BERGMANN
Femme, 38 ans. Depuis 1883, violentes douleurs dans les côtes gauches,
s'irradiant vers les lombes, qui persistent plusieurs semaines. En août 1883 on remarque dans le côté gauche du ventre, sous les fausses côtes, une tumeur du volume du poing, légèrement mobile et grossissant lentement, sans donner lieu à destroubles marqués. — En novembre 1886, elle a le volume d’une tête d’adulte, est lisse, pas nettement fluctuante, très mobile, occupe toute la partie gauche du ventre. — Une ponction exploratrice ramène un liquide clair comme de l’eau et des crochets. — Diagnostic : kyste hydatique dans une rate mobile.
Opération, 5 novembre 1886. — Splénectomie assez difficile en raison de nombreuses adhérences que la tumeur avait contractées avec l'épiploon et l'intestin. — Le parenchyme splénique. était normal en dehors du kyste. — Guérison.
Aucune modification du sang, ni avant, ni après l'opération.
OBs. 64 — Kyste séro-sanguin de la rate. Splénectomie. Guérison (1). (SPENCER WELLS. Brit. med. Journ., 1889, II, p.55. —In LIEFFRING, obs. 21.)
Me R.., 21 ans. A l’âge de 4 ans, fièvre paludéenne, puis la santé se rétas blit. En 1887, appelé en consultation, je trouvais une tumeur ferme, ronde et grosse comme le poing, dans la région de l'ovaire gauche, mais mobile sans communiquer ses mouvements à l'utérus. Utérus normal. — La malade pouvant être enceinte, je me décidai à attendre.
Le 4 septembre, la malade étant enceinte. de 7 mois, la tumeur, qui a peu augmenté de volume, a été refoulée par l'utérus dans l’hypochondre gauche. — Accouchement normal le 2 novembre. Au bout de 7 jours, la tumeur a repris progressivement sa position primitive, mais elle est un peu plus grosse qu'avant la grossesse.
Le 12 février 1888, la tumeur est en avant de l'utérus, s'étend de l’ombilic au: pubis, sur une longueur transversale de 25 centimètres; indolore, ferme et lisse à la pression, bords fermes et arrondis. Le 1° mars, diagnostic : rate déplacée et hypertrophiée. — Examen du sang: aucune trace de leucémie.
Le 28 mars: Tumeur, très augmentée de volume, s'étend de l’appendice xiphoïde au pubis et remplit entièrement l'abdomen en avant ; dure et sensible à la pression, Tiraillements douloureux dans le dos et les cuisses. Insomnie. Anorexie. Pendant 8 Jours, état critique, péritonite avec fièvre (38°,4 à 40), douleurs vives, vomissements fréquents. Au bout de dix jours disparition des trou-
bles, et la tumeur diminue des deux tiers. LP Le 17 avril: Retrait de la tumeur cesse; quelques points de ramollissement augmentant avec rapidité et confluents. Dyspnéc et vomissements. — 2 mai:
“aggravation. Ponction retire 5 litres d’un liquide brun rougeatre, composé en grande partie de globules rouges ramollis et de leucocytes en grand nombre. — Le liquide se reproduit rapidement. On se décide à l’ablation de la rate.
12 mai: Pas d'augmentation marquée des globules blancs du sang.
Opération, 13 mai. — Pendant l'opération, la paroi du kyste se rompt et laisse échapper 4 à 5 litres de liquide brun rougeàtre, semblable au liquide retiré
(1) Histoire de la maladie par Mac Call.
DE LT, mn
par la ponction, mais moins épais, La partie saine est formée par le tissu de la rate hypertrophiée (elle pèse 4 livres). Adhérences nombreuses avec intestins, utérus et, la plupart, séparables excepté à la partie antérieure où elles sont si tenaces qu'on préfère y laisser une partie de la paroi du kyste, longue de haut en en bas de 4 pouces et large transversalement de 2 à 3 pouces. La malade très épuisée n'aurait pu supporter l’ablation complète. Ligature à la soie des vaissedux spléniques. Pas de drainage. — Durée de l'opération : 50 minutse, Malade reste très affaiblie pendant deux jours, puis se remonte progréssivement. Température normale où un peu au-dessous. — 19 mai: Douleurs. Abdomen un peu gonflé, particulièrement à droite de la plaie; matité douloureuse à la percussion. Pouls et température normaux. — 20 mai. État aggravé. Liquide Jaune, fétide, s'écoule par la plaie. Figure tirée. Pouls rapide; apyrexie. Drainagé de la plaie. — Le 22: Amélioration qui s'accentue progressivement. — 22 juillet: Il ne reste plus qu'une petite ulcération. Aucune douleur. Un an après l'opération, 14 mai 1889. — Santé restée parfaite. Cicatrice ferme. Pression de l'abdomen indolore.
Examen du sang (DRECHFELD).
