‹ De La SplénectomieChapitre 62 sur 124 · ENT · texte numérisé non relu

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du muscle grand droit, à gauche. La tumeur était presque immobile en raison des adhérences avec les organes voisins. Le pédicule, d'un centimètre de long, fut lié ; puis ses adhérences furent déchirées. On put ainsi enlever avec assez de peine une tumeur pesant 2,000 gr. On dut laisser dans l’épiploon une nodosité assez considérable.

Moët 50 heures après l'opération par hémorrhagie au niveau des adhérences (autopsie).

OBS. 200. — Æypertrophie simple de la rate. Splénectomie. Pneumonie double et thrombose de la veine splénique. Mort. (BEECKMANN DELATOUR. Brooklyn Surgical Society, 15 novembre 1894. — Annals of surgery. XXI, 1895, p. 24.)

Femme de 31 ans, Norvégienne. A l’âge de 4 ans, elle reçut un coup sur le côté gauche, Peu à peu le côté gauche se tuméfia ; mais sans qu'il s’en suivit aucun trouble. En juin 1893, hématémèse et melæna, qui se reproduisirent trois mois après, en janvier, mars et Juin 1894. Il en résulte une anémie assez marquée, de la perte des forces et de l'oppression. Depuis la première hémorrhagie, la tumeur abdominale grossit progressivement sans déterminer d'autre trouble que de la gêne.

En juillet 1894, elle est amaigrie ; la température est à 370,8, le pouls à 96, l'appétit est bon ; cœur et poumons sains. La tumeur abdominale s’étend du rebord costal à la crête iliaque, elle est dure, très mobile. — Traitement par le fer, la quinine, la strychnine, les inhalations d’oxygènes,

Examen du sang :

18 juillet 1894. G. R. 3.568.000 BR: 7.000

Hémoglobine. 45 0/0

17 août (après le traitement) G. R. 3.464.000 G. B. 4.000

Hémoglobine. 50 0/0

On exelut la leucémie et on porte le diagnostic d'hypertrophie simple de la rate. Dans la crainte de nouvelles hémorrhagies, on se décide à intervenir.

Opération, 22 août 1894. — Incision le long du bord interne du muscle droit, prolongée également au-dessus et au-dessous de l’ombilic. La rate se présente immédiatement. Elle est dépourvue d’adhérences, sauf au niveau de son extrémité supérieure. Elle a subi une torsion sur son axe longitudinal ; son hile est tourné vers la gauche et les vaisseaux passent au-dessous d'elle. On la détord facilement et on l’amène entre les lèvres de la plaie. On place un clamp sur les vaisseaux du pédicule qu’on sectionne, puis on remplace le clamp par trois ligatures. Durée de l’opération : 40 minutes.

On enlève les sutures superficielles le dixième jour et les profondes le dix-huitième. — Le second jour après l'opération, la température monte subitement à 390,6, et on constate les signes d’une pneumonie de la base gauche. Le dixième jour la défervescence commence ; elle est complète le quinzième

jour.— Le lendemain (6 septembre), la température remonte à 390,6, la respiration est à 44: il existe un peu de diarrhée ; on constate les signes d’une pneumonie droite. — 14 septembre. Subitement à 11 h. 30 du matin, appa-, raissent des vomissemeuts et une violente douleur abdominale ; la température est à 40°, le pouls est imperceptible; la malade tombe dans le coma. Dans la soirée les vomissements persistent et le ventre se ballonne.

Mort le15 septembre, vingt-quatre jours après l’opération.

AUTOPSIE. — Adhérences pleurales à gauche. Le lobe inférieur du poumon droit présente des lésions de pneumonie avec tendance à la gangrène. Cœur pâle ; pas de L'ésions valvulaires. Dans l'abdomen; 500 gr. de liquide sanguinolent ; congestion de l'intestin grêle au niveau du tiers moyen de sa longueur, adhérences de l’épiploon dans l’hypochondre gauche ; veines spléniques très distendues, tortueuses, contenant un caillot dur qui.s’étend jusque dans la veine porte et obstrue les orifices des veines mésentériques.

Rate. — Poids : 2.240 gr. (après écoulement du sang contenu). Au microscope, hypertrophie chronique avec hyperplasie du tissu fibreux.

