‹ De la souverainetéChapitre 50 sur 52 · DC LA 80DTERAIN&TÉ · texte numérisé non relu

DC LA 80DTERAIN&TÉ

Il s'ensuit: que, depuii l'incompressibilité de l'examen j et, à mesure que l'hypothèse sur la réalité du lien religieux cesse d'être socialemnU considérée comme yérité ; l'humanité se trouve : sans loi, sans droit, sans autorité, sans souveraineté ; autres , que la loi, le droit, l'autorité et la souveraineté résultant de la fbroe brutale. C'est là, une société de fous, une société anarobique, une société qui se meurt ; sous peine : d'une palingénésie, transformant cette vieille société en une société nouvelle; d'une pâli ngénésie^ faisant passer l'humanité de l'ignorance à la science; de la souveraineté de la force, soit masquée de sophismes, soit purement brutale ) sous la souveraineté de la raison, rendue incontestable : vis-à-vis de tous et de chacun.

J'ai démontré : que, depuis l'origine de l'incompressibilité de l'examen, tous les hommes célèbres ont été d'avis : implicitement ou explicitement, qu'une société nouvelle devenait absolument nécessaire.

Dans mon ouvrage intitulé : Ds là Souveraineté ; j'ai démon* tré : que, dans toute société, V ordre f vie sogule, ne peut exister : que, par une règle commune, nommée droit ; et, par une force, soit rationnelle , soit brutale , nommée sanction et également commune ; ensemble de droit et de sanction du droit nonuné sou-

VBRilNETS,

J'ai également démontré : que, toute règle sociale, tout droit, formulé et sanctionné par la seule force brutale, est anarcbique par essence ; que, par conséquent, toute souveraineté de force brutale est un germe de mort pour l'humanité.

Il en résulte : qu'au commencement de toute humanité sur un globe, toute société nécessairement ignorante du droit unique, formulé et sanctionné par la raison supérieure à toute force brutale, se trouve obligée , sous peine de mort , de supposer : une règle et une sanction de la règle révélée par la raison éternelle, personnifiée dans un être surhumain nommé Dieu. Cette supposition devient ainsi la base unique de toute société durable. Et, dès que cette base vient à crouler, toute société ne peut plus avoir qu'une durée : plus ou moins éphémère.

J'ai démontré ensuite : que, la naissance de la presse ; çt, le développement et la vulgarisation des connaissances, qui en sont la suite nécessaire ; rendent l'examen incompressible. Et, comme aucune hypothèse, en présence de cette incompressibilité, ne peut rester socialement acceptée comme vérité ; il en résulte ; que, l'incompressibilité de l'examen vient rendre toute société impossible : jusqu'à ce que, la science puisse transformer £N fisi'

LiTB : Thypothess de la règle unique, formulée et sanctionnée par réternelle raison, supérieure à toute force brutale.

J*ai démontré en outre: que, depuis Torigine humanitaire, toutes les célébrités , à quelque théologie, à quelque philosophie, qu'elles aient pu appartenir, ont proclamé, implicitement ou explicitement : que, toute souveraineté du nombre, toute souveraineté populaire, toute souveraineté de force brutale, conduisait nécessairement : toute société à la mort.

Dans mon ouvrage intitulé : Science sociale : j'ai démontré : que, toute souveraineté du nombre, toute souveraineté populaire, toute souveraineté de force brutale, impliquait le matérialisme ; c'est-à-dire : la négation sociale de toute sanction religieuse, comme base du droit.

J'ai également démontré : que, la prétendue science actuelle est matérialiste par essence; que, la prétendue science actuelle base son matérialisme sur la série dite continue des êtres ; et, que la série prétendue continue des êtres , devait être brisée d'une manière absolue, et scientifiquement ou d'une manière rationnellement incontestable : pour que.^ désormais, la société, l'humanité, pût ne point mourir au sein de l'anarchie ^ pour que la souveraineté du nombre, la souveraineté populaire, la souveraineté de la force brutale put être anéantie : par l'intronisation sociale de la souveraineté rationnelle, scientifiquement exposée.

Dans ce même ouvrage, j'ai brisé scientifiquement la série continue des êtres. J'ai démontré la réalité de la règle unique, formulée et sanctionnée par l'éternelle raison, supérieure à toute force brutale ; et, j'ai exposé les moyens de l'appliquer: à l'humanité.