G. R. = 4.500.000 (CADSE 7.060 Hémoglobine — 75 à 80 p. 100.
O8Bs. 65. — Kyste hydatique de la rate. Splénectomie. Guérison. (MAS, Bol. del Inst. med. Valenciano, janvier 1889. — Cent. f. Chir., 1889, p. 719).
C’est la première extirpation de la rate qui fut pratiquée avec succès en Espagne.
Femme de 32 ans. Six ans auparavant elle avait remarqué, pour la première fois, dans l’hypochondre gauche, une tumeur qui était dure et mobile; elle n’en souffrait qu'à la pression. La tumeur augmentait de volume et la malade se sentait souvent oppressée.
Actuellemént (22 avril) existent des douleurs qui s’irradient dans tout l’abdomen. La malade a la sensation de dépression psychique. À l'examen on constate que la paroi abdominale est soulevée par la tumeur. La percussion, très douloureuse pour la femme, accuse une matité qui s'étend de la région ombilicale jusqu’à la région de la rate. Pas de fluctuation. Foie normal. A la ponction exploratrice on retire du liquide qui ressemble à celui d’un kyste hydatique.
Mas diagnostique : kyste hydatique de la rate.
Opération, 12 mai. — Incision sur le bord externe du muscle droit à gauche. L'’épiploon qui recouvrait la tumeur fut rabattu en haut. Ponction de la tumeur avec le trocart de Péan. Splénectomie après division du pédicule en deux portions, qu’on lie au catgut, puis ligature en masse.
La tumeur pesait 830 grammes. Pas de fièvre pendant les quatre premiers jours. Ensuite apparurent les symptômes de la péritonite circonscrite : 409,3, chute de la fièvre après l'administration de calomel et d’opium et après l’application de la glace sur le ventre.
La plaie guérit per prima. Le 31 maï,la malade entre en convalescence. Sang normal. Mas pense que la péritonite a été due à la ligature qui n'a pas été résorbée, et qui, comme un corps étranger, a provoqué une inflammation. Onze mois après l'opération, la malade était en excellente santé.
O8s. 66. — Cas de résection de la rate pour hyste. (FR. FINK. Zeïtschrift für Heilkunde. Prag., 1889, X, 353.)
Garçon de 14 ans, de bonne santé antérieure. Pas de an Cinq mois avant son entrée à l'hôpital, il commença à souffrir dans la région de la rate. Bientôt il s’aperçut de la présence d'une tumeur mobile dans la région épigastrique. Puis apparurent de la fièvre, des naüsées, des vomissements ; ét le malade fut obligé de rester au lit huit jours.
Ces phénomènes s'atténuèrent ensuite considérablement et l’état général devint assez bon. Cependant la tumeur continuait à s’accroître : le malade ressentait de la pesanteur et de la gêne pour respirer dans le décubitus.
L'abdomen était tuméfié dans sa moitié gauche et renfermait une tumeur
régulière de 25 centimètres de longueur. Le pôle supérieur de la tumeur atteignait l'arc costal gauche, le pôle inférieur s’étendait jusqu'à la ligne médiane. Consistance élastique, fluctuante. La tumeur était tellement mobile qu’on pouvait la refouler dans la moitié droite de l'abdomen. Les différents organes étaient sains. Hémoglobine normale.
Diagnostic : Kyste de la rate ou hydronéphrite du rein gauche.
Opération. — Incision médiane de 15 centimètres de longueur. On constate que la tumeur siège à la partie inférieure de la rate, dont la partie supérieure semble normale. On résèque une portion de la rate de façon à enlever le kyste en laissant la rate. Les cas de Péan et de Crédé ont en effet montré que l’extirpation de la rate pour un kyste, produisait des troubles cireulatoires. On sectionne dont une portion du ligament gastro-splénique.
Pendant les deux premiers jours le pouls est un peu rapide. Trois semaines après le malade se iève et quitte Fhôpital à la fin de la quatrième semaine. À ce moment, l’état général est bon, l'appétit est excellent ; pas d’adénopathie ni d'hypertrophie thyroïdienne.
Examen du sang. — G.R. — 3.740.000 GB 15.333
Le malade se remet facilement au travail. Six mois après la santé était excellente ; pas de douleurs abdominales, sauf à gauche parfois ; la matité de la rate est un peu augmentée.
OBs. 67. — Résection partielle de la rate pour kyste. (BARDENHEUER. Deutsche med. Woch., 1890, n° 36, p. 801. — Revue des sciences médicales, t. 37, p. 614.)
Femme de 47 ans. Au commencement de 1890 éprouva de vives douleurs à l'hypochondre gauche ; un médecin constate une tumeur qu'il considère comme un kyste de l'ovaire gauche. Bardenheuer voit la malade le 20 juin. fl trouve le petit bassin rempli par un kyste gros comme une tête d'enfant, refoulant
l'utérus en avant et à droite, peu mobile, retenu par des adhérences multiples. Il pense à un kyste de l'ovaire gauche ou du ligament large gauche.