OBS. 201. — Splénectomié pour tumeur de la rate. Mort. (J. ISRAEL. 2hke Congrès de la Soc. allemande de chir., Berlin, avril 1895. — Berlin. klin. Woch., 29 juillet 1895, n° 40, p. 664. — Semaine méd., 1895, p. 193.)

Homme 56 ans. Splénectomie facile pour tumeur de la rate. Huit jours plus tard, alors que la guérison S’annonçait bien, le malade tombe dans le sopor ; température normale, pouls très rapide, respiration de Cheyne-Slokes, rigidité spasmodique des muscles des extrémités ; albuminurie légère. 1 Mort dans le coma, sans que l’autopsie en ait révélé le mécanisme.

O8Bs. 202. — Hypertrophie de la rate chez un enfant de 11 ans. Splénectomie- Mort le 8e jour, (CHARON. Ann. Soc. belge de chir., 15 novembre 1895.— Revue des soc. méd., t. 47, pr 604.)

Fillette de 11 ans. Osléite considérable et-tumeur dure s'étendant des dernières fausses côtes gauches jusqu'au niveau de l’arcade crurale. Lacis veineux très dévéloppé de toute la surface cutanée du ventre. Une laparotomie exploratrice antérieure avait fait reconnailre une hypertrophie de la rate, que l’ opération n’a pas arrêté dans son développement.

Splénectomie. Poids de la rate : 2.000 grammes. Mort le 8e jour.

AUTOPSIE. — Lésions de péritonité, cirrhose atrophique du foie, congéstion ët œdèrme des poumons.

O8s. 203.— (MINER, d’après DOUGLAS. Journ. Americ. med. Assoc, 25 avril

1896,p. 808.) Hypertrophie simple de la rate. Splénectomie. Mort.

O8s. 204 (inédite) Spléromégalie. Splénectomie, — (TUFFIER.) C..., 25 ans, officier roumain.

Pas d’antécédents héréditaires.

Botine santé jusqu'à l’âge de 20 ans. Aucune maladie antérieure .

Le 1er A5ût 1896, apparur ent dés douleurs dansla portion inférieure de l'abdomen, surtout marquées à gauche Le lendemain, éllés s'irradiaient dans le testicule, mais n augmenfaient pas par là pression de l'organe. Le moindre mouvetient les exaspérait, Elles empêchaiënt le sommeil et nécessitèrent uñe injection sous-cutanée de morphine.

Le malade ehtre le 6 août 1896, à la Maisoh Dubois, dans le service dé M.le Dr Tuffier.

Examen. — Le ventre présente une voussure notable dans la portion gauche entre lé rebord des faussés côtes et la crête iliique, = On y côhstate là présente d'une masse dure, non fluctuante, compacte, occupant tout l'hypochondré gauche, s'étendant des dernières côtes à deux ou trois travers de doigt de l’aicade de Fallope, dépassant de deux travers de doigt la ligne médiane au nivéau du creux épigastrique. À ce niveau on sent nettement le bord tranchant échanceré de cette masse qui semble être formée par la rate hypertrophiée: A la ponction on reconnaît que la malité est complète dans les limites de la tumeur et qu’elle s'éteud én haut de la 5e côte gauche:

Opération, 8 août 1896. — Uhe ponction est d’abord faite avec le trocart de l'appareil Potain ; il ne s'écoule qu'un peu de sang. — Aussitôt après, M: Tuffer à pratiqué une incision en croix au-dessus du rebord costal gauche, la portion vérticale dé l’incision mesurant 10 à 15 centimètres. Dès l'ouverture du péritoine on aperçoit un énorme caillot, derrière lequel fit irruption un flot de sang rouge provenant de la piqüre faite par le trocart, La compression à l'aide du doigt suffit à arrêter cette hémorrhagie. On peut alors examinerlés dimensions dé la rate qui s’éténd dé la partie droite du ventre un peu au dehors de la ligne médiane, à un point de l'hypochondre gauche très profondément situé sous les côtes et qu'il est impossible de fixer exactement. Après agrandissement de l'incision pariétale on peut mobiliser suffisamment la rate pour sortir dé l'abdomen son extrémité droite et antérieure. On place sur le pédicule deux pinces, entre lesquelles on le sectionne. À ce moment, il est impossible d’ex* traire la rate qui se trouve retenue profondément. On place une série de pinces sur le pédicule qui s'étend jusqu'au niveau de Fextrémité supérieure de l'organe et on parvient ainsi à faire basculer 2 de plus en plus en déhors.