J ai démontré enfin : que, la nécessité sociale introniserait la souveraineté rationnelle -, ou, que l'humanité périrait : au sein de l'anarchie.

Après avoir accompli ces travaux, il me restait un deyoir à remplir ; un devoir capital. C'est quelque chose d'avoir exposé la vérité; et, d'en avoir démontré la réalité. C'est quelque chose ; et, c'est même tout pour la théorie. Pour la pratique , et pour l'actualité : c'est peu de chose j ce n'est rien. En effet; il ne suffit pas : que, la vérité ^oit exposée, et démontrée ; il faut encore : qu'elle soit socialement reconnue et acceptée. Or, dans notre époque, qui donc croit : non- seulement à la nécessité de la vérité; mais, même à la possibilité, pour l'homme, d'arriver à la connaître ? Sur un million d'imbéciles, en est-il un seul qui ne dise : La vérité ! la vérité morale ! il est possible d'en approcher plus

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ou moins ; mais, y atteindre ! c'est an but impossible pour Thumanité. Et, ces imbéciles ne refléchissent pas: qu'en époque d'incompressibilité de l'examen, c'est un but que la société doit atteindre; sous peine : de périr au sein de l'anarchie.

De l'ignorance actuelle, relative à l'éternelle nécessité de la vé^ rite: soit illusoire, soit réelle; mais, socialemerU acceptée, comme réelle, pour que l'ordre, vie sociale , puisse exister ; est née l'indifférence générale pour l'existence de la vérité. De même, que l'indifférence religieuse est résultée des proclamations du xviii*' siècle, affirmant : que, la communauté de religion, pour une société, n'était point absolument nécessaire à l'existence de l'ordre; de même, l'indifférence sociale sur la réalité de la vérité, est résultée des proclamations du xix« siècle, affirmant : que, la vérité morale absolue, non point illusoire mais réelle, n'est point absolument nécessaire à l'existence de l'ordre ; en présence : de l'incompressibilité de l'examen.

La conséquence, de cette indifférence générale, est : que, les sommités sociales, par l'intelligence et la richesse, s'imaginent presque unanimement : que, s'occuper de la vérité ; c'est-à-dire de la vérité absolue , seule vérité réelle ; c'est , aussi ridicule : que, de s'occuper du mouvement perpétuel ou de la quadrature du cercle. Les hommes éminents, les hommes d'Etat, se consacrent: à l'histoire, à la législation, k la diplomatie, à la politique ; les moins éminents : à la magistrature, au barreau, à l'administration, à la médecine, aux sciences dites naturelles ; et, tous . . . plus ou moins: à la bourse, à l'industrie, au commerce. Parlez-leur : de vérité morale ; de vérité morale absolue surtout ; et de vérité morale absolue , comme devant être universellement connue , pour que rhumanité, désormais, puisse ne point périr; soyez persuadé : que, si votre famille demande que vous soyez mis en tutelle ; la société, au lieu d'un tuteur, vous en donnera dix.

Supposons, néanmoins : qu'il y ait un certain nombre d'individus ; qui , comme vous, méritent l honneur d'être mis en tutelle. Quelques individus ne constituent point la société ; et, c'est socialement : que, la vérité doit être connue et acceptée.

Ici , une nouvelle question se présente. Quel est donc cet être de raison , nommé société ? comment connaît-on : qu'il connaît ; et, qu'il accepte ? Il faut le savoir, pour pouvoir remplir le devoir qui me reste à accomplir ; qui est : de faire, tout ce qui dépend de moi , pour que la société puisse examiner, juger et accepter : la vérité que j'ai exposée et démontrée. Je sais : que, la nécessité sociale, au moyen de l'anarchie, exé-

cutrice de ses décrets , saura bien faire ppéraloir la vérité. Mais, Tanarchie est Texpression des révolutions par en bas, par l'ignorance , par la violence ; et, peut-être, en s'adressant directement à la société, à Tintelligence, serait-il possible d'arriver à éviter : une, deux, ou vingt anarchies ; et, à établir la révolution sainte et sacrée , qui ne peut se faire que par la science ; révolution devant anéantir à perpétuité, toutes les révolutions par la force. Mais, pour cela, je le répète, il faut savoir, à qui s'adresser ; il faut savoir : qui est la société.

