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moment de l'accident, contribuerait à produire la procidence de la rate à travers une plaie relativement étroite.
Quels sont les accidents qui peuvent succéder à cette réduction ?
I ne faut pas compter comme danger possible l'hémorrhagie qui peut survenir, comme dans le cas d'Eulenberg, quand on a réduit une rate présentant une blessure. Il est de la plus élémentaire prudence de bien examiner l'organe au prix de débridements importants, s’il le faut, avant de le réintégrer en sa place.
Le danger véritable consiste à réduire dans la cavité péritonéale une rate, qui s'est nécessairement infectée pendant le temps qu'elle a passé hors de l’abdomen. Dans certains cas la souillure trop considérable de l'organe doit faire rejeter formellement la réduction. Dans d’autres, aura-t-on le droit, même après une désinfection soignée de la rate ectopiée, de la réintégrer dans le péritoine? En nous reportant à ce que nous savons sur la facilité de l'infection du péritoine et nous rappelant que la perte de la fonction splénique ne présente aucun inconvénient sérieux, nous croyons, sans pouvoir baser notre opinion sur des faits, qu’en présence d'un cas de ce genre il vaut mieux s'abstenir de toute tentative de réduction. ;
Avant de se prononcer sur la conservation ou le sacrifice de l'organe hernié, il faut s’être assuré de sa nature exacte. Cette remarque, qui peut paraître enfantine, nous est inspirée par les faits dans lesquels on a hésité entre la rate et une portion du foie prolabée (obs. 48).
B. — ABsTeNTioN. — L'’abstention pure consiste à attendre que la rate, exposée à l'extérieur de l'abdomen et privée d'une grande partie de ses moyens de nutrition, se sphacète et tombe. Celle-ci se refroidit, devient insensible et friable, noircit et se gangrène.
Cette méthode atteint toujours le but qu’elle recherche, ‘c’est-à-dire l'élimination de l’organe hernié. Elle n’est cependant pas sans inconvénients. Elle présente d’abord celui d’être essentiellement lente. Elle peut ensuite être dangereuse par la longue suppuration qu’elle détermine et par les phénomènes d'infection générale qui l'accompagnent. C'est qu’en effet la rate ne se mortifie parfois que secondairement ; elle s’enflamme, suppure et s'élimine avec un cortège de phénomènes locaux et généraux en rapport avec l’état de sepsie de la plaie.
C. — SPLénecromie. — Les résultats que donnent cette opération seraient parfaits, si l’on s’en tenait aux observations, qui, comme
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nous l'avons vu, ne notent que des guérisons. Nous croyons qu'il doit en être ainsi si l’on se met à l'abri de l’infection du péritoine et de l’hémorrhagie.
Entre la splénectomie totale et la splénectomie partielle, il faut donner la préférence à la première dans les cas récents. Si, en effet, on se décide à n’enlever que la portion de la rate herniée, on est forcé d'assurer l'hémostase à l’aide d’un fil placé sur le tissu splénique luimême, dont nous connaissons lafriabilité. A cette période où les adhérences qui retiennent la rate sont encore nulles ou insignifiantes, il est plus sûr de pratiquer son extirpation totale. On placera donc la ligature, ordinairement double et entrecroisée ou même en chaîne, au niveau du pédicule splénique. Si l'on éprouvait quelque difficulté dans ce temps opératoire, il suffirait de débrider les lèvres de la boutonnière formée par les parties molles qui entourent le pédicule ou la rate elle-même.
Il sera ordinairement prudent de fixer le moignon pédiculaire au niveau de la plaie abdominale. Cette précaution aura pour but d'empêcher l'infection du péritoine par ce pédicule dont nous ignorons l’état d'asepsie ou de sepsie.
Ce n’est qu'exceptionnellement, en raison de l'état trop précaire du malade, qu il faudra renoncer à la splénectomie totale et se contenter d'enlever la portion prolabée.
Lorsque la hernie date de plusieurs jours, le problème est plus simple. On se contentera de réséquer à l’aide du couteau Pate la partie herniée, Ce n’est que dans des caë rares, croyORSENOUS, qu'on sera autorisé à suivre l’exemple de Brown et à pratiquer une véritable laparotomie pour aller lier le pédicule de la rate et détacher les adhérences périspléniques. lei, en effet, l’état de sepsie certaine de la rate doit rendre le chirurgien sobre de toute intervention importante, en particulier sur le péritoine.
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