Au moment de son extraction une hémorrhagie abondaïté sé prôduit, provenant de la partie supérieure du pédicule. On place six ligatures à la soie. La rate ne présentait pas d’adhérences avec la paroi des organes abdominaux:

Férnieture complète de l'abdomen.

Durée de l'opération : une heure un quart.

Examen de larate.— Poids 1,130 gr.; long. (dianètre transversal) 31 centim.; largeur (diamètre vertical) 19 centim.; épaisseur (diamètre antéro-postérieur) 5 centim. — Une petité rate accessoire était située derrière le pédicule de la rate principale et indépendante d'elle. |

Suites opératoires. — Avant la fin de l'opération on avait injecté un centi-

mètre cube d’éther dans la cuisse. Dès que le malade est replacé dans son lit, on pratique une injection intra-veineuse de 1,600 gr. de sérum artificiel.

Le soir, cette injection est répétée. Quantité d'urine : un litre. Le malade ne souffre pas.

9 août. Température du matin : 38. Deux injections intra-veineuses de sérum de 1,500 gr. chacune. Urines : 750 gr.— Température vespérale : DLONTR

Le 10. Mort à 3 heures du matin de shock opératoire. — Autopsie impossible.

Ogs. 205. — Splénomégalie. Splénectomie. Mort. (A. DELÉTREZ. Annales de l'Institut chirurgical de Bruxelles, 1896, n° 6. — Presse médicale, 24 février 1897, p. 87.)

Femme, 64 ans. Depuis un an et demi, douleur siégeant au côté gauche, sourdes, profondes et à caractère très aigu depuis quelques semaines. — Tumeur considérable occupant tout le côté gauche du ventre, s'étendant depuis la fosse iliaque jusque sous les fausses côtes et jusqu’à la région lombaire. Foie augmenté de volume. Chapelets de ganglions dans les aisselles et les aînes, dont certains atteignent le volume d’une noix. Rien du côté du petit bassin. Pas deleucémie. — Diagnostic : Hypertrophie de la rate sans leucémie.

Opération. — Incision médiane s'étendant de la région épigastrique à trois travers de doigt au-dessus du pubis. Les parois abdominales sont tellement amincies que le bistouri entame du premier coup le tissu de la rate, le sillon creusé par cette incision s'étend peu à peu et donne lieu à une hémorrhagie en nappe assez considérable. Incision de la peau et des couches musculaires, perpendiculaire à la première. Extirpation d’une rate pesant 2,500 gr. et ne présentant aucun néoplasme.

État général. — Assez précaire après l'opération. Œdème des membres inférieurs. — La plaie offre un mauvais aspect et laisse suinter une grande quantité de sérosité purulente. — Malgré une amélioration qui semblait se manifester depuis quelques jours, la malade meurt cinq semaines après l’opération.

OBs. 206 (inédite). — Hypertrophie de la rate. Splénectomie. Mort. (G. RICHELOT.)

Sophie B..., entre le 25 janvier 1896 à l'hôpital Saint-Louis, dans le service de M. le Dr Richelot.

Dans son enfance la malade a présenté des adénites tuberculeuses du cou, dont elle porte actuellement les traces. |

Depuis un an environ elle a noté l'existence d’une tuméfaction située dans l’hypochondre gauche et dont le développement s’est fait progressivement. Bientôt apparut une douleur dans l'épaule gauche. La malade n’a jamais eu d'urticaire. Elle est faible et se plaint de palpitations.

On constate la présence dans l’hypochondre gauche d’une tumeur indolore à

la pression, lisse, mate à la percussion. La zone de matité s'étend de la rate au foie. La maladé est notablement anémiée.

He LR

M. Richelot pose le diagnostic de tumeur du foie ou de la rate, probablement de nature hydatique.

Opération, 3 février 1896. — Laparotomie médiane. La rate est énorme, non kystique. Son extraction n’est pas très difficile, Ligature et section du pédicule.

Rate. — Vide de sang, pèse 2.300 gr.; le sang qu'elle renfermait pèse environ 1.200 gr.

La malade meurt le 6 février avec les phénomènes de péritonite.