Le 21 juin, incision exploratrice transversale sus-symphysienne, allant du bord externe du muscle droit du côté droit au tiers externe du ligament de Poupart du côté gauche. Libération des adhérences du kyste dans le bassin sans ouvrir la éavité péritonéale ; décortication extra-périlonéale du kyste impossible dans les parties supérieures, il faut inciser la séreuse, En attirant à l'extérieur le kyste diminué de volume par la ponction on s'aperçoit qu'il provient de la rate, -
L'auteur comprime la rate au-dessus du kyste et incise la partie attenante au kyste. Le parenchyme splénique fournit peu de sang ; la capsule en donne un peu au voisinage du hile. Quelques sutures, thermo-cautérisation, application d’iodoforme. La rate, diminuée d’un tiers, est abandonnée dans Ia cavité abdominale et reprend sa place dans l'hypochondre gauche. Suture complète de la plaie péritonéale, tamponnement de la eavité extra-péritonéale à la gaze stérilisée.
Suites simples. — Pas de leucocytoses. Quitte l'hôpital à la fin de la septième semaine. Disparition complète des douleurs.
OBs. 68. — ÆKyste séro-sanguin de la rate. Excision, Guérison. (TERRIER. Bull. et Mém. de la Soc. de chirurgie, 2 nov. 1892, p. 661.)
Mme G..., 33 ans, trois enfants.
À la fin d'avril 1891, elle fut prise d'orcillons. A cette date elle ressentait
- quelques douleurs de ventre et celui-ci semblait grossir; ces douleurs étaient localisées à gauche. Le ventre continue à grossir et les douleurs s’accentuent toujours à gauche. !
A Ja fin de juillet, le Dr Ollivier constata l'existence d’une tumeur dans le flanc gauche ; tumeur qui paraît augmenter en août.
Je vois la malade à la fin d'octobre 1891. Au niveau de l’ombilie, remontant au-dessus et au-dessous de cette cicatrice, existe une tumeur du volume du poing, dépassant la ligne médiane à droite de 4 centimètres et se prolongeant à gauche de 10 centimètres environ. Cette tumeur est mobile de droite à gauche et de bas en haut. En haut et à gauche existe un large et solide pédicule qui remonte sous l'hypochondre. La tumeur est mate et résistante. Toute cette exploration est douloureuse, surtout au niveau du pédicule.
Je diagnostiquai un kyste, peut-être hydatique, de l’épiploon ou de la rate; et je rejetai l’idée d’un déplacement du rein émise par MM. Ollivier et Debove.
Un point à noter, c’est que la malade disait souffrir de ce côté gauche, depuis le jour déjà ancien où, prenant une douche, un jet maladroïtement lancé vint Ja frapper juste au point où s’est développé la tumeur actuelle.
Opération, 16 novembre 1891. — Incision médiane sus et sous-ombilicale. lie péritoine ouvert, on repousse à droite l’épiploon, l'estomac et les anses grêles de l'intestin. On arrive alors sur une tumeur arrondie, adhérente de tous côtés à l’épiploon gastro-splénique; ces adhérences furent assez facilement
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détruites. La tumeur, de couleur rouge brun, fut ponctionnée et on en retire du sang avec des caillots. Du reste, la poche kystique se déchire et le liquide s'écoule par cette déchirure. C’est un liquide noirâtre qui devient rutilant à l'air.
La tumeur demi-vidée, le trocart s'étant obstrué par des caillots, la néoformation fut attirée au dehors et l’on vit qu'il s'agissait bien d’un kyste de la rate. Ce kyste semble formé par un décollement dé la capsule et occupe la face concave de la rate, un peu hypertrophiée.
Excision, avec les ciseaux, de toute la paroi hystique et au ras de son insertion sur la rate; puis cautérisation de la section et de la surface splénique incluse dans le kyste avec le thermo-cautère.
La rate replacée dans lhypochondre et le péritoine bien essuyé, on fit Ja suture de la paroi à trois étages. L'opération avait duré 56 minutes.
Les suites immédiates furent excellentes, sauf des douleurs vives le premier jour. Mais le quatrième jour la température monta par suite de l’apparition d’un abcès au niveau de deux points de suture, abeès qui fut suivi d’une induration profonde et d'accidents généraux, de vomissements rebelles évidemment réflexes. — Le 20 décembre la malade se lève et elle retourne chez elle le 30 décembre. — La convalescence est presque terminée à la fin de janvier 1892 et Mme G... se portait fort bien en février et mars 1892; en avril, après un long voyage et un deuil de famille, Mme G..-offre quelques accidents thoraciques. En maï, un de ses enfants se jetant sur elle lui contusionne la région splénique, qui depuis lors est douloureuse.
