‹ De la spermatogenèse chez les crustacés décapodesChapitre 2 sur 31 · TECHNIQUE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE

Je ne crois pas devoir m'élendre longuement sur la (echnique que j'ai employée, l/explicalion des planches mentionnera toujours les procédés employés pour les préparations qui ont servi au dessin.

Le lecteur pourra s'assurer parla que j'ai eu recours à des méthodes très nombreuses et très variées. J'ai toujours agi sur des organes pris sur l'animal vivant, et j'ai employé pour les fixer la plupart des fixateurs connus.

Pour les dissociations extemporanées, je me suis admirablement trouvé de la liqueur cuprique de Ripart et Petit, soit pure, soit additionnée de quantité égale de solution d'acide osmique à 1 7o- Ce fixateur agit sur les cellules sans les déformer et tout en leur laissant leur transparence. Il a de plus l'avantage de favoriser l'action élective du vert méthyle acétique.

L'association de ce fixateur et de ce colorant m'a rendu les plus grands services pour la recherche des parties nucléaires ou, pour parler plus exactement, de la nucléine, soit dans le noyau, soit en dehors du noyau. Carnoy a prétendu que la réaction du vert méthyle n'avait une réelle valeur que pour la nucléine dans le noyau. Mes observations démontreront que ce que le vert méthyle colorait bien dans la vésicule ou dans le protoplasme (au moins dans le cas actuel) avait d'ailleurs toutes les propriétés opUques et chimiques de la nucléine.

Les diverses solutions chromiques, acéto-chromique, chromoacéto-osmique, que Flemming a mises en faveur avec juste raison, m'ont également servi de fixateurs. Il faut y joindre les bichromates soit de potasse, soit d'ammoniaque.

Enfin je me suis très souvent servi comme fixateur d'une disso-

i A. SABATIEH.

Inlion à saliiralion à froid de biclilorure de mercure dans l'eau, additionnée suivant les cas de 5 ou de \0 ou même de 20 pour cent d'acide acétique cristallisable. Ce dernier moyen donne des organes bien fixés et propres à fournir de bonnes coupes, où les lelalions réciproques des éléments se discernent bien, et où les colorants carminés se fixent vivement.

Après l'emploi suffisant des fixateurs, j'ai très généralement usé comme durcissants les alcools à «les fitres variant de 50" à 100°.

Quant aux colorants, je les ai largement employés, et j'ai contrôlé par la variété considérable de mes essais les résultats obtenus par ces diverses méthodes. Les solutions si variées de carmin soit aluné, soit borate, l'hématoxyline, les couleurs d^aniline, les méthodes électives de Flemming, d'Hermann, de Bizzozero, les colorations multiples, m'ont fourni d'excellents moyens d'étude que j'ai utilisés; et j'ai pris pour règle de ne considérer un fait, comme réel, que lorsqu'il m'avait paru tel dans des séries (le préparations obtenues avec des méthodes très diverses. Les colorations ont été faites tantôt en masse, tantôt sur les coupes mêmes. Les nombreuses coupes que j'ai réalisées, et pour la plupart conservées, ont été examinées soit dans le baume, soit dans la glycérine pure ou gélaiinée.

Tel est le résumé très succinct de mes moyens de recherche, il va sans dire que la pratique m'a con luit à trouver, dans bien des cas, des tours de main heureux qui ont facilité et perfectionné les moyens d'observation. Il serait trop long d'en rendre compte ici. Peut-être aurai-je l'occasion d'en dire un mot dans le cours même du travail .

Page 1