Cette mort s’est présentée dans des conditions qu'il est utile de rappeler : Deux jours avant l'opération, M. Richelot avait eu à examiner une malade atteinte d’angine avec phénomènes généraux extrêmement graves. Le même jour il fit deux hystérectomies abdominales qui furent rapidement suivies de mort d'infection. Le lendemain il pratiqua, comme traitement d’une coxalgie hystérique, une incision superficielle de la cuisse qui suppura abondamment. Le surlendemain enfin il fit cette splénectomie. On s’aperçut dans la même journée que la malade atteinte d’angine, qui était notée dans le service, présentait un érysipèle de la face qui s’étendit au cou, à la poitrine et dont elle guérit, du reste, C'était là, à n’en pas douter, que se trouvait l’origine de ces désastres opératoires.

OBs. 207 (inédite). — Splénomégalie. Splénectomie, Mort. (G. RICHELOT.)

Eugénie P..., âgée de 18 ans, couturière, entre le 20 novembre 1896 à l’hôpital Saint-Louis, dans le service de M. le Dr Richelot.

Les premières règles, apparues à 11 ans et demi, ont été douloureuses. Dans la suite les douleurs ont diminué d'intensité, puis ont cessé complètement. Pas d’accouchements, pas d’avortements.

Depuis trois ans de violentes douleurs ont réapparu et augmentent d'intensité aux époques menstruelles. Depuis six mois, la malade perd abondamment en blanc. Elle dit être souvent atteinte par des accès de fièvre suivis de frissons et de sueurs.

Le ventre est gros, peu douloureux à la pression, sauf dans sa partie gauche. On y sent une tumeur volumineuse, dont le bord supérieur bien net remonte à quatre travers de doigt au-dessus de lombilic à gauche, dont le bord inférieur descend jusqu'à deux ou trois travers de doigt de la symphyse pubienne et dont le bord droit déborde la ligne médiane de 5 à 6 centimètres. La matité est absolue au niveau de la tumeur.

M. Richelot pense d’abord à un kyste de l'ovaire. Le matin de l'opération il rectifie son diagnostic et estime qu'il s’agit d’une splénomégalie. — Il n'existe pas d’hypertrophie ganglionnaire. Aucun signe de leucocythémie.

Opération, 26 novembre 1896. — Laparotomie médiane. La tumeur est constituée par une énorme rate qui s'étend du flanc gauche au pelvis. M. Richelot parvient à l'énucléer, non sans déterminer une déchirure du parenchyme splénique. Le pédicule est facilement ligaturé, puis sectionné. Une sorte de bouillie, formée par du sang noir, provenant du tissu de la rate, se répand dans

le véntre au moment de la section du pédicule. On l’épongé soigneusemént. — En somme, opération assez facile et de durée moyenne.

Dans la journée la malade s’affaiblit de plus en plus. Elle meurt dans la soirée.

O8s. 208. — (PANZERI. Communication verbale. — In DANDOLO. Gaz. med. lombarda, 1863, 109; obs. 44.)

Femme de 17 äns. Hypertrophie simple de la rate. Splénectomie (1883). Guérison. Li

OBs. 209. — Hypertrophie simple de la rate. Splénectomie. Guérison. (LENNANDER. Upsala Lakareforenings. Farbändlingar, 1892-38, XX VIIT, n°6; p. 397-409. — Wäeñer klin. Woch., 1893, 30. — The Universal med. journ., décembre 1893, vol. 7 (old seriés) ou 1 (new series) p. 352:)

Femme de 28 ans, entre à l'hôpital le 4 septémbre 1892. Jamais de paludisme. Elle « sent sa rate » depuis l’âge de 14 ans. Accouchement il y a deux ans. Depuis cette époque la raté a commencé à augmenter ; elle est devenue douloureuse il y a un an, — Pendant le dernier été la malade se sentait fatiguée et n'avait pas d’appétit. — Le 18 août elle est tombée malade subitément ; elle ressentait dans le ventre de fortes douleurs, qui ont persisté depuis cette époque. — Du 7 au 10 septembre, repos au lit. |

Les téguments ont un teiñt jaunâtre. Temp. : 360,5 à 370,2. P : 83. Inappétence. Constipation. Somnolence. Hématurie, albuminurie, glycosurie. Faiblesse Borborygties. Douleurs dans tout l'abdomen, surtout à l’ombilic, avec irradiation vers le dos, le creux dé l’aisselle, le thorax, le bas-ventre, les cuissés. — Ventre distendu ; partout sensible, mais surtout dans la région ombilicale et au niveau de la face antérieure de la rate, Foie un peu gros ; sa matité commence en haut du niveau de la 5e côte, descend jusqu’à deux travers de doigt au= dessous du rébord costal. — Rate très volumineuses son bord antérieur est à droite de la ligne médiane ; son bord inférieur atteint la crête iliaque. = Res= piration faible et expiration prolongée à la partie postérieure du poumon droit.