J'ai revu Me G.. hier et ai constaté la persistance d’une hypertrophie légère dela rate, avec un peu de douleur à la pression; du reste iln’y a plus de tumeur et l’état général est assez bon, quoique la malade soit toujours fort nerveuse.
L'examen du kyste a été fait avec soin. Le liquide est constitué par du sang coagulé (fibrine) et du sérum, contenant des globules rouges et blancs, ceux-c; en proportion normale. La paroiïest formée de tissu conjonctif à fibres intriquées, présentant des dépôts calcaires par places; sa face intérieure est tomenteuse et recouverte de fibrine.
OBs. 69. — Splénectomie pour kyste hydatique de la rate. (PrRRI. Soc. med. chir. di Bologna, 3 Juin 1892. — Rif. med., 1892, II, 742.) Opér. : NOvARO. Homme de 16 ans. Depuis l’âge de 9 ans, tuméfaction épigastrique. Un, médecin fit le diagnostic de kyste hydatique et ponctionna la tumeur. État actuel. — Tumeur ovoïde, située dans le quart supérieur gauche de l'abdomen, de la grosseur d’une tête de fœtus; elle suit un peu les mouvements respiratoires ; fluctuation évidente. Diagnostic : Kyste hydatique de la rate adhérent à la paroi abdominale et peut-être à d’autres organes abdominaux. Operation (1891). — On commence l'opération avec l'intention d'exécuter le procédé de Lindemann, en un temps. Laparotomie. La tumeur se continue par sa partie supérieure avec la rate; elle est adhérente à la paroi abdominale, à,
l'épiploon, à l’estomac, L'incision de la tumeur donne issue à deux litres de liquide purulent. Les parois sont complètement calcifiées. Pour cette raison qui ne permet pas d'attendre la guérison par le procédé de l’incision-simple, on se décide à faire la splénectomie. Drainage à la Mikuliez.
Dans la suite, la température oscille entre 36°,7 et 37°,2. Le malade quitte l'hôpital le 14e jour, complètement guéri.
Examen de la tumeur. — Rate : Long. 9 centimètres, largeur 5 cent: 5, épaisseur 5 millimètres. Distance de l'extrémité supérieure de la rate à l’extrémité inférieure de la tumeur : 23 centimètres. Circonférence maxima de la tumeur : 41 centimètres.
OBS. 70. — Splénectomie pour kyste de la rate. Guérison. (CHALITE. Soc. de méd. de Kieff. — Wratch, 1894, n° 9. — Gazette des hôpitaux, 1894, p. 1290.)
La malade, âgée de 36 ans, est entrée à l'hôpital avec de la dyspnée, de la pesanteur et des douleurs abdominales. I y a deux ans, à la suite d’un accouchement, elle s’est aperçue de l'augmentation de volume du ventre et de l’æœdème des jambes.
A l'entrée à Phôpital, la malade est très émaciée. Le ventre est énorme, sa partie gauche est plussaillante que la droite et on y constate à la palpation uné tumeur dure, indolore, plus ou moins mobile, remontant sous les fausses côtes gauches où son bord supérieur ne peut être délimité. Pas-d’ascite.
Diagnostic. — Tumeur Kystique ou kyste hydatique de la rate.
LAPAROTOMIE EXPLORATRIGE. — On tombe sur une tumeur de couleur brune, adhérente au grand épiploon et aux anses intestinales, de consistance mollasse. Ponction et évacuation de 8 litres de liquide brunâtre où nageaient des lambeaux de tissu splénique. La tumeur, du volume d’une tête d’adulte, était formée d'une capsule remplie de lambeaux dégénérés de tissu splénique. Seule la partie supérieure de la rate était composée de tissu normal, Section des adhérences, section du pédicule entre deux ligatures, extraction de la rate.
Suites opératoires. — Excellentes.Deux mois après, santé excellente.
Os. 71. — Kyste hydatique dela rate. Splénectomie. Guérison. (HAHN. Réunion libre des chirurgiens de Berlin, 10 juin 1895. — Soc. de méd. de Berlin, 12 et 26 juin 1895. — Deutsch. med. Woch., 11 juillet 1895, 441. — Centr. f.
Chir., 1895, 880. — Semaine méd., 1895, 273 et 291. — Mercredi méd., 1895, 335.) Femme de 35 ans, bien portante, ayant eu huit enfants. — Après le dernier
accouchement se développa une tumeur dans le flanc gauche. La tumeur, des dimensions d’une tête d'enfant, était lisse, très mobile et pouvait être repoussée en haut sous les côtes, en bas jusque dans la région inguinale. Elle était fluctuante, indolore, arrondie ; pourtant à la palpation, on pouvait sentir très vaguement qu'elle se terminait en bas par un bord tranchant. — Rien du côté du cœur ni des poumons. Amaigrissement assez marqué.
