-ce que ljl liberté de conscience ? j'ai démontré : qu'en fait de raisonnement, la liberté de juger, la liberté d'avoir une opinion, n'est que la liberté de l'ignorance. Partout, où la vérité est exposée , d'une manière ra" tionnellement incontestable; la liberté de la reconnaître dispa- RAiT : à moins, d'être fou ; c'est-à-dire : aveugle en fait de raisonnement. Du moment , que la réalité du lien religieux se trouve aussi clairement démontrée, que la proposition : un est un ; la li ' berté de conscience, dite liberté religieuse, disparaIt : comme le doute devant la vérité. Qui donc est libre de dire : 1 c'est la même chose : que, 2, 3, 4, etc. ? Les fous seuls ont cette liberté. Est-ce que les fous sont libres ? En présence de l'incompressibilité de l'examen, la durée d'une société de fous, devient impossible : elle est anarchique par essence.

Dans mon ouvrage intitulé: Société nouvelle, sa nécessité; j'ai démontré: que, l'humanité, nécessairement ignorante, à son origine, sur la réalité du lien religieux; et, demeurant nécessairement ignorante, à cet égard, jusqu'à ce que les développement! de l'intelligence puissent lui révéler cette réalité, d'une manière incontestablement rationnelle; ne peut conserver l'existence, au moyen de Vordre, vie sociale : que, par un despotisme, supposant cette réalité ; et, faisant accepter cette hypothèse comme vérité ; en s' emparant de l'éducation ; en inculquant cette hypothèse, par une fait réputée science; et, en subordonnant toute science h cette foi ; en basant celle-ci : sur la compression de l'examen de l'hypothèse ; sur une inquisition.

J'ai également démontré : que la naissance de la presse ; et, le développement des sciences physiques et mathématiques , qui en ont été les résultats nécessaires ; ont rendu : l'examen incompressible; et, éteint les bûchers de l'inquisition.

La conséquence inévitable de l'incompressibilité de l'examen, en présence de l'ignorance sociale sur la réalité du lien religieux, a été : l'anéantissement de toute foi ; ranéaiitissemcnt de Thypothèse relative à la réalité du lien religieux, socialement acceptée comme vérité.

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