Examen du sang : G. R: 4:600.000 = 1 G. B,. : 315 G. R: G. B. 14.000

État, du 12 au 26 septembre. — Teint moins jätnâtre ; recrudesténte des douleurs ; faiblesse. La malade désire être opérée. r

Diagnostic. — Hypertrophie simplé de la rate ; cholélithiase probable.

Opération, 13 septembre. — Hérmotrhagie pendant le dégagement de 14 râte: Pédicule splénique court. Pas de calculs dans li vésicule.biliire ; adhérentes

dé la vésicule avec le duodénum. — Après l'opération le pouls est à 150 ; il était à 120 avant l'opération. :

Rate. — Poids 1.000 gr. (après écoulement du sang contenu) ; longueur, ;

24 centim. ; largeur, 4 centim. ; épaisseur, 5 centim. Suites. —— Tia fréquence du pouls diminue progressivéitent. Pendant deux

jours la température est de 320,3. Puis l’état général devient excellent ; retour du sommeil et de l'appétit.

La malade, revue quelque temps après, se porte bien.

OBS. 210, — (FiBBr. Raccoglit. med., 1892, p. 425. — D'après DANDOLO. Gaza. med. lombarda, 1893, p. 109.)

Garçon de 5 ans: Splénomégalie primitive, Splénectomie.

Guérison. Poids de la rate, 730 gr.

OBS. 211. — (TRicOMI. Congrès intern. des sc. méd., Rome, 1894. — Mercredi méd., 1894, 232, — In T. VALEGGIA. Rif. med., 1896, II, 509; obs. 5.) Maria ÀA..., 24 ans, mariée, habitant un pays à malaria, Hypertrophie simple de la rate.

SPLÉNECTOMIE, 6 mai 1893. — [ncision le long du bord externe du muscle droit à gauche. Fragmentation du pédicule en six portions. — Durée : une heure. Guérison, qui se maintenait parfaite en octobre 1893. Pas d’hypertrophie ganglionnaire ni thyroïdienne.

Poids de la rate : avec le sang 1.300 gr., sans le sang, 1.120 pr. Sang. — Ayant l'opération : Un G. B. pour 380 à 400 G. R. Hémoglobine 79 à 82.

Après l'opération : Un G. B. pour 390 à 420 G. R. Hémoglobine 81 à 85.

Ogs. 212. — (A. CEcr. I! Policlinico, 13 août 1894, fasc. 9, 403; obs. II. — D'après la Revue des Sciences médicales, t. 46, p. 260.)

Enfant de 13 ans. Hypcrtrophie essentielle de la rate depuis deux ans, consécutive à un traumatisme abdominal.

O8s. 213. — Hypertrophie splénique chez une enfant de cinq ans. Splénectomie. G'uérison. (J. BLAND SUTTON. Lancet; 19 octobre 1895, p.974; ob. L.)

Fille de cinq ans, présentant une tumeur abdominale qui s’éteudait du rebord costal à la fosse iliaque. A la palpation on sentait les sillons caractéristiques. Anémie, On réjétte les diagnostics de syphilis, rachitisme, leucocythémie.

Le traitement médical ne donne aucun résultat.

Ablation d'une rate pesañt 300 gr. (août 1895).

Suites très simples. La malade se promenait le treizième Jour après son opération. :

L'enfant revue en juin 1897, était en excellente santé (communication écrite).

Os. 214. — Hypertrophie splénique. Splénectomie. Œuérison. (J. BLAND SUTTON. Lancèt, 19 octobre 1895, p. 974; obs. IL.) Uñe fille de 17 ans, amaigrie, hystérique, portait une tumeur volumineuse

occupant la moitié gauche de l'abdomen et s'étendant du rebord costal à la crête iliaque.

On s'était aperçu à l’âge de cinq ans de l'existence d’une tumeur dans le côté gauche du ventre; mais elle n’avait causé de troubles que depuis deux ans. Depuis cette époque la malade ressent des tiraillements et a fréquemment des attaques de jaunisse et de vomissements. Le, travail est devenu impossible.