Eïcamen du sang. -— Rapport de 1 à 160 entre les hématies et les globules blancs.
LAPAROTOMIE. — Par une pression exercée au niveau de la région lombaire, la tumeur a pu être très facilement amenée hors de la plaie. On à pu alors constater qu'il s'agissait d’une tumeur kystique de la raté, développée sur la face concave de l'organe et ayant amené une atrophie pour ainsi dire complète du parenchyme splénique. Grâce à la longueur du pédicule et à l'absence des adhérences, le hile fut sectionné et le pédicule réintégré dans l'abdomen.
La tumeur était un kyste hydatique.
Guérison sans complications. Les troubles que présentait la malade disparurent en quelques jours, en même temps que le nombre des leucocytes diminua dans une proportion considérable, si bien que l'examen du sang, fait quelque temps après l'opération, donna un rapport de 1 à 600.
O8s. 72. — Kyste hydatique. Énucléation du kyste ; blessure accidentelle de l'artère splénique; splénectomie. Guérison. (V. SNÉGUIREW, de Moscou. Semaine médicale, p. 78.)
Femme de 27 ans. La tumeur splénique, attirée hors de la cavité abdominale à travers une incision de la ligne blanche, présentait les dimensions d’une tête d’adulte. Le pédicule était large de 6 centimètres environ; on y sentait battre le pouls de l'artère splénique et on apercevait des veines ayant le volume de grosses plumes d’oie.
M. Snéguirew mit en pratique son procédé d’ hémostase par la vapeur chaude. Quand l’action du jet de vapeur eut déterminé le ratatinement du tissu splénique à la base du kyste, on pratiqua à ce niveau avec le bistouri, à travers la rate, une incision de 7 {centimètres sans la moindre effusion de sang; puis par cette incision on procéda à l’ablation du kyste au moyen des doigts. Lorsque la tumeur fut à moitié énucléée, il survint une forte hémorrhagie provenant des parties profondes de la glande. Pour se frayer un accès vers la source de l’hémorrhagie, on sectionna en deux lambeaux, sous la vapeur d’eau, la portion déjà extirpée du kyste et l’on fit agir le jet de vapeur directement sur le point d'où l’on voyait sourdre le sang. L’hémorrhagie s’arrêta aussitôt. Il ne restait plus qu'à énucléer une portion de la tumeur qui se trouvait près du hile, ce qui put être fait sans perte de sang, toujours avec l’aide de la vapeur d’ean chaude.
Après l’extirpation du kyste la rate avait encore le double ou le triple de son volume normal et présentait une plaie profonde, divisant l'organe en deux portions, l’une supérieure et l’autre inférieure. M. Snéguirew se proposait de suturer cette plaie, de combler avec de la gaze iodoformée la cavité résultant de l'extirpation du kyste, puis de pratiquer une incision de la paroi abdominale le long du rebord des fausses côtes gauches et d'y fixer la rate par des points de suture en laissant sortir par la plaie cutanée l'extrémité de la lanière de tarlatane iodoformée employée pour le tamponnement de la perte de substance splénique. Mais en appliquant les points de suture sur la rate, il piqua l'artère splénique qui donna un fort jet de sang. Celui-ci fut arrêté immédiatement par
l'action de la vapeur d’eau chaude. Malheureusement la vapeur avait agi avec trop d'intensité, l'artère splénique était pour ainsi dire « cuite et thrombosée ». Comme dans ces conditions on avait à redouter une gangrène de la rate, on se vit obligé de pratiquer la splénectomie.
Les suites opératoires furent des plus bénignes. La plaie cutanée se réunit par première intention et l’opérée guérit sans avoir présenté la moindre réaction fébrile.
OBs. 78. — (T. VALEGGIA. Rÿf. med., 1896, II, 510; obs. 12.) — Opér. : E. TRicOMI.
Ester E..., 34 ans. Kyste hydatique de la rate. — Splénectomie (12 août 1895) : Incision médiane de l’appendice xiphoïde à l'ombilie, en déviant légèrement à - gauche. Ligature du pédicule en deux portions (soie). Durée : 40 minutes. — Poids de la rate : avec le sang, 1.020 gr. ; sans le sang, 970 gr, — Guérison.
Sang.— Avant l'opération: Un G | B. pour 380 G. R.
Hémoglobine, 80 Après l’opération : Un G. B. pour 300 G. R.
Hémoglobine, 80,3
OBS. 74. — Énorme kyste hydatique suppuré de la rate. Adhérences très nombreuses. Splénectomie dificile. Guérison. (THOMAS JONNESCO. Progrès méd., 20 mars 1897, p. 180. — Congrès internat. de méd., Moscou, août 1897. — Presse méd., 19 sept. 1897, p. 125. Obs. 7.)