En époque d'ignorance , et de possibilité de comprimer l'examen ; la société, c'est la communauté d'une même foi ; la foi commune , c'est la communauté de croyance dans une vérité hypothétique, socialement acceptée comme vérité réelle; et, personnifiée dans un pape. L'essence de cette société est la compression de l'examen. Lui demander d'examiner la vérité hypothétique, qu'elle considère comme vérité réelle ; c'est, lui demander le suicide. Lui présenter la vérité réelle ; et, lui demander de l'examiner, tant que l'incompressibilité de l'examen n'a point rendu cette vérité nécessaire ; serait toujours une folie.

En époque de connaissance ; la société, c'est la communauté de la science , rendue incontestable vis-à-vis de tous et de chacun, par sa vulgarisation sous la souveraineté rationnelle.

En époque d'ignorance sociale, sur la vérité réelle; et, d'incompressibilité d'examen; il n'y a plus de communauté, de société par une foi; et, il n'y a pas encore communauté , société par la science. Dans cette époque, il n'y a plus de société, il n'y a que des individus, ayant chacun des opiuious différentes, que tous considèrent comme des vérités réelles ; tandis que tous nient la réalité de la vérité. Allez donc présenter la vérité à ces indi* vidus, vérité qui doit être l'anéantissement de toutes les opinions ; quand, tous sont unanimes pour déclarer : que^ vouloir posséder la vérité réelle, est la plus sotte des opinions ! Tous vous déclareront fou ; et, fou à ne pas même mériter l'attention des plus fous.

Ce qu'il y a de pire pour cette époque , c'est : que , ces agglomérations d'individus, sans aucune espèce de lien social, ont néanmoins une prétendue science; et, que cette prétendue science, à l'état de pseudo-démonstration, est précisément : la négation de toute science ; la négation de toute liberté; la négation du raisonnement réel ; le matérialisme enfin. Cette prétendue science, sans être officielle, et étant même anti-officielle, est néanmoins enseignée partout, implicitement ou explicitement,

000 1)B LA 80UVKRA1NKTÉ.

«inai qua je Vêi démoutré : dans le premier volame de la Sctatee *ucmh. Ni 1«s Acadt'iuies, reprétentani la science, sont nécessaireluoni ooiupos^s : ou , d'académiciens élevés à hauteur de la préli«udu« acionce» niant la vérité réelle ; ou, d'académiciens restés •ous Tonipire d'une foi quelconque ; et, niant toute vérité réelle, autn» quo celle révélée ; surhumaincnient.

Allés donc présenter à ces Académies , et pour être examinée, la vérité» exposée d'une manière rationnellement incontestable: quand» tous ivu\ qui les comiH>$ont . nient, « /niori : que. la vérité» ainsi exposée» puisse exister! Supplier les Académie* et Ikire cet exaiuen s c'est , supplier des pagodes de se transfonBer eu basiliques*

Kl» eepondaut» en doUiMrs de la nécessité sociale. rêfishiL!c d^uu« k^u^ue suite d auarchin : il n'y a que les Acadéaùes ^ |mi»*ml poMer l«s a^lomerations incokérenles. à evaminfr : !ii xerité.

Il ft cv|¥MidaMil e«coi>p. le lemp* presse J\ Le tesfii pveoe. je W repderai mille fois* car M. Michel Chevalier nous a dit :

— » « Il ^afftt* tfn FriuKe, Jk rfxirier laî.^ur Je 5-: i r : *• r&rraiiiafpï 1^ «i U KMirpNibàr «i^e rtpr»fct.^ ee tMiMtè, l>!i=f x: £"firir-r .-i m^KrA ^a'à r^uiie <l rar r)aKena<i^iî,*« «k 4«-&t;« cemx m.7'i ^uJ^aiit^t£&. iMi« <\viiif<t*W$ WKsuiet:^^ ts\tr^.v.î<e:s. ,. Cî z:i: àan^i^^n luL^'-^toi

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OB LA SOCVBRAmeTÉ. 607

domina eelle mémo de la formô du gouyernement, D« toute la BÂtJTEtm qui sépare titie constitution politique de la constitution sociale. »

-^ Alors» Académies ! occupez-vous donc de savoir : comment il est possible qu'il n'y ait plus qu'une classe : l'humanité ; puisque cette question domine celle même de la forme du gouvernement, de toute la hauteur qui sépare : une constitution politique, de la constitution sociale.

Ety M. M. Chevalier dit encore :

•^ a La constitution «OCUUt tout SNTlàRB BST SN QUESTION CHEZ

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