Aménorrhée depuis trois mois, mais organes génitaux sains.

Quelques jours après son entrée à l'hôpital, l'ictère s’atténue et la tumeur commence à diminuer de volume. On comptait 4.500.000 globules rouges par millimètre cube, et 1 globule blanc pour 122 globules rouges.

Opération, août 1895. — Laparotomie, le long de la ligne semi-lunaire. L’extrémité inférieure de la rate est en rapport avec l'utérus. Ligatures. Ablation de la rate. La vésicule biliaire est dilatée ; l'estomac est dilaté.

Seize jours après, l’opérée quitte l'hôpital en excellente santé.

La rate vide de sang, pesait 2 livres et demie; sa structure était normale.

Cette malade, revue en août 1897, était en bonne santé (communication écrite).

O8Bs. 215. — Splénectomie pour splénolithiase. Guérison. (BROHL. Centralblat fur Chirurgie, 2 avril 1896, n° 17, p. 409.)

Homme de 48 ans, ayant eu, en 1888, une hydronéphrose gauche, qui détermine de violentes douleurs. Le 24 octobre 1895, les douleurs lombaires sont devenues atroces ; faiblesse extrême; hématuries.

Opération, 2 novembre 1895. — Après avoir mis à nu le rein, l'opérateur sent une tumeur, qu'on peut voir lorsqu'on soulève le rein; c’est la rate. Ablation du rein, puis de la rate qui saigne et qui présentait une plaie sur son côté interne.

La rate mesurait 12 centim. de longueur, 9 centim. 5 de largeur, 2 centim. d'épaisseur; elle renfermait plusieurs calculs qui occupaient ses portions superficielles et profondes.

Guérison simple. — Pas de modification dans la composition du sang. Pas d’hypertrophie ganglionnaire, ni thyroïdienne.

O8s. 216. — Hypertrophie de la rate sans leucémie vraie, splénectomie. Guérison. (TIMOTEO VALEGGIA. Rif. med., 1896, t. II, p. 495,507 et 510 ; obs. 15. — Arch. gén. de méd., 1896, t. IT, p. 363. — Presse méd., 1896, p. 332.) — Opér. : E. TRICOMI.

Femme de 40 ans environ, dans les antécédents de laquelle on ne note rien de particulier. L’affection dont elle souffre actuellement date de cinq mois environ. À cette époque, après une très longue course elle fut prise subitement de douleurs intenses dans l’hypochondre gauche. Les douleurs ont duré cinq jourt puis elles ont disparu ; mais cette disparition ne fut que momentanée. Bientôs les attaques reparurent dans toute leur intensité première, séparées les unes des autres par des périodes d’accalmie plus ou moins prolongées. Ses crises étaient

accompagnées de métrorrhagies considérables qui s'arrêtaient avec leur cessation. La malade entra à l'hôpital et on constata que dans l'hypochondre gauche elle portait une tumeur dont la surface était lisse, la forme convexe et la consistance dure. Cette tumeur se déplaçait pendant les mouvements respiratoires, Lorsqu'on exerçait sur elle des pressions, lorsque surtout on la tirait en bas, on déterminait des douleurs d’une grande intensité. On examina attentivement les viscères ; mais, malgré des recherches scrupuleuses, on n'y découvrit rien de pathologique. L'examen du sang donna, au contraire, des résultats fort intéressants: si le nombre des globules rouges était à peu près normal (4.600.000), celui des globules rouges était, au contraire, augmenté dans des proportions tout à fait extraordinaires (19.000). Rapport: un G. B. pour 240 G. R. Hémoglobine 60 à 71 p. 100. Il était évident qu'il s'agissait d'une tumeur de la rate; mais on reste dans le doute au point de vue de sa nature,

Comme la malade souffrait beaucoup ; comme, en outre, elle était dans l’impossibilité de marcher et de travailler, l'intervention s'imposait.

Opération, 19 novembre 1895. — Incision le long du bord externe du muscle droit. On rompt facilement les adhérences de la rate au diaphragme. Ligatures du pédicule qu'on a divisé en cinq portions. — Durée de l'opération, une heure.