N. C..…., Bulgare de Varna, âgé de 24 ans. — A plusieurs vices, accès de fièvre inertie — Pesanteur et douleur dans le flane gauche lorsqu'il marche ou travaille: Diagnostic : kyste hydatique de la rate occupant l'hypochondre et le flanc gauches, la région ombilicale et une partie du flanc droit. Rate fixe.
Opération, 14 décembre 1896. — Incision médiane de Hate xiphoïde à trois travers de doigt au-dessous de l’ombilic. On constate une énorme tumeur occupant toute la rate. Adhérences multiples solides, formant une véritable symphyse abdomino-splénique, dont la destruction nécessite l’arrachement de la paroi abdominale à plusieurs endroits. Symphyse spléno-diaphragmatique, ouverture de la plèvre à deux reprises. Pédicule court; vaisseaux volumineux. Splénectomie. Hémostase de la loge splénique difficile. Fermeture de la plaie sans drainage. — Durée de l'opération : une heure dix minutes.
Suites opératoires.— Congestion pulmonaire. Réunion de la plaïe per prinvam. Sorti de l'hôpital parfaitement guéri,
Presque toute la tumeur est formée par un vaste kyste hydatique suppuré, contenant trois litres de liquide purulent.
Le tissu splénique est réduit à une mince lame occupant l'extrémité supérieure de la tumeur. Parois du kyste épaissies, présentant des plaques calcaires.
Examen du sang: — Avant l'opération : 5.600.000 G. R., 11,000 G. B,,
proportion 1/509. — Après l'opération : 2.500.000 G: R., 15.000 GB}, proportion 1/167.
Tonicité urinaire, coefficient uro-toxique, avant l'opération, 85 centimètres cubes ; après l'opération, 160 centimètres cubes.
Ogs. 75. — Splénectomie pour kyste sérosanguin de la rate mobile. (ALES- SANDRO GHETTI. Gazetta degli ospedali è delle cliniche, 4 août 1896, p. 1297.) Opér : AUGUSTO MORESCHI.
Caterina F..., 42 ans. Plusieurs accouchements. 12 jours après son dernier accouchement (1893), fortes douleurs dans l’hypochondre gauche qui se reproduisent trois à quatre heures dans la soirée chaque jour et disparaissent au bout de 25 jours, puis réapparaissent. Elle remarque, en juillet 1896, à la Suite d’un coup sur le flanc gauche, l'existence d’une tumeur dans le côté gauche, qui augmente progressivement. |
État actuel, 23 août. — Bon aspect. Matité hépatique normale. Disparition de la matité splénique. Dans l’hypochondre gauche, tumeur, de 25 centimètres de diamètre environ, fluctuante, mobile, ne présentant pas de frémissement hydatique. On détermine des douleurs en attirant la tumeur en bas. Organes génitaux indépendants de la tumeur. — Urines normales.
… Diagnostic. — Kyste de la rate.
Opération, 24 août 1896. — Incision de 20 cent., longitudinale, à trois travers de doigt de la ligne blanche. Deux clamps sur le pédicule ; puis ligature à la soie après transfixion. Libération des adhérences qui maintenaient la tumenr au côlon descendant. Opération facile. — Durée de l'opération : 2 heures.
Examen anatomo-pathologique. — Poids de la tumeur, 1.315 gr. Dimensions : 29 et 23 cent. Pulpe splénique de coloration normale, mais plus consistante. L'incision du kyste qui fait corps avec la rate donne issue à 950 gr. de liquide brûnatre. — Æxamen microscopique. — Rate normale, les parois du kyste, conjonctives, sont recouvertes par un épithélium. Le liquide renferme de nombreux G. B. et G. R. en état de désagrégation.
Suites, — Apyrexie. Guérison complète le 6 septembre.
Examen du sang : RAPPORT DES G.B. AUX G.R. HÉMOGLOBINE. Avant l'opération. . 7.2. 21; 1: 300 85 p. 100 3e jour après l’opération...... 15: 300 : 50 p. 100 6 ÉD age PS Laos de l0 TOUS 52 p. 100
O8s. 76. — Kyste hydatique de la rate. Spléneciomie. Guérison. (H. HART- MANN. Congrès français de chir., Paris, octobre 1897.)
Femme de 29 ans, présentant une tumeur abdominale. Le début de cette tumeur remonte à une époque assez éloignée. Dès l’âge de 17 ans, trois mois avant sa première grossesse, la malade a constaté dans l'hypochondre gauche la présence d'une tumeur du volume d'un œuf de poule. Cette tumeur a persisté après l'accouchement et s’est progressivement développée, restant indolore et ne déterminant jusqu'à l'an dernier aucun trouble de la santé.
La malade à eu depuis cette époque sept grossesses qui se sont toutes terminées par un accouchement à terme.
Il y à un an, un mois après son dernier accouchement, la malade a commencé à éprouver des douleurs continuelles dans les lombes, douleurs augmentant dans la station assise, mais ne gênant pas la marche. En même temps elle se mit à souffrir d’une constriction épigastrique continuelle, augmentant après les repas et le soir. Les digestions devinrent difhciles ; les aliments semblaient s'arrêter pendant plus d'une heure au creux épigastrique et la respiration elle-mème était gènée par la sensation de constriction. Depuis trois mois, il semble que, de temps à autre, la tumeur remonte vers l’épigastre, ce qui détermine une sensation d'étouffement. À la suite de ces divers accidents la malade a maigri de dixhuit livres en quatre mois et demi.
20 février 1897. À l'examen de l'abdomen, on constate l'existence d’une tumeur, ayant une forme générale rappelant celle d’un haricot, dont la convexité inférieure gauche répondrait à la fosse iliaque gauche et à l’hypogastre, dont le hile regarderait l’ombilic. Au palper, la tumeur présente des contours généraux arrondis avee une grosse bosselure du volume d’un fort poing d'adulte à sa partie supérieure gauche ; elle est lisse, tendue et rénitente. Submatité à la percussion superficielle dans ses parties saillantes, elle donne, sauf dans ses parties centrales, un peu de sonorité à la percussion profonde. Elle est indolente et extrêmement mobile dans tous les sens. Lorsqu'on la refoule en haut, ou encore plus nettement lorsqu'on place la malade dans la position élevée du bassin, elle vient se cacher en partie dans l'hypochondre gauche. On a alors une sensation nette de ballottement comparable à celle du ballottement rénal, mais en différant par ce fait qu’au lieu d’être provoqué par la succession de l’angle costo-vertébral, il est produit par des secousses imprimées par le doigt placé dans l’espace costo-iliaque.
Lorsque la tumeur a été réduite et qu’on fait asseoir la malade, elle retombe : la malade la sent retomber et éprouve une sensation de tiraillements. — On peut la refouler en grande partie à droite de l'ombilic, mais on ne peut l’amener dans l’hypochondre droit. Lorsqu'on l’attire fortement en bas on détermine une douleur rapportée à gauche de l’ombilic.
L’estomac est très dilaté ; le foie semble de volume normal; les reins ne sont pas abaissés.
En présence de ces divers signes nous portons le diagnostic : kyste dans une rate mobile.
Urines, 400 grammes ; réaction acide ; densité .1022 ; urée 32 gr. 02 par litre ; ni sucre ni albumine.
SPLÉNECTOMIE, 1er mars 1897. — Incision médiane s'étendant au-dessus et: au-dessous de l’ombilic qu’elle traverse. La tumeur est entièrement cachée par l'épiploon et même, dans sa partie inférieure, par une portion du côlon, si bien que nous avons un instant d’hésitation sur sa nature. Nous commençons par libérer l’épiploon, qui est facile à décoller de la tumeur. Celle-ci est arrondie, grise dans sa partie inférieure, présentant, au contraire, l'apparence normale
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du tissu splénique dans sa partie supérieure. Saisissant l'artère splénique entre le pouce et l'index, nous la comprimons, la dénudons à la sonde cannelée et en faisons la ligature isolée avec un fil de soie. Ceci fait, nous plaçons une série de pinces de Kocher sur le pédicule et sur les replis qui unissent la rate au côlon, à l'estomac et en arrière au diaphragme. Sectionnant alors ces différents replis entre deux pinces nous enlevons la rate et la tumeur. Ligature des petits paquets de replis successivement pincés ; les postérieurs sont à une profondeur assez grande. Résection de l’épiploon déchiqueté péndant la libération. Toilette du péritoine dans lequel il ne s’est, du reste, écoulé qu’une quantité de sang insignifiante.
L'opération a été des plus simples et n’a présenté comme particularité qu'une syncope chloroformique survenue au moment où nous commencions la libération de la rate et ayant nécessité quelques minutes de respiration artificielle.
La guérison a lieu sans incident. Le 3 mars la malade rend des gaz par Janus; le 5, elle a après un lavement sa première garde-robe. Le 8,-nous enlevons une partie des fils; le 14, nous enlevons les derniers. La malade quitte l'hôpital le 28.
Examen de la pièce. — La tumeur enlevée, vide de sang, pèse 1,100 grammes. À son extrémité supérieure on trouve du tissu splénique se présentant avec l'aspect d’une languette aplatie rappelant par sa forme l'extrémité d’une langue de bœuf. Cette languette, mince dans une étendue de deux travers de doigts, s'évase ensuite en une grosse masse arrondie, lobulée à sa surface. Au niveau de sa partie la plus convexe la tumeur prend une coloration grisâtre; de même au niveau des gros globules qui terminent sa partie inférieure.