L'opération terminée, le malade était dans un état très satisfaisant. Quant aux suites opératoires elles furent bonnes. Cependant la malade eut pendant plusieurs jours des douleurs dans l’hypochondre gauche auxquelles vint s'ajouter un hoquet assez pénible. La cicatrisation se fit par première intention, et, dix jours après l'opération, la malade put quitter l'hôpital à peu près guérie. L’hypochondre n'était plus douloureux à la palpation. On examina à ce moment le sang, et l’on constata la même proportion des globules rouges et des globules blancs qu’on aurait trouvée avant l'opération. Hémoglobine 71 p. 100. La rate, après l’expulsion du sang, pesait 950 grammes, et était longue de 25 centimètres et large de 10. L'examen microscopique fit voir qu'on avait affaire à une dégénérescence fibreuse de l’organe.

O8s. 217 — ÆHypertrophie de la rate. Splénectomie. Guérison. (SPANTON. Annual meeting of the British med. association. Londres, 1895. British med. journ., 2 nov.1895, p. 1090; obs. 3.)

Femme de 38 ans. Depuis quatre ans elle souffre dans le côté gauche, surtout quand elle fait un mouvement. Depuis deux mois elle a remarqué la présence d’une tumeur dans le côté gauche du ventre. L'accroissement de cetie tumeur s’est fait rapidement depuis cette époque. La malade se plaint de dyspnée et de sueurs profuses.

État actuel. — Tumeur occupant les régions de l'hypochondre et des lombes, à gauche; son bord antérieur, qui va de l’extrémité antérieure de la neuvième côte gauche à cinq centimètres environ en dessous de lombilic, est arrondi et dur; on peut sentir son bord postérieur. La tumeur de consistance dure, est moins résistante en certains points, surtout en arrière ; elle suitles mouvements

respiratoires ; elle est,mate à la percussion. L'examen du sang ne révèle pas d'augmentation des G. B. Cœur et poumons normaux.

Opération, 11 mars. — Incision le long de la ligne semi-lunaire. On attire incomplètement la rate entre les lèvres de la plaie, en raison des adhérences qui la réunissent à la paroi abdominale et qu’on sectionne entre deux ligatures. Ligature et section du ligament suspenseur. On peut alors extraire facilement la rate. Double ligature à la soie sur le pédicule, et section de ce pédicule, Durée de l'opération, 35 minutes.

Examen de la rate. — Poids, 6 livres. Structure normale. Le soir la température monte à 390,5; le pouls est à 100°, la malade seplaint de violentes douleurs dans la région splénique.

Puis la température et le pouls redeviennent normaux. Suites opératoires simples. A plusieurs reprises la température s’éleva de quelqus degrès avec douleurs hypochondriaques sans qu’on pût y découvrir la cause exacte (phlébite d’une des veines du pédicule, d’après Spanton.)

Actuellement (juillet 1895) la guérison est parfaite: l'état général est excellent.

O8s. 218. — Splénomégalie primitive, épithélioma primitif de la rate (maladie de Gaucher. Splénectomie. Guérison. (RAYMOND Picou. Bull. Soc. anatomique. Paris, 28 juin 1896, p. 531. — R. Picou et FELIX RAMOND. Arch. de méd. expérimentale et d'anatomie pathologique, 1895, VIII, p. 168.) — Cas de BOUILLY.

Femme de 32 ans, née à Pélataz (Brésil), venue en France à l'âge de 4 ans, Pas de fièvres intermittentes. Menstruation irrégulière, mais abondante.

La malade attribue le début de son affection à une chute qu’elle aurait faite sur,le ventre, il y a environ 4 ans. Depuis cette époque elle a toujours ressenti dans l'abdomen de vagues douleurs à siège indécis. Il y a environ un an, ces douleurs sont devenues plus tenaces, en même temps que chaque écoulement mensuel semblait prendre des proportions de plus en plus inquiétantes.

Véritables ménorrhagies Depuis un an également, de petits mouvements fébriles accompagnés de céphalalgies et revenant à intervalles très réguliers. Parfois au milieu de ces accès une vive douleur se manifeste dans la région épigastrique.

Les digestions sont laborieuses, surtout après le repas du soir et la malade à dà renoncer à l’usage du corset. Depuis le mois de mars de cette année les gencives se sont tuméfiées, sont devenues fongueuses et se sont mises à saigner assez fréquemment : les incisives ont perdu leur solidité, sont devenues branlantes. La mastication est devenue difficile. Aussi, se nourrissant d'une manière insuffisante, cette jeune femme a-t-elle vu son mal empirer.

Les douleurs abdominales sont devenues plus vives, s'irradiant dans les deux membres inférieurs, mais principalement dans le gauche. Il y a environ 3 mois que la jambe gauche, parfois la droite devient, vers la fin de la journée, le siège

d’un ædème passager débutant au voisinage de malléoles et se résorbant assez vite dès que la malade est couchée.

Quand elle entre à l'hôpital elleoffre un teint pâle, subictérique. Les douleurs vagues et érratiques qu’elle accuse dans l'abdomen présentent depuis plusieurs jours deux points particulièrement fixes siègeamt : l’un dans l’hypochondre droit et l’autre dans le gauche. La démarche est pénible. L'examen du sang n'a malheureusement pas été pratiqué avant l'opération. À l'examen, on trouve par la palpation une énorme tumeur de consistance fibreuse, paraissant s'élever du petit bassin dans lequel elle plonge complètement, La percussion ne révèle au-devant d'elle la présence d'aucune anse intestinale. Cette malade étant vierge, le toucher vaginal n’a pu être pratiqué et le toucher rectal n’a fourni que des données tout à fait incertaines. Etant donné les ménorrhagies, l’état profondément anémique, les caractères physiques et la situation médiane d'une tumeur paraissant s'élever du petit bassin avec fond incliné à gauche ; étant donné surtout Pimpossibilité de pratiquer le toucher vaginal combiné au palper, tous les chirurgiens qui avaient examiné cette jeune femme avaient songé à un volumineux fibrome de l'utérus.

Opération, 25 juin 1895. — A peine la paroi est-elle incisée sur la ligne médiane, dans une étendue de 15 à 20 centimètres, que l’on découvre une énorme tumeur partout lisse, partout libre d’adhérences, présentant une coloration rouge foncé. M. Bouilly, reconnait aussitôt qu'il s’agit d’une rate énormément hypertrophiée, bien qu'ayant conservé sa forme normale. Cette rate est placée transversalement dans l'abdomen. Elle tient profondément aux parois de l'hypochondre par un pédicule qui se laisse facilement élonger. A l'exemple de Thornton, M. Bouilly ässure d’abord le pédicule par deux ligatures en chaîne, jette autourune troisième ligatureltotale, et finalement sectionne ce dernier à un bon travers de doigt et demi loin de la ligature.

Ayant examiné le malade après l'opération nous n’avons trouvé nulle part des ganglions hypertrophiés et le foie paraissait avoir des dimensions normales.

Le lendemain de l’opération la malade paraissait affaissée, le pouls marquait 170 p.àla minute ; les jours suivants, ilestresté très rapide, mais en diminuant progressivement de fréquence.

(Voir le tableau ci-contre.) Pendant toute cette période, la malade était très oppressée. À partir du 30 juin, jusqu'à la fin la température a presque tout le temps oscillé autour de 38. C’est que depuis cette date il s’est formé à gauche, au niveau du pédicule, dans la région de la ligne axillaire postérieure et au niveau de la neuvième côte, un foyer de pleurésie sèche qui a tout le temps persisté, depuis cette époque, en donnant lieu à des douleurs en ce point, Le 2 juillet, les points de suture sont enlevés : réunion parfaite des deux bords de l'incision de la paroi. Le 5 juillet, la température matinale attcint 880,4 : rien du côté de la plaie, si ce n’est de légères ecchymoses de part et d'autre au-dessous de la peau. La malade, toujours faible, ne prend encore presque pas de nourri ture. Le 8 juillet, coloration subictérique de la conjonctive avec teinte légère des téguments. En examinant le foie, on sent son bord inférieur à deux

travers de doigt au-dessous des fausses côtes au niveau de la ligne mamelonnaire. Sur cette même ligne, la matité hépatique mesure près de 15 centimètres. Les jours suivants l'appétit revient un peu : on donne à la malade, à l'intérieur, de la pepsine avant chaque repas et du protoxalate de fer. Le pouls se maintient toujours dans les environs de 90 p. à la minute ; la température oscille toujours

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entre 37° et 380, 5, sans qu'on puisse expliquer la raison de cette élévation thermique.

Quand la malade a quitté l’hopital (27 juillet), elle était encore très faible, éprouvant toujours de la répugnance pour les aliments. A cette époque nous avons recherché chez elle la réaction du salol. Le salol a été décomposé en

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