À la coupe, toute la partie inférieure, évasée de la rate, est occupée par une grande cavité kystique, bourrée d’une quantité d’hydatides qui nagent à la partie inférieure dans une bouillie caséeuse. Certaines hydatides sont remplies de liquide clair et ont des paroïs minces et transparentes ; d’autres sont jaunâtres ou grisâtres. É
Examen histologique, fait par MM. BourBON et MORAX. — Sur des coupes on constate, limitant la cavité périkystique, des couches de tissu conjonctif condensé, présentant en divers endroits de petites hémorrhagies. Cette couche conjonctive est assez épaisse et présente dans la partie en contact avec le tissu splénique des noyaux en assez grand nombre, tandis que du côté du kyste elle est purement conjonctive. La capsule de la rate est épaissie. Le tissu splénique proprement dit a conservé sa disposition normale; on y constate encore des glomérules très nets, moins régulièrement disposés cependant et moins abondants que dans une rate normale.
Les travées conjonctives de la rate sont épaissies. Cette sclérose splénique se constate aussi autour des vaisseaux dont la paroi est augmentée d'épaisseur. Elle s'étend à tous les vaisseaux spléniques, artériels et veineux. Ces lésions, très marquées au voisinage de la cavité kystique, existent mais à un degré moindre dans le reste de la rate. En aucun point on ne trouve de dépôt pigmentaire. ” ,
Suites éloignées. — L'examen du sang a été répété à diverses reprises par M. Vaquez depuis l'opération (1).
VALEUR HÉMOGLOB, GLOBULES HÉMO- (PAR MILLION LEU- ‘ ROUGES, GLOBINE DE GLOB.), COCYTES, 24 février 1897 (veille P i
de l'opération). .... 3.400.000 100 29 p g. 4,250. DEMAFS.....,...,. 8 :800.000 85 22 7.000 Fin mars............ 3.250.000 80 24 5.400 Lam, RS 8.726.000 84 22 5,000 MUR ES 242.2. 20 2.3. 480.000 100 29 7.200
O8s. 77 (Inédite). — Kyste hydatique de la rate. Splénectomie. Guérison. (G. RIGHEIOT.)
Eugénie Th..., femme L..., âge d 35 ans, jardinière, Quatre Ré ANNE normaux, pas “rt tements. Bonne santé antérieure.
Vers le mois de mars 1897 la malade ressentit dans le flanc gauche un endolorissement vague qui a persisté depuis cette époque. En même temps apparaissaient des troubles digestifs.
Elle entre le 28 mai 1897 à l'hôpital Saint-Louis, dans le service de M. le Dr Richelot. Elle se plaint d’une sensation de pesanteur abdominale qui l'empêche de travailler, de marcher et même de se tenir longtemps debout. Elle est oppressée au moindre effort. L’appétit a diminué; les digestions sont pénibles.
On trouve dans l’hypochondre gauche une tuméfaction qui dépasse la ligne médiane de quelques centimètres ; elle forme une voussure très nette au-dessous du rebord costal gauche et au niveau de la moitié gauche de l’épigastre elle est fluctuante, à peu près indolente à la pression. La matité est absolue à
- son niveau. Il n’y a pas d’ictère; les matières fécales ne sont pas décolorées. Les différents organes sont sains.
Opération, 3 juin 1897. — Laparotomie médiane sus-omBilicale. Le foie est normal. On découvre une énorme rate, fluctuante, se prolongeant sous le diaphragme. Le kyste paraît occuper presque tout l'organe. Par une ponction on retire un liquide trouble. En raison de la nature douteuse du liquide et de la destruction presque complète du tissu splénique, M. Richelot renonce à inciser et à marsupialiser le kyste. Après avoir agrandi l’incision abdominale, il se met en devoir d’énucléer la poche qui est résistante, peu adhérente, mais dont le volume rend l’énucléation difficile. Quelques catguts sont placés sur de petits vaisseaux qui saignent, mais surtout sur deux grosses veines qu'on voit à la partie inférieure de la tumeur. On n’aperçoit pas d’artères. En somme, il n'existait pas de véritable pédicule. L’hémostase ayant été rapidement obtenue
on suture la plaie abdominale.
(1) Voir VAQUEZ, nouvelle observation de splénectomie chirurgicale avec examen du sang, Comptes rendus de la Société de biologie, 5 juin 1897.
Suites opératoires, Très simples et apyrétiques. Guérison complète.
Examen de la rate. — Le tissu de la rate, aplati et atrophié, est refoulé à la partie postérieure du kyste. La paroi kystique est fibreuse, épaisse et résistante. Le liquide qu’elle renferme est louche, formé par de la sérosité dans laquelle quelques cristaux sont en suspension; il ne renferme ni crochets, ni cellules épithéliales, ni microbes. L'examen microscopique de la paroi kystique y montre, la présence de crochets caractéristiques sur la face interne.
J'ai revu cette malade le 21 septembre dernier. Son état de santé est excellent. Les digestions sont normales ; l'appétit est revenu. Les douleurs et la dyspnée ont complètement disparu. En somme, la guérison est